Infarctus du myocarde

Résumé sur l’infarctus du myocarde (crise cardiaque)

 Infarctus du myocarde résuméIl existe de nombreux infarctus qui peuvent avoir lieu dans plusieurs parties du corps, comme le cœur, les poumons, le cerveau, les membres. Les infarctus consistent en la fermeture des vaisseaux sanguins irriguant ces parties du corps (ischémie). Il s’ensuit alors un mauvais fonctionnement de cet organe ou de ce membre touché, voir la mort de l’organe en question.

On parle d’infarctus du myocarde lorsque l’organe touché est le cœur et d’accident cardiovasculaire cérébral (AVC) lorsque c’est le cerveau.

Lorsque l’atteinte est moindre, il y a instauration d’une insuffisance cardiaque. Mais parfois, l’étendue des dégâts est trop importante, occasionnant un arrêt cardiaque définitif.

Selon une étude australienne parue en mai 2014, le principal facteur de risque qui affecte le coeur des femmes âgées de plus de 30 ans est le manque d’exercice. Avant 30 ans, le principal facteur de risque est le tabagisme. Lire l’étude (Creapharma.fr)

Il est important de noter que les symptômes de l’infarctus du myocarde varient souvent selon les sexes. Chez l’homme cet infarctus se caractérise en général par une douleur très forte dans le bras gauche ainsi que par une forte transpiration. Chez la femme les symptômes, plus diffus et difficiles à identifier, se manifestent par exemple par des douleurs dans le cou ou la mâchoire ainsi que par des nausées, vomissements ou encore de la fatigue.

Dans ce dossier, nous allons exclusivement traiter l’infarctus du myocarde, avec ses causes, ses conséquences. Nous mettrons un point d’honneur sur les méthodes de prévention de l’infarctus du myocarde. En effet, les maladies cardiaques représentent un facteur de mortalité considérable. En dehors des facteurs génétiques non modifiables, il existe des facteurs modifiables, comme l’hygiène de vie, en faisant attention à son alimentation et à ses activités physiques. Ainsi, il est possible de prévenir l’infarctus du myocarde.

Définition de l’infarctus du myocarde

L’infarctus du myocarde est due au bouchement d’une artère vascularisant le cœur, appelée artère coronaire. Il en résulte de cette occlusion, une mort du tissu cardiaque (nécrose ischémique), vu que ce dernier n’est plus irrigué, plus «nourri» par du sang riche en oxygène. Lorsqu’une petite partie du cœur est atteinte, il peut s’instaurer une insuffisance cardiaque. Par contre, une nécrose importante, va conduire à un arrêt cardiaque à l’issue souvent fatale.

Les symptômes d’un infarctus du myocarde ressemblent beaucoup à l’angine de poitrine. Mais lors d’infarctus du myocarde, la circulation coronarienne est totalement arrêtée, contrairement à l’angine de poitrine, où le flux sanguin coronarien est diminué.

En cas d’infarctus du myocarde, le but est de soulager les douleurs, mais surtout de sauver la vie du malade. Une fois le patient remis sur pieds, il sera nécessaire de le suivre en lui administrant les médicaments adéquats afin de prévenir des complications ainsi que des récidives.

Les proches pourront également être informés pour reconnaître rapidement un début d’infarctus du myocarde, afin d’agir rapidement et non seulement sauver la vie du malade mais également prévenir les complications d’un infarctus du myocarde.

Lors d’infarctus du myocarde, une hospitalisation d’urgence est toujours nécessaire.

Epidémiologie infarctus du myocarde

L’infarctus du myocarde est la principale cause de mortalité dans les pays industrialisés.

– En Suisse, en 2009, 8’577 personnes en sont mortes, soit 14% de l’ensemble des décès. [source: ATS, juillet 2012]

– En France on observe chaque année de 100’000 à 120’000 infarctus [source: ATS, septembre 2012]. En France, en 2008 on a compté 56 100 hospitalisations pour infarctus du myocarde et 38 072 décès.

– Aux Etats-Unis, chaque année on compte environ 720’000 infarctus du myocarde.

Causes de l’infarctus

La cause principale d’un infarctus du myocarde est la thrombose d’un ou des coronaires du muscle cardiaque. L’artère coronaire complètement bouchée, ne peut plus apporter du sang au coeur. Le muscle cardiaque n’est plus irrigué à certains endroits, le tissu meurt et se nécrose.

Les facteurs de risque de l’infarctus du myocarde se divisent en facteurs non modifiables (âge, sexe, hérédité) et en facteurs modifiables (hygiène de vie: obésitésurpoids, sédentarité, hypertension, diabète, taux élevé de cholestérol et en particulier de LDL, alimentation, tabagisme et stress).

Le tabac augment le risque d’infarctus aigu de 2.9, le diabète de 2.4, l’hypertension de 1.9, le dysfonctionnement lipidique, de 3.3.

Selon une étude australienne parue en mai 2014, le principal facteur de risque qui affecte le coeur des femmes âgées de plus de 30 ans est le manque d’exercice. Avant 30 ans, le principal facteur de risque est le tabagisme.

Ainsi, en améliorant les facteurs de risque modifiables de l’infarctus du myocarde, on s’inscrit dans une mesure de prévention de la maladie.

Sommeil et risque cardiaque

Plusieurs études américaines parues en 2010 et 2012 ont montré que dormir moins de 6 heures ou plus de 8 heures par nuit peut augmenter le risque cardiaque et notamment le risque de développer un infarctus du myocarde. Il semble que dormir en moyenne 7 heures par nuit puisse être un très bon conseil de prévention contre l’infarctus du myocarde. On sait aussi que les personnes qui dorment 5 heures par nuit ou moins ont un risque bien plus élevé de souffrir d’un infarctus du myocarde. En fait le groupe le plus exposé selon cette étude sont les moins de 60 ans dormant moins de cinq heures par nuit: leurs risques de maladie cardiovasculaire sont plus que triplés comparés à ceux qui dorment sept heures.

On ignore encore exactement les liens entre le sommeil et les troubles cardio-vasculaires.

Disparition d’un être cher

La disparition d’un être cher: en effet le risque d’avoir une crise cardiaque (et d’une attaque cérébrale) s’accroît nettement avec la disparition d’un être cher et diminue durant les quatre semaines après le décès de cette personne, selon une étude publiée en janvier 2012 aux Etats-Unis.

Cette recherche menée auprès de 1985 adultes ayant survécu à une attaque cardiaque montre qu’après le décès d’une personne proche, le risque d’accident cardio-vasculaire est 21 fois plus élevé que la normale le premier jour suivant la mauvaise nouvelle et reste près de six fois plus grand la première semaine. Ensuite, ce risque continue à nettement diminuer au cours du mois.

“Le personnel soignant et les médecins ainsi que les personnes en deuil elles-mêmes doivent savoir qu’elles courent un plus grand danger de crise cardiaque dans les premiers jours et semaines après avoir appris le décès d’un être cher”, explique le Dr Murray Mittleman, un cardiologue et épidémiologiste à la faculté de médecine de Harvard (Massachusetts), un des principaux auteurs de cette communication.

Grippe et infarctus du myocarde

La grippe peut, de façon surprenante, augmenter le risque de souffrir d’un infarctus du myocarde. On observe effectivement pendant la saison de la grippe (en général en hiver) une augmentation d’environ 20% des cas de maladies cardio-vasculaires comme l’infarctus du myocarde.

Bien que les causes ne soient pas encore complètement connues, une explication possible apportée par des chercheurs brésiliens en mars 2012 pourrait provenir du fait que le virus de la grippe favorise des ruptures de l’endothélium (tissu qui entoure les vaisseaux sanguins) qui favoriserait la formation de plaques de cholestérol et donc l’accumulation de caillots sanguins pouvant provoquer un infarctus ou d’autres maladies cardio-vasculaires.

Les personnes à risque au niveau cardio-vasculaire devraient donc se faire vacciner contre la grippe, car on estime que cela permet de réduire d’environ 30% le risque de voir survenir un infarctus du myocarde.

Consommation en excès de calcium

Une consommation excessive de calcium. En effet une étude allemande parue en 2012 a montré que la prise de plus de 1 gr (ou 1000 mg) de calcium par jour sous forme de complément alimentaire était associée à un risque plus élevé de souffrir d’infarctus du myocarde. Cette étude a été réalisée sur environ 24’000 personnes sur plus de 10 ans, le risque de crise cardiaque était de 84% supérieur chez les personnes prenant plus de 1.0 gr de calcium par rapport à celles prenant 1.0 gr par jour de calcium ou moins.

Une autre étude parue en 2010 par le British Medical Journal (BMJ) avait déjà identifié ce risque. Selon cette étude de onze essais incluant 12’000 personnes, la prise de comprimés de calcium serait associée avec une augmentation du risque cardiaque d’environ 25-30%.

Tabagisme et risque cardiaque

Une étude européenne divulguée lors d’un congrès de cardiologie à Barcelone en septembre 2014 portant sur plus de 6’000 personnes atteintes par un infarctus du myocarde à Berlin (Allemagne) a montré que plus de 3 quarts des personnes qui ont souffert d’un infarctus du myocarde avant l’âge de 55 ans étaient des fumeurs.

AINS et infarctus du myocarde

– La prise d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) comme l’ibuprofène, le diclofénac, le célécoxib ou le naproxène. Selon l’agence du médicament américain (FDA) qui a publié un communiqué en juillet 2015, les AINS peuvent augmenter le risque d’infarctus du myocarde (et d’AVC). La FDA a passé en revue plusieurs études scientifiques pour arriver à ces conclusions. La nouveauté de ce travail de recherche américain est que chaque individu prenant des AINS, sans être forcément à risque cardiovasculaire, présente un risque accru de souffrir d’infarctus ou d’AVC. Autrement dit, tout le monde est à risque. Ce travail de la FDA a aussi montré que plus la dose élevée et plus le risque d’infarctus augmente. Lire davantage à ce sujet

Personnes à risque infarctus

Les personnes susceptibles de développer un infarctus du myocarde sont les hommes, les personnes âgées et les personnes dont la famille a déjà vu un membre souffrir d’un infarctus du myocarde avant l’âge de 60 ans.

On appelle cela les facteurs de risque non modifiables de l’infarctus du myocarde:

– l’âge ;

– le sexe ;

– l’hérédité.

Il existe également des facteurs modifiables influençant l’apparition d’un infarctus du myocarde. Ces facteurs sont les suivants:

– sédentarité ;

– alimentation ;

– tabagisme ;

hypertension ;

diabète ;

surpoidsobésité ;

stress ;

psoriasis ;

– insuffisance rénale chronique.

L’âge et le sexe

Les hommes de plus de 50 ans ainsi que les femmes au-delà de 60 ans risquent plus facilement de souffrir d’un infarctus du myocarde.

En effet, les femmes, de par les oestrogènes (hormones féminines) sont protégées jusqu’à la ménopause contre l’infarctus du myocarde – les oestrogènes ayant un bon effet protecteur sur les artères coronaires. En revanche, après la ménopause, la production des oestrogènes diminue, raison pour laquelle les femmes au-delà de 60 ans risquent également de souffrir d’un infarctus du myocarde.

L’hérédité

Il existe des familles de «cardiaques» qui sont plus à même de faire des infarctus du myocarde. Ces personnes devraient d’autant plus faire attention à leur hygiène de vie, afin d’éviter un infarctus du myocarde.

La sédentarité

La sédentarité favorise le surpoids qui ensuite peut entraîner la survenue d’un infarctus du myocarde.

Selon une étude australienne parue en mai 2014, le principal facteur de risque qui affecte le coeur des femmes âgées de plus de 30 ans est le manque d’exercice. Avant 30 ans, le principal facteur de risque est le tabagisme.

L’alimentation

Les graisses sont à éviter, à cause de leur teneur en cholestérol et en graisse neutre (triglycéride). Ces graisses, consommées en excès, se déposent peu à peu sur les artères, en provoquant, à la longue, de l’athérosclérose, cause de l’infarctus du myocarde. Il ne s’agit pas de ne plus du tout manger ce qui est gras, mais d’en limiter leur consommation.

Il faut éviter l’alcool. Cependant, le vin rouge a un effet protecteur des vaisseaux sanguins du cœur, mais à raison de 1 à 2 verre(s) de vin rouge par jour!

Le tabagisme

Le tabagisme est un facteur de risque avéré des maladies cardiaques, en favorisant l’athérosclérose des artères du cœur. Un fumeur s’expose à un risque 3 fois plus grand de souffrir d’un infarctus du myocarde qu’un non-fumeur.

Non seulement la fumée nuit à la santé des fumeurs, mais représente aussi un facteur de risque pour l’entourage du fumeur, exposé au tabagisme passif.

Hypertension artérielle

L’hypertension artérielle surcharge les artères et les abîme. Cela entraine un risque élevé d’athérosclérose et donc d’infarctus du myocarde. Lors de la prise de la pression, deux mesures sont effectuées, la mesure de la tension systolique et diastolique.

La tension systolique doit se trouver entre 120 et 140 (mm Hg)

La tension diastolique doit se trouver entre 80 et 90 (mm Hg)

Remarquons qu’une mesure ne signifie pas grand chose, vu que la pression fluctue durant la journée. Si la pression artérielle dépasse les valeurs limites à plusieurs reprises, on parlera d’hypertension.

Diabète

Le diabète est une maladie sournoise, car silencieuse et pouvant entraîner de nombreuses complications, telles que l’athérosclérose et ensuite un infarctus du myocarde. Il s’agit donc de prévenir le diabète (de type II), ce qui diminuera les problèmes cardiovasculaires.

Surpoids-obésité

Bien que la population suisse n’est pas autant en surpoids qu’outre-Atlantique, le phénomène touche pourtant un tiers des suisses. Le surpoids est un facteur de risque modifiable des maladies coronariennes.

On tient compte non seulement de l’IMC (Indice de Poids Corporel) et du tour de taille. L’IMC, qui est le rapport entre le poids et le carré de la taille (grandeur) devrait se situer entre 19 et 25, tandis que le tour de taille chez les femmes ne devrait pas dépasser 88 cm et chez les hommes, il devrait être inférieur à 102 cm.

IMC de 19 à 25: poids normal, situation idéale

IMC de 25 à 30: surpoids

IMC de 30 à 35: obésité avérée

IMC de plus de 35: obésité sévère

Stress

Le stress peut faire augmenter la pression artérielle et du coup être un facteur de risque d’infarctus du myocarde. On ne parle pas du stress «normal», celui que l’on ressent avant de monter sur scène, mais bien du stress ressenti constamment, occasionné par les tensions psychiques, l’énervement au quotidien.

Symptômes infarctus myocarde

 Infarctus du myocarde symptômeLes symptômes de l’infarctus du myocarde sont très semblables à l’angine de poitrine sauf qu’ils durent plus longtemps et sont plus intenses.

Infarctus, détection des symptômes (lire ci-dessous pour la différence entre hommes et femmes)

Un infarctus du myocarde est ressenti comme suit:

– douleur violente dans la poitrine ;

– la douleur irradie dans l’épaule et le bras gauche ;

– la douleur dure plus de 15 minutes, malgré un repos ;

– la douleur persiste, malgré la prise de nitroglycérine ;

– angoisses ;

– difficultés à respirer ;

– pâleur ;

– nausées ;

– parfois pertes de conscience.

Différences entre hommes et femmes

Chez l’homme, dans 90% des cas, les symptômes de l’infarctus du myocarde sont clairs et se manifestent notamment par une douleur violente et intense dans la poitrine qui irradie dans le bras et l’épaule gauche (lire ci-dessus). Une forte transpiration est souvent présente.

Chez la femme, par contre, les symptômes de l’infarctus du myocarde sont dans 70% des cas peu marqués au niveau de l’intensité et se manifestent aussi sous forme de mal de dos, de troubles du sommeil, des douleurs dans le cou et la mâchoire, de fatigue, de brûlure d’estomac ou de nausées et vomissements. Ces symptômes peu spécifiques sont souvent confondus avec d’autres maladies.

Comme on sait que l’infarctus est une urgence médicale absolue, chaque minute compte pour sauver la vie du patient, les femmes courent ainsi un risque supérieur que les hommes dans ce moment crucial.

Selon une étude anglaise, les femmes mettent en moyenne 12,5 minutes plus de temps que les hommes pour arriver aux urgences après un infarctus du myocarde.

symptôme  Infarctus du myocardeChez la femme, les premiers symptômes ou signes d’un infarctus du myocarde peuvent se manifester plusieurs mois avant la crise. Selon des études, la majorité des femmes se sont plaintes de symptômes significatifs jusqu’à 12 mois avant l’infarctus. Ces symptômes sont souvent une fatigue (inhabituelle), des troubles du sommeil et de la peine à respirer. D’autres symptômes peuvent être présents comme des fourmillements dans les bras, des douleurs, de l’anxiété ou encore des troubles digestifs.

Chez l’homme certains signent peuvent annoncer une cardiopathie comme les troubles érectiles, une calvitie précoce ou une trace comme une cicatrice sur le lobe de l’oreille.

Infarctus, les réactions qui sauvent

La rapidité d’action est le facteur le plus important dans le sauvetage d’une personne qui souffre d’un infarctus du myocarde. Il faut:

– appelez rapidement une ambulance

– donner son nom, sa localisation

– surélevez le haut du corps du patient, à l’aide de coussins, par exemple.

– l’aider à respirer, en enlevant tout ce qui pourrait le gêner: cravate…

Diagnostic de l’infarctus

Le diagnostic d’un infarctus du myocarde se fait par l’anamnèse des symptômes du malade, puis, si cela ne suffit pas, par un électrocardiogramme (ECG).

Electrocardiogramme (ECG)

L’électrocardiogramme (ECG), va confirmer ou poser le diagnostic d’un infarctus du myocarde. En effet, les ondes décrites sur l’électrocardiogramme, caractéristiques d’un infarctus du myocarde, montreront une activité anormale du cœur.

Angiographie

Le médecin peut effectuer une angiographie, une technique d’imagerie médicale pour observer les vaisseaux sanguins.

Les analyses biologiques

Par des analyses sanguines, il est possible de retrouver des protéines spécifiques au muscle cardiaque, les CPK MB et de la troponine I ou T dès la 6ème heure suivant un infarctus du myocarde. Cette analyse permettra surtout de confirmer le diagnostic. Il ne faut jamais attendre le résultat de cette analyse pour démarrer un traitement contre l’infarctus du myocarde. En effet, lors d’infarctus du myocarde, le temps joue en défaveur du malade. Il faut agir très vite afin d’éviter les séquelles de la maladie et sauver la vie du malade.

Attention, certains examens cardiaques régulièrement effectués comme l’angiographie ne permettent pas toujours de détecter un risque d’infarctus ou des troubles cardiaques, notamment chez la femme. Il est important de se rendre chez un cardiologue ou un médecin avec une grande connaissance du risque cardiaque féminin. En pratiquant certaines analyses sanguines, en plus des examens cardiaques traditionnels, le médecin pourra éventuellement identifier des protéines et enzymes spécifiques de troubles au niveau du muscle cardiaque.

Complications de l’infarctus

Les complications d’un infarctus du myocarde sont

– l’apparition d’une insuffisance cardiaque

– l’arrêt cardiaque

– le décès

Traitements infarctus du myocarde

Le traitement d’un infarctus du myocarde est différent lors de crise aiguë ou dans la prévention de récidive.

Crise aiguë d’infarctus du myocarde

Lors de crise aiguë d’un infarctus du myocarde, il est essentiel d’agir vite. La vitesse du traitement déterminera non seulement la survie du malade, mais aura également des répercussions sur des éventuelles séquelles.

Un infarctus du myocarde représente une urgence médicale. Il est alors nécessaire d’appeler une ambulance, afin que le malade puisse être très rapidement pris en charge et être amené à l’hôpital. Ainsi, lorsqu’une personne se plaint de douleur thoracique, irradiant dans l’épaule et le bras gauche, il faut tout de suite appeler l’ambulance.

Après un électrocardiogramme, le médecin délivrera des médicaments en urgence. En général, ce traitement médicamenteux consistera en l’administration d’anti-douleurs, de tranquilisants pour calmer l’angoisse (du diazépam), de fibrinolytiques en injection locale pour dissoudre le caillot sanguin, de l’aspirine, du clopidogrel à 300 mg. Le médecin donnera également si nécessaire des dérivés nitrés ainsi qu’un anti-arythmique.

Ensuite, il sera possible d’effectuer une angioplastie. L’angioplastie consiste à dilater une artère bouchée, à l’aide d’un ballonnet que l’on gonfle. Ensuite, le médecin y pose un stent, objet métallique permettant à la structure de tenir en place et au sang d’affluer à nouveau dans l’artère et irriguer le cœur.

Prise en charge, traitement de fond suite à un infarctus du myocarde

Une fois le malade rétabli, il s’agira de le prendre en charge et de lui donner les médicaments adéquats pour éviter des récidives d’infactus du myocarde.

Le médecin donnera comme traitement, l’aspirine, le clopidogrel à 75 mg (anti-agrégant plaquettaires), des fondaparinaux ou de l’exaparine qui empêchent la formation de caillot sanguin (anticoagulant), un bétabloquant ou un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IECA) pour soutenir la fonction cardiaque, ainsi que des statines ou des fibrates pour prévenir l’apparition de plaques athéromateuses due à un excès de cholestérol. Ce traitement permettra de prévenir une thrombose, donc la survenue d’un infarctus du myocarde.

A côté du traitement médicamenteux, il sera essentiel de rééduquer le patient, c’est-à-dire de corriger ses mauvaises habitudes et lui donner des notions de bonne hygiène de vie. En effet, suite à un infarctus du myocarde, le cœur est affaibli, provoquant souvent une insuffisance cardiaque. Il est possible de donner de la digoxine, afin de renforcer le muscle cardiaque.

Une rééducation alimentaire est à envisager ainsi que la mise en place d’activités physiques adéquates, en général sous surveillance médicale. En effet, le cœur ne peut plus, suite à un infarctus du myocarde, travailler à la même intensité qu’avant. Il s’agit donc de l’entraîner, mais tout en le ménageant.

Remèdes naturels lors d’infarctus – Phytothérapie infarctus

 Infarctus du myocarde remèdeManger du chocolat deux fois ou plus par semaine divise par trois environ le risque de mortalité cardiovasculaire quand on a déjà fait une attaque cardiaque (infarctus du myocarde), selon une étude parue en août 2009.

Bons conseils pour soigner un infarctus

– Il est essentiel, lors du traitement de l’infarctus du myocarde, de prendre rigoureusement ses médicaments, afin d’éviter des récidives. De plus, un contrôle régulier chez le médecin est nécessaire. En effet, ce dernier fera régulièrement des analyses, afin de contrôler l’état du patient et adapter son traitement si nécessaire.

– S’il y a trop de médicaments à prendre, il est possible de se munir d’un semainier, afin d’aider à la compliance, c’est-à-dire une prise correcte et régulière des médicaments.

– En plus du traitement médicamenteux, des mesures hygiéno-diététiques sont conseillées. Chez un patient ayant subi un infarctus du myocarde, il est nécessaire de voir avec son médecin quelles sont les activités physiques adapatées, car le cœur a été affaibli par l’infarctus du myocarde. Il ne faut donc pas faire des sports brusques ou trop fatiguant pour le cœur. Par contre, une activité physique régulière est fortement conseillée.

Exercice après un infarctus du myocarde

Après avoir souffert d’un infarctus du myocarde, faire trop d’exercice physique peut tuer, comme l’a montré une étude américaine publiée en août 2014 dans la revue “Mayo Clinic Proceedings”. La limite se situe vers 150 minutes de sport par semaine ou 75 minutes d’exercices vigoureux, autrement dit faire plus de sport que 150 min. ou 75 min (intensifs) par semaine augmente la mortalité chez des patients ayant souffert d’une crise cardiaque.

On estime que des patients souffrant de maladies cardiovasculaires devraient presque tous faire de 30 à 40 minutes d’exercice quasiment tous les jours mais pas plus d’une heure.

– Une étude française parue en septembre 2011 a montré que le vin rouge a des effets bénéfiques sur des patients opérés du coeur. En effet une consommation modérée de vin rouge (1 à 2 verres par jour) améliore la fluidité du sang, fait chuter le taux de cholestérol et augmente le niveau d’antioxydants chez des patients ayant été victimes d’un infarctus du myocarde. L’étude a été menée avec un vin de Bourgogne de garde, riche en tanins et en anti-oxydants.

Bons conseils pour prévenir un infarctus du myocarde

Comme il existe des facteurs de risque modifiables de l’infarctus du myocarde, il est possible d’agir sur ces derniers. Pour rappel, les facteurs de risque modifiables de l’infarctus du myocarde sont:

– l’obésité, le surpoids ;

– l’alimentation ;

– la sédentarité ;

– le tabagisme ;

– l’hypertension ;

– le diabète ;

– hypercholestérolémie ;

– le stress ;

– le sommeil (lire sous stress et sommeil ci-dessous).

En ce qui concerne les maladies telles que l’hypercholestérolémie, le diabète ou l’hypertension, si ces dernières sont avérées et traitées, il s’agira de bien prendre son traitement médicamenteux. Pour l’hypertension et l’hypercholestérolémie, un régime alimentaire adéquat poura faire diminuer les deux maladies et ainsi favoriser une bonne activité cardiaque.

Obésité, surpoids

L’obésité et le surpoids peuvent surcharger le travail du cœur d’une part, mais de plus, l’excès de graisses peut se déposer dans les vaisseaux sanguins et à la longue provoquer une athérosclérose.

L’obésité se mesurant par l’IMC, il ne s’agit pas de retrouver sa taille de guêpe, mais un IMC se trouvant entre 19 et 25. Ainsi, une personne mesurant 1,65 m, devra peser au maximum 68 kg.

Pour ce faire, il est inutile de croire aux régimes miracles qui font baisser le poids en un coup. On risque de souffrir de l’effet yo-yo. L’idéal étant de baisser au fur et à mesure son poids et maintenir ensuite ce poids idéal. Pour cela, il faut faire attention à son alimentation et faire de l’exercice physique de manière régulière, ainsi que boire suffisamment.

Alimentation

Une alimentation pauvre en acide gras saturés, ainsi qu’en anti-oxydant favorise une bonne santé des artères coronaires qui se bouchent moins. Il faut alors privilégier les huiles d’olive et de colza, au détriment des huiles de tournesol, du beurre. Le vin rouge est également bon pour la santé, pour autant qu’on ne consomme pas plus de 2 verres par jour.

On préconise également une alimentation riche en fruits et en légumes, en poissons plutôt qu’en viandes.

Une alimentation respectant la pyramide alimentaire évite la surcharge pondérale. C’est ainsi qu’il faut favoriser les légumes, les céréales et les fruits et diminuer la consommation de viandes, d’abats, de beurre (contenant des acides gras saturés), ainsi que le jaune d’œuf, les abats et les fruits de mer (contenant beaucoup de cholestérol).

Chez une personne hypertendue, il s’agira d’éviter de trop saler sa nourriture, car le sel a tendance à élever la presssion artérielle.

Il ne faut jamais se priver. La privation enlève la joie de vivre. Mais il faut modérer la consommation d’aliments riches en cholestérol, en acide gras saturés et en sel.

Il ne faut pas consommer trop de boissons sucrées (sodas, jus). En effet une étude américaine parue dans la revue américaine Circulation en mars 2012 a montré que consommer quotidiennement un tiers de litre de boisson sucrée accroîtrait de 20% le risque cardiovasculaire chez les hommes (cette étude portait sur environ 43’000 hommes) comparativement à ceux qui en boivent beaucoup moins ou pas. Ce risque ne s’est pas accru chez les participants qui buvaient des boissons sucrées seulement deux fois par semaine ou moins selon cette étude.

Le chocolat noir a un effet préventif de l’infarctus

Infarctus du myocarde bon conseil

Comme on l’a vu dans la partie phytothérapie infarctus, le chocolat noir peut avoir un effet intéressant dans la prévention de l’infarctus du myocarde. De plus, une étude australienne parue en juin 2012 a confirmé les bienfaits de la consommation régulière de chocolat noir dans la prévention de l’infarctus. La consommation quotidienne, sur dix ans, de 100 grammes de chocolat à au moins 70% de cacao permettrait d’éviter 70 accidents cardiaques fatals et 15 non fatals au sein d’une population de 10.000 personnes.

Sédentarité – Activité physique

L’activité physique permet non seulement de réduire le surpoids, mais a un effet bénéfique sur l’activité cardiaque et sur l’humeur en général, grâce à la libération des endorphines.

Comme toute bonne chose, il ne faut jamais pratiquer une activité physique en excès, mais plutôt favoriser la régularité. Ainsi, effectuer une activité physique à raison de 30 minutes 3 fois par semaine sera plus bénéfique qu’une activité de 2 heures 1 fois par semaine.

Exercice après un infarctus du myocarde

Après avoir souffert d’un infarctus du myocarde, faire trop d’exercice physique peut tuer, comme l’a montré une étude américaine publiée en août 2014 dans la revue “Mayo Clinic Proceedings”. La limite se situe vers 150 minutes de sport par semaine ou 75 minutes d’exercices vigoureux, autrement dit faire plus de sport que 150 min. ou 75 min (intensifs) par semaine augmente la mortalité chez des patients ayant souffert d’une crise cardiaque.

On estime que des patients souffrant de maladies cardiovasculaires devraient presque tous faire de 30 à 40 minutes d’exercice quasiment tous les jours mais pas plus d’une heure.

Le tabagisme

Le tabagisme étant un facteur de risque de maladie cardiovasculaire, il est conseillé d’arrêter de fumer. Pour ce faire, il existe de nombreuses solutions, comme:

– les patchs nicotiniques ;

– les gommes à mâcher, avec de la nicotine ;

– les inhalers à base de nicotine, afin de garder le «geste du fumeur» ;

– les cigarettes électroniques, sans nicotine.

Le risque de maladies cardiovasculaire suite au tabagisme, disparaît totalement après environ 3 à 5 ans suite à l’arrêt du tabac. Votre corps et votre entourage (tabagisme passif) vous remerciera de cette sage décision.

Le stress et le someil

Faire du sport ainsi que des exercices de relaxation aident à diminuer le stress et contribuent à une vie plus agréable. Une hygiène de vie est également à conseiller, comme:

– éviter de boire trop de café et autres excitants ;

– sortir, se faire plaisir ;

– prendre du temps pour soi ;

– s’entourer de gens positifs ;

– s’équiper de livres vantant le développement de soi ;

– manger sainement ;

– prendre le temps de manger ;

– se promener ;

– réfléchir sur les situations qui nous ont stressé et analyser, relativiser, s’améliorer pour être mieux armé la prochaine fois ;

– savoir se vider et ne pas garder de la rancune, de la tristesse, savoir en parler.

Sommeil et infarctus du myocarde

Selon une étude scientifique très intéressante parue en 2010, il faudrait dormir 7 heures par nuit pour limiter le risque d’infarctus du myocarde, ni plus ni moins de 7 heures (car dans les deux cas le risque d’infarctus est statistiquement augmenté selon cette étude).

Une autre étude parue en 2012 a montré également que les personnes qui dormaient moins de 6 heures ou plus de 8 heures par nuit avaient un risque plus élevé de développer un infarctus du myocarde.

Facteurs de risque non modifiables

Concernant les facteurs de risque non modifiables (âge, sexe, antécédents familiaux), il est essentiel de connaître ces facteurs de risque et de profiter des campagnes de dépistage existant. Le médecin ou le pharmacien posera les questions adéquates et fera les tests de dépistage du diabète, de l’hypercholestérolémie et de la pression artérielle pour une première évaluation du risque de maladies cardiovasculaires. De plus, le tour de taille, le poids et l’IMC (Indice de Masse Corporelle) seront également mesurés. Au vu des résultats obtenus, la personne sera orientée vers son médecin s’il le faut, afin qu’un traitement lui soit administré. En effet, l’hypertension, l’hypercholestérolémie, ainsi que le diabète sont appelées des maladies «silencieuses». Il faut donc les dépister tôt afin de mieux les traiter et aussi éviter les complications cardiovasculaires.

Les femmes, grâce aux oestrogènes, risquent moins un infarctus du myocarde. Ces hormones féminines offrent en effet une bonne protection des artères coronaires. Par contre, après la ménopause, la production des oestrogènes diminue, entraînant plusieurs désagréments, comme l’augmentation du risque d’infarctus du myocarde, ainsi que l’augmentation du risque d’ostéoporose. Ainsi, les femmes ne devraient pas se négliger et adopter également les règles hygiéno-diététiques pour éviter un infarctus du myocarde.

Grippe et infarctus du myocarde

Infarctus du myocarde conseilComme on l’a déjà vu dans la partie cause infarctus. Les personnes à risque au niveau cardio-vasculaire devraient se faire vacciner contre la grippe, car on estime que cela permet de réduire d’environ 30% le risque de voir survenir un infarctus du myocarde.

Lire sous causes infarctus pour davantage d’informations sur le lien entre la grippe et l’infarctus du myocarde.

Fibres alimentaires

Une étude publiée fin avril 2014 par des chercheurs d’Harvard aux Etats-Unis a montré que manger des fibres permet de vivre plus longtemps chez des personnes victimes d’un infarctus du myocarde (crise cardiaque). Les individus ayant mangé des aliments très riches en fibres ont vu leur risque d’accident cardiaque et d’AVC diminuer d’environ 25% par rapport à ceux qui ont ingéré peu de fibres. Les fibres provenant de céréales ont montré une diminution du risque plus significative que d’autres aliments comme les fruits. Voir davantage d’informations à ce sujet (Creapharma.fr)

Dernières actualités sur l’infarctus – Dépêches sur l’infarctus

Les crises cardiaques plus graves quand elles arrivent le matin

news crise cardiaquePARIS – Un infarctus qui se produit le matin risque d’être plus grave qu’un infarctus du soir. C’est ce qu’indique une recherche publiée en ligne par la revue “Heart Journal”, du groupe du British Medical Journal.

On sait de longue date que l’horloge circadienne influence plusieurs processus cardio-vasculaires tels que la pression sanguine, le rythme cardiaque ou l’incidence des attaques cardiaques, qui ont tendance à se produire plus fréquemment au moment où la personne s’éveille.

Des chercheurs madrilènes, conduits par le Dr Borja Ibanez, du Centre National pour la recherche cardiovasculaire (CNIC), ont cherché à déterminer quel impact pouvait avoir le moment de l’attaque sur l’extension du dommage que cela entraîne, et précisément sur l’importance des tissus rendus inertes par une interruption prolongée de l’afflux de sang.

Pour la mesurer, ils ont relevé les niveaux d’un enzyme dans le sang de 811 patients admis dans l’unité de soins coronaires de l’hôpital San Carlos de Madrid, entre 2003 et 2009.

Les patients qui avaient une plus grande quantité de tissus détruits -ce qui est d’autant plus grave pour la personne affectée- étaient ceux qui avaient subi un infarctus entre 6 heures du matin et midi. Le niveau d’enzymes était supérieur de 21% à celui des patients atteints entre 18h et minuit.

Sur les 811 patients, 269 avaient eu une attaque entre 6h et midi, 240 entre midi et 18h, 161 entre 18h et minuit et 141 entre minuit et 6h du matin. Pour les chercheurs, de tels résultats, s’ils se confirment, peuvent aider à rendre les traitements plus efficaces.

ATS : 28 avril 2011

Comment traduit-on l’infarctus dans d’autres langues ?
Détails de l'éditeur: Cet article a été modifié le 18.07.2015

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