Cholestérol (hypercholestérolémie)

Définition

Les 15 médicaments les plus innovants de ces 25 dernières annéesLe cholestérol est une molécule grasse (lipidique) essentielle pour le bon fonctionnement de l’organisme, il joue un rôle dans la construction de la membrane cellulaire et dans la fabrication d’hormones comme les hormones sexuelles.
Toutefois, l’excès de cholestérol ou hypercholestérolémie (encore plus précisément nommé l’hyperlipoprotéinémie car le cholestérol est fortement lié aux protéines le transportant) peut s’avérer mortel à long terme, car il peut y avoir des formations de caillots qui vont obstruer les artères et provoquer de graves maladies cardiovasculaires (ex. infarctus du myocarde).
On peut également relever qu’aucun symptôme n’est ressenti à court terme (le risque est en général sur le moyen ou le long terme) ce qui en fait une maladie devant être régulièrement contrôlée par votre médecin avec des examens sanguins.

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C’est de ce fait l’excès de cholestérol qui peut provoquer des complications et non sa présence en quantité optimale. Tout est une question d’équilibre.

Davantage d’informations utiles sur le cholestérol

– Le cholestérol est une substance vitale pour l’organisme, en voici quelques exemples : il donne de la structure à la cellule en se plaçant dans la membrane cellulaire, intervient dans la synthèse de nombreuses hormones (cortisone, hormones sexuelles), joue un rôle dans la digestion des graisses (au niveau de la bile), dans la construction des os (vitamine D), etc.

– Le cholestérol peut être produit par nos propres cellules (à 80%), on parle de la voie métabolique endogène. La plus grande partie de cette production se passe dans le foie, jusqu’à 2 gr par jour peuvent être produits par cette voie métabolique. Mais le cholestérol peut également être apporté par la nourriture en principe d’origine animale (à 20%), on parle de la voie exogène.

Ainsi lors d’un apport trop important de cholestérol par l’alimentation il y a facilement un excès de cholestérol car il y une addition à la voie endogène, déjà majoritaire à 80%, ce qui provoque à terme des complications cardio-vasculaires.

– Le cholestérol est éliminé dans la bile mais est, par la suite, en majeure partie réabsorbé. On nomme ce processus : cycle entéro-hépatique.

– Le cholestérol est lié à des protéines plasmatiques, aussi appelées protéines de transport, qui circulent dans le système cardiovasculaire comme le sang. Le cholestérol doit être transporté, car il n’est pas soluble dans le sang.

On distingue 3 types de lipoprotéines, classées selon leur densité (density en anglais) : les VLDL (verylowdensitylipoprotein), les LDL (lowdensitylipoprotein) et les HDL (highdensitylipoprotein). Ce sont surtout les deux derniers qui jouent un rôle cliniquement important. Le LDL, aussi appelé “mauvais cholestérol”, est une lipoprotéine qui amène le cholestérol aux tissus, il peut être responsable d’obstruction des artères et mener à l’athérosclérose.

En revanche, le HDL, aussi appelé “bon cholestérol”, est une lipoprotéine qui ramène le cholestérol au foie. Si la valeur du HDL est élevée et celle du LDL basse votre formule sanguine est optimale. Dans les autres cas de figures il faudra certainement entreprendre un traitement.

Toutefois, selon une étude de l’Université de Maryland publiée le 10 mai 2016 dans la revue spécialisée Circulation : Cardiovascular Quality and Outcomes un taux élevé de HDL, pris indépendamment des valeurs du LDL et des triglycérides (TG), ne semble pas être capable de prédire de façon systématique une diminution du risque cardiovasculaire. Cette étude qui a analysé des données de cohorte de plus de 3500 personnes collectées pendant environ 25 ans suggère que pour évaluer le risque cardiaque, les mesures du LDL et des TG sont plus importantes que la mesure seule du HDL. Lire davantage: Le “bon cholestérol” ou HDL semble avoir été survalorisé

Epidémiologie

L’excès de cholestérol toucherait près de 10 millions de Français. Comme l’hypercholestérolémie est une maladie silencieuse (ne présentant pas de symptôme à ses débuts), sa découverte est souvent fortuite. Il se pourrait donc que le nombre de personnes atteintes d’hypercholestérolémie soient plus nombreuses encore.

Ces statistiques concernent les personnes souffrant d’hypercholestérolémie liée à l’apport exogène.

En ce qui concerne les personnes souffrant d’un taux de cholestérol élevé dû à la production endogène (maladie héréditaire), il semblerait qu’une personne sur 500 soit touchée.

Causes

Les causes d’un excès de cholestérol ou de l’hypercholestérolémie (en particulier de LDL) peuvent être :

cholestérol cause

– Cause héréditaire ou génétique, le corps sécrète naturellement trop de cholestérol.

Lorsque le taux de cholestérol est trop élevé, à cause d’une production endogène excessive, on parle d’hyperlipidémie familiale. Comme cela est dû à la transmission d’un gène altéré, ce gène peut être transmis par un des parents ou les deux. Si le gène est transmis par un des parents seulement, le taux de cholestérol peut être 2 à 3 fois plus élevé que la normale. En revanche, lorsque la transmission de l’hyperlipidémie familiale est causée par les deux parents, le taux de cholestérol peut être augmenté de 6 fois.

– Alimentation (manger trop de graisses saturées).
Les graisses sont importantes pour l’organisme en fournissant l’énergie nécessaire à son bon fonctionnement. Par contre, un excès de graisse favorise les dépôts et l’apparition d’athérosclérose.
On différencie les graisses saturées et les graisses insaturées. Les graisses saturées sont surtout présentes dans les graisses d’origine animale et font augmenter le taux de LDL-cholestérol (appelé mauvais cholestérol). Ce n’est pas le cas des graisses insaturées présentes dans les graisses végétales. Ces dernières sont pauvres en LDL-cholestérol et riches en HDL-cholestérol (appelé aussi bon cholestérol).
Selon les autorités américaines du ministère de l’agriculture et de la santé qui communiquaient à ce sujet en février 2015, les aliments riches en cholestérol ne font pas augmenter le taux de cholestérol dans le sang. Selon un haut fonctionnaire américain du département de l’agriculture expliquant ce changement dans les recommandations, il n’y aurait pas de relation entre le taux de cholestérol dans un aliment et celui dans le sang humain (cholestérolémie). C’est pourquoi à terme les aliments vendus aux États-Unis ne devraient plus contenir des avertissements indiquant une teneur élevée en cholestérol.
L’organisme est en fait capable de réguler l’absorption de cholestérol et bloque son entrée, si nécessaire, directement dans la paroi intestinale.
Par contre les graisses saturées peuvent elle augmenter le taux de cholestérol dans le sang (cholestérolémie).

– Facteurs liés au style de vie : excès de poids et surtout obésité, hypertension, manque d’exercice, stress, tabagisme, diabète, etc.

– Multifactoriel : ensemble de facteurs génétiques et liés au style de vie.

Personnes à risques

Les personnes pouvant souffrir d’hyperlipidémie (cholestérol sanguin élevé) sont les personnes suivantes :

Personne dont un ou des parents souffrent d’hyperlipidémie familiale
L’hyperlipidémie familiale est une affection génétique provoquant une fabrication endogène de cholestérol trop élevée d’un facteur de 2 à 8 fois plus élevé que le taux de cholestérol sanguin normal.

Personne consommant beaucoup de graisses animales au détriment des graisses végétales
Les graisses animales contiennent plus de graisses saturées, faisant augmenter le taux de cholestérol dans le sang et risquant de boucher les artères. Il est important de connaître la notion de graisses cachées qui sont les graisses contenues dans les aliments et dont on ne soupçonne pas la grande quantité en graisse. On parle ici des charcuteries notamment, des plats préparés contenant des sauces, des frites, des chips, des cacahuètes.

Pour exemple, mentionnons qu’un paquet de cacahuètes de 200g contient 18 cuillères à café de graisse cachée, soit environ 90 grammes de graisse. Or, le besoin quotidien en graisse pour un adulte est de 60 à 70 grammes environs. On voit ici que le besoin est largement dépassé, on entre dans les excès, donc dans l’accumulation de graisses, pouvant être nocive pour le corps.

Les personnes sédentaires
Les personnes sédentaires, n’utilisent pas l’énergie fournie par les graisses ou lipides. Les lipides sont consommés par le corps pour fournir de l’énergie lorsque l’on pratique un effort physique de moyenne intensité, suffisamment longtemps. Il est ainsi recommandé de pratiquer au moins 2 fois par semaine, une activité physique augmentant le rythme cardiaque pendant au moins 1h30.

Les graisses non utilisées sont stockées dans le corps et peuvent provoquer une hypercholestérolémie.

Symptômes

Une personne souffrant d’hypercholestérolémie ne présente aucun symptôme pendant de longues années, jusqu’à ce que le dépôt de cholestérol dans les artères sanguines soit assez conséquent pour les boucher et provoquer des complications pouvant être fatales, ou très handicapantes. L’absence de symptômes lors d’hypercholestérolémie peut rendre plus difficile la mise en place d’un traitement, car la personne ne sait pas qu’elle est malade. Le diagnostic d’hypercholestérolémie est souvent posé fortuitement lors d’un contrôle médical général.

Suivant l’emplacement des plaques athéromateuses (dépôt de cholestérol et de globules blancs), les symptômes seront différents, car ils dépendront de l’organe touché.

Ainsi, lorsque ce sont les artères du cœur qui sont bouchées (artères coronaires), le malade ressentira des oppressions dans la poitrine, appelées angine de poitrine ou angor. La complication principale, lorsque les artères coronaires sont touchées est la survenue d’un infarctus du myocarde (arrêt cardiaque).

Lorsque ce sont les artères du cerveau qui sont touchées, on peut souffrir d’accident vasculaire cérébral (AVC ou attaque cérébrale). Une confusion mentale apparaît pouvant être suivie par une perte de connaissance et la mort.

Lorsque ce sont les artères des reins qui sont touchées, les malades présentent une hypertension et à la longue, une insuffisance rénale très pénible à traiter, car il faudra les dialyser (ce traitement est douloureux et très coûteux) en attendant de recevoir une greffe rénale.

Chez les personnes souffrant d’hyperlipidémie familiale les symptômes peuvent être plus importants, vu que leur taux sanguins en cholestérol peut être 2 à 8 fois plus élevés que le taux normal. Cependant, le dépôt se fait également sur de nombreuses années. Ainsi, les symptômes prendront également quelques années, avant d’apparaître.

Les symptômes peuvent se présenter ainsi :
– Xanthomes (petits nodules jaunâtres faits de dépôts de cholestérol) sur la peau
– Xanthélasma (taches jaunâtres sur les paupières)
– Cercle jaune autour de l’iris de l’œil

Prévention primaire ou secondaire

En médecine on distingue la prévention primaire de la prévention secondaire en cas d’hypercholestérolémie.

La prévention primaire signifie que le patient n’a pas eu dans le passé d’accident cardio-vasculaire et la prévention secondaire indique au contraire que le patient a souffert par le passé d’un accident cardio-vasculaire comme un infarctus, un AVC, une angine de poitrine, etc.

Les traitements contre le cholestérol sont surtout indiqués en cas de prévention secondaire mais peuvent aussi être prescrits en prévention primaire, surtout en cas de taux élevés de cholestérol (LDL, triglycérides) ou d’autres facteurs à risque.

Diagnostic

Le diagnostic d’une hypercholestérolémie se fait exclusivement par une prise sanguine lors d’un contrôle général de santé, car cette maladie est totalement asymptomatique, en tout cas dans ses débuts. (Les symptômes apparaissant après plusieurs années.)

Profil lipidique

L’analyse sanguine mesure le cholestérol total (TC) ainsi que ses différents éléments : le cholestérol HDL (HDL-C), le cholestérol (LDL-C) et les triglycérides (TG). On appelle cela, le profil lipidique.

Il n’est plus nécessaire d’être à jeun, comme c’était le cas à l’époque, pour mesurer le taux de lipides dans le sang comme le cholestérol (ex. LDL). Comme l’a affirmé un communiqué de presse de la Société Européenne de Cardiologie lors d’un congrès qui s’est tenu à Rome en août 2016, les résultats dans la mesure du taux de lipide sans être à jeun ou à jeun se sont montrés identiques. Autrement dit, selon les nouvelles découvertes scientifiques l’alimentation n’influence plus le profil lipidique.

L’interprétation des résultats dépendra de différents facteurs, comme le diabète de type 2, l’hypertension, le tour de taille, des antécédents de maladie cardiovasculaires. Tous ces facteurs sont des facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires.

En principe, les valeurs de référence pour la lipidémie sont les suivantes, ces valeurs peuvent varier en fonction du pays (recommandations différentes par les autorités de santé) ou si la personne se trouve dans un groupe à risque cardio-vasculaire ou non :

TC : 4,4-6,2 mmol/L ou 1,7-2,4 g/L (ou 170 à 240 mg/dL)

LDL (ou LDL-C) : 3,5 – 4,5 mmol/L ou 1,35 -1,75 g/L (ou 135 – 175 mg/dL), dans les groupes à haut risque cardio-vasculaire, le but est que le patient atteigne moins de 70 mg/dL de LDL

HDL (ou HDL-C) : 0,9 – 1,6 mmol/L ou 0.35 – 0,62 g/L (ou 35 – 62 mg/dL), relevons que cette valeur est toujours moins prise en compte par les médecins

TG : 0,60 – 1,70 mmol/L ou 0,52-1,50 g/L (ou 52-150 mg/dL)

Avant de se prononcer sur une prise en charge médicamenteuse d’une hyperlipidémie, le médecin effectuera au préalable, 2 mesures à jeûne du profil lipidique de son patient. De plus, des mesures hygiéno-diététiques (alimentation, activité sportive) devront avoir été entreprises durant au moins 3 mois.

Risques

En fonction de votre taux de LDL (>> voir explications sous définition), les risques suivants peuvent exister :

Infarctus du myocarde (crise cardiaque) liés à l’athérosclérose*.

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AVC (accident vasculaire cérébral) liés à l’athérosclérose*.

– Insuffisance rénale, hypertension, liés à l’athérosclérose*

– Problèmes liés à la coagulation

Ces complications peuvent entraîner la mort du sujet ou une altération grave de la qualité de vie lorsque, suite à un accident cardiovasculaire, le patient ne meurt pas, mais reste handicapé à vie.

Remarquons que les médecins parlent d’excès de cholestérol lorsque votre taux de cholestérol total excède les 6.5 mmol/L ou que votre taux de LDL (mauvais cholestérol) est supérieur à 4.5 mmol/L. Ces informations sont à titre purement informative et peuvent varier d’une année à l’autre, demandez conseil à votre médecin pour plus d’information.

En fonction des facteurs de risque existant (antécédents familiaux, antécédents personnels, diabète de type 2, hypertension), votre médecin traitant voudra abaisser davantage votre taux de cholestérol total et le taux de LDL.

* L’athérosclérose est une obstruction (par un mécanisme d’oxydation) des artères, favorisés par le mauvais cholestérol ou LDL (voir sous définition pour plus d’explications), les conséquences peuvent être une crise cardiaque ou des AVC.

Traitements

Le traitement de l’hypercholestérolémie (nommé scientifiquement et plus précisément hyperlipoprotéinémie) peut varier d’un individu à l’autre, seul un médecin peut faire un diagnostic exact et prescrire les bons médicaments. Voici toutefois un résumé de la thérapie en général appliquée.

– Première mesure (si hypercholestérolémie liée au style de vie, c’est à dire non génétique) à effectuer : changement dans le style de vie, surveiller l’alimentation en effectuant un régime.

– Deuxième mesure, si la première mesure (essayée sur une période d’environ 3 mois) n’a pas marché, utiliser des médicaments sur ordonnance médicale comme :

– Les statines (inhibiteurs de la HMGCoA réductase) comme l’atorvastatine, la simvastatine, la pravastatine, la rosuvastatine, etc. Davantage d’informations sur les statines

– L’acide nicotinique (niacine).

– Les fibrates (ex. fénofibrate).

– Les résines échangeuses d’ions.

– L’ézétimibe, seul ou en association avec une statine (ex. ézétimibe-simvastatine). L’ézétimibe diminue l’absorption du cholestérol ingéré par le tube digestif.

Remarques :
Les statines sont, de loin, les médicaments les plus utilisés lors d’hypercholestérolémie et en particulier en cas de LDL-C élevé.

– Les inhibiteurs de la PCSK9. Depuis 2015, aux Etats-Unis et en Europe une nouvelle classe de médicaments appelés inhibiteurs de la PCSK9 (une enzyme) a été mise sur le marché. Ces médicaments qui sont des anticorps monoclonaux permettent d’abaisser le taux de LDL jusqu’à 60%. Les inhibiteurs de la PCSK9 sont surtout indiqués lorsque les statines ou d’autres hypolipidémiants ne font pas d’effet ou que le patient souffre d’effets secondaires provoqués par les statines comme des douleurs musculaires. Les inhibiteurs de la PCSK9 sont aussi particulièrement indiqués lors d’hypercholestérolémie familiale (en anglais familial hypercholesterolemia).
On trouve notamment les molécules suivantes dans cette classe de médicaments : l’évolocumab (nom de marque aux Etats-Unis : Repatha®) et l’alirocumab (nom de marque aux Etats-Unis : Praluent®). Ces médicaments sont pris sous forme injectable en général chaque 2 à 4 semaines.
Selon un article du Wall Street Journal publié le 20 juin 2017, ces médicaments sont très chers. Aux Etats-Unis, en juin 2017 ces médicaments étaient vendus sans rabais au prix d’environ 14’500 dollars (USD) pour un traitement d’une année. En juin 2017 les payeurs (assurances privées et reliées à Medicare) ne remboursaient pas à 100% ces médicaments et souvent refusaient totalement le remboursement y compris chez les personnes souffrant d’hypercholestérolémie familiale.

Recommandations de 2018 lors de mauvais cholestérol (LDL)
Après une crise cardiaque, des fibres pour vivre plus longtempsDeux associations savantes aux États-Unis ont modifié en novembre 2018 les recommandations (guidelines) à destination des médecins pour les personnes qui souffrent d’hypercholestérolémie, c’est-à-dire avec un taux élevé de mauvais cholestérol (LDL). L’idée est que les médecins doivent suivre une approche plus personnalisée. Ces recommandations qui sont une mise à jour de celles de 2013 ont été divulguées le samedi 10 novembre 2018 lors d’un congrès de cardiologie (American Heart Association) qui s’est tenu à Chicago. L’American College of Cardiology a aussi participé à ces directives. Suite à ces recommandations, les médecins devraient prescrire deux nouvelles classes de médicaments anti-cholestérol comme les inhibiteurs PCSK9 ou l’ezetimibe (comme ce médicament est moins cher que les PCSK9 à utiliser avant les PCSK9) chez des patients à risque élevé comme ceux ayant déjà souffert d’un infarctus du myocarde ou d’un AVC par le passé et lorsque les statines s’avèrent inefficaces pour abaisser le taux de LDL en dessous d’une certaine limite (en général 70 mg/dl). Les statines restent le traitement de premier choix pour diminuer le taux de LDL. Les spécialistes de la santé devraient aussi réévaluer après 12 semaines l’efficacité ou non du nouveau traitement. Les recommandations de 2018 rappellent qu’un taux élevé de cholestérol, peu importe l’âge, peut augmenter le risque d’infarctus du myocarde ou d’AVC, comme le souligne un article de la Mayo Clinic à ce sujet. Dans certains cas le médecin doit effectuer un scanner cardiaque avant de commencer à prescrire des médicaments anti-cholestérol. Comparé aux recommandations de 2013, le document de 2018 ne mentionne plus un objectif de traitement d’arriver pour tout le monde à un taux de LDL en dessous de 100 mg/dl ou même de 70 mg/dl pour les personnes à haut risque comme le relève un article du Wall Street Journal publié le 10 novembre 2018.

Plantes médicinales

cholestérol avoineL’ail, l’avoine, le psyllium, le lin et les germes de blé sont des plantes médicinales qui peuvent contribuer à la diminution du mauvais cholestérol.
Il semblerait que l’avoine et le psyllium, riches en fibres alimentaires, diminuent l’absorption du mauvais cholestérol par les intestins. Le lin (l’huile de lin), quant à lui, est riche en acide gras polyinsaturés (oméga-3). Cependant, les études scientifiques n’ont pas encore démontré de lien direct entre la prise de lin et la diminution des taux de cholestérol-LDL.

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Un diagnostic et un suivi médical restent cependant nécessaires, notons ici qu’il s’agit de mesures complémentaires.

De plus, il est nécessaire de respecter un intervalle d’au moins 2 heures entre la prise d’avoine ou de psyllium et d’autres médicaments. Car ces céréales peuvent également diminuer l’absorption des médicaments.

– Le maté a aussi un effet intéressant pour lutter contre le cholestérol, en particulier contre le LDL.

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Depuis quelques temps, un nouveau remède naturel est utilisé pour lutter contre l’hypercholestérolémie : la levure de riz rouge. On la trouve en capsule et selon son taux de cholestérol total, il s’agira de prendre un certain nombre de capsules. Une fois atteint le taux de cholestérol désiré, il s’agira de diminuer le nombre de capsules à prendre.

Il n’existe pourtant encore aucune étude scientifique valable pour l’utilisation de la levure de riz rouge dans la dislipidémie.

La consommation de levure de riz rouge n’est toutefois pas dépourvue d’effets secondaires. Certains patients se sont plaints de maux de tête, de douleurs gastriques, ainsi que des douleurs musculaires. Ces fameuses douleurs musculaires qui les ont fait arrêter leurs statines.

Lire aussi : Des alternatives aux statines se sont montrées autant efficaces pour diminuer le risque cardiovasculaire

Remèdes naturels

Tisane de maté, décoction d’artichaut

Bons conseils & Prévention

L’*excès de cholestérol peut être associé au style de vie (lifestyle), c’est pourquoi certaines mesures peuvent contribuer à améliorer le taux de cholestérol comme :

Manger sainement (fruits, légumes, céréales) avec des aliments pauvres en graisses à acides gras saturés (graisses animales).

cholésterol amande

– La consommation de noix, d’amandes et de noisettes provoque une amélioration des bons taux de cholestérol. Cette conclusion ressort d’une analyse des résultats préliminaires de 25 essais cliniques publiée en mai 2010.

– Privilégier des huiles avec acides gras insaturés, contenant des oméga 3 et oméga 6, comme l’huile de colza ou de noix riche en acides gras oméga avec un bon équilibre oméga 6 / oméga 3. L’huile de soja est aussi possible. Eviter le tournesol qui ne contient pas d’oméga 3 et est très riche en oméga 6 qui, pris à l’excès est délétère. Il existe également en vente en pharmacie des préparations à base d’oméga 3 sous forme de complément alimentaire.

– Diminuer l’apport d’aliments riches en cholestérol comme le beurre ou le jaune d’œuf.

– Diminuer le stress (système du stress fortement lié au cholestérol).

– Diminuer ou arrêter le tabac (lire notre dossier: Arrêter de fumer).

– Surveiller sa pression sanguine (limiter l’hypertension).

– Faire une activité physique (marche) régulière de 30 minutes par jour. On observe une augmentation du taux de HDL ou bon cholestérol, en particulier la pratique de sport ou activité d’endurance (course à pied, vélo, marche).

– Maigrir, perdre du poids.

– Contrôler le taux de glucose, surveiller le diabète.

– Prendre régulièrement ses médicaments, si vous êtes sous traitement contre le cholestérol.

Lire aussi : statines

News sur le cholestérol

Sources & Références : 
Circulation : Cardiovascular Quality and Outcomes, Pharmavista.net, Société Européenne de Cardiologie, The Wall Street Journal (plusieurs éditions), Mayo Clinic

Personne responsable et impliquée dans l’écriture de ce dossier :
Xavier Gruffat (Pharmacien et Rédacteur en chef de Creapharma).

Dernière date de mise à jour du dossier : 
13 novembre 2018

Crédits photos et infographies : 
Adobe Stock, Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch)

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 13.11.2018