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Vaccin - vaccination Vaccination - Calendrier vaccins - Historique vaccination


Vaccins recommandés pour la Suisse (sources: OFSP, Suisse) - Calendrier vaccins Suisse
Les deux tableaux de vaccination ci-dessous ont été actualisé le 8 février 2012 par Xavier Gruffat (pharmacien)

Âge °Dipthérie °Tétanos °Polyomyélite ***Coqueluche °*Tuberculose Haemoph. infl.
type b (peut provoquer une pneumonie et/ou méningite)
Pneumocoques
Dès la naissance         1ère dose 1ère dose  
2 mois 1ère dose 1ère dose 1ère dose 1ère dose   2ème dose Eventuellement (complémentaire)
4 mois 2ème dose 2ème dose 2ème dose 2ème dose   3ème dose Eventuellement (complémentaire)
6 mois 3ème dose 3ème dose 3ème dose 3ème dose   Rappel  
12 mois   Eventuellement (complémentaire)
12-15 mois              
15-24 mois Rappel Rappel Rappel Rappel   Rappel  
4 - 7 ans Rappel Rappel Rappel Rappel    
11-15 ans Rappel Rappel    
Adultes °Rappel °Rappel *** Rappel    
>= 65 ans °Rappel °Rappel   Rappel

° DT(P): Pour les vaccins contre la dypthérie et le tétanos il est conseillé de faire un rappel à 25, 45 et 65 ans. A partir de 65 ans, il est recommandé de se faire vacciner tous les dix ans.

°* Tuberculose: le vaccin intradermique contre la tuberculose appelé BCG est indiqué chez les enfants à risque élevé de tuberculose. A effectuer si possible dès la naissance ou au cours des premiers mois de bébé. On peut sinon réaliser la vaccination jusqu'à 15 mois.

*** En Suisse les autorités de santé recommandent depuis février 2012 un rappel supplémentaire du vaccin contre la coqueluche aux jeunes adultes entre 25 et 29 ans, à tous ceux qui seront futurs parents (on sait que la coqueluche n'est pas dangereuse chez un adulte mais l'est chez un enfant pas encore immunisé, donc éventuellement leur futur enfant), et aussi à tous les adultes régulièrement en contact avec des nourrissons.

Âge Méningocoques C Hépatite B °°° Rougeole / Oreillons / Rubéole =ROR) °°Varicelle Grippe *Zona **Papillomavirus hum. (HPV) contre le cancer du col de l'utérus
2 mois    
4 mois    
6 mois    
12 mois   1ère dose  
12-15 mois Eventuellement (complémentaire)            
15-24 mois   2ème dose  
4 - 7 ans    
11-15 ans Eventuellement (complémentaire) °°°Schéma de vaccination varie 1ère dose,
parfois avec
2ème dose
Plusieurs doses (demandez conseil à votre médecin)
°Adultes     Eventuellement rappel
>= 65 ans     1 dose par an Demandez conseil à votre médecin

* Zona: recommandé aux USA

** HPV: Pour adolescentes avant le début de la vie sexuelle

°° Varicelle: recommandée pour les adolescents n'ayant pas d'antécédent de varicelle

°°° Hépatite B: on recommande dans certains pays une vaccination en 3 doses pour le nourrisson, afin d'avoir une protection à vie contre l'hépatite B (source : OMS, juillet 2011)


Autres vaccins à effectuer en cas de voyage: se renseigner en fonction du pays (davantage d'information sur ce site: www.safetravel.ch)

- Fièvre jaune

- Hépatite A (en général en 2 doses, donc 1ère dose puis 2ème dose)

- Fièvre typhoïde

- Choléra

- Rage

- Encéphalites à tiques (attention, aussi dans certaines régions de Suisse ou de France comme l'Alsace)

VaccinnationLa vaccination, de quoi parle-t-on ?

La vaccination issue du latin « vacca » signifiant « vache » existe depuis plusieurs siècles sous des formes différentes et des pratiques parfois un peu ancestrales. Elle a évolué progressivement au fil des années et est devenue aujourd’hui une pratique incontournable destinée à stimuler les défenses naturelles de l’organisme. Bien évidemment, la vache aura un rôle prépondérant dans cette grande découverte.

En quoi consiste la vaccination ?

La vaccination est une méthode visant à protéger l’organisme contre les maladies infectieuses en y introduisant un agent extérieur, généralement une forme affaiblie d’un élément pathogène, dont le rôle est de renforcer le système immunitaire. Il s’agit du vaccin. Grâce à l’antigène, il va générer une réaction immunitaire permettant à notre corps de se défendre lorsqu’il est exposé à certaines maladies. Par ailleurs, un mécanisme de mémorisation de l’antigène mobilisé est activé afin d’accélérer son action lors d’une réelle contamination. Les vaccins se divisent en quatre types suivant leur mode de préparation : les agents infectieux inactivés, les sous-unités d’agents infectieux, les agents vivants atténués et les toxines inactivées.

Grâce à la vaccination, l’organisme va produire un anticorps destiné à lutter contre des éléments pathogènes bien spécifiques. C’est la raison pour laquelle, un vaccin correspond à une maladie bien identifiée. Il faut également savoir que l’organisme ne produit pas de façon permanente la même quantité d’anticorps, celle-ci diminue progressivement, réduisant ainsi l’efficacité du vaccin au cours d’un délai plus ou moins long. Au contraire, certains vaccins comme le BCG, anti-tuberculeux, n’induisent pas la production d’anticorps mais provoquent une réaction de protection cellulaire.

Quand inoculer un vaccin et quels sont les différents modes d’administration ?

Pour être efficaces, les vaccins doivent être inoculés à un sujet sain pour éviter tout risque lié à ses effets secondaires. Toutefois, une personne souffrante d’une maladie chronique comme les affections respiratoires peut être vaccinée. C’est par exemple le cas de la vaccination antigrippale.

La vaccination peut également intervenir de deux manières selon qu’elle soit destinée à prévenir les maladies ou à stimuler la production d’anticorps servant à lutter contre une maladie déjà existante. Dans le premier cas, il s’agit d’une vaccination préventive dont le rôle est d’anticiper l’apparition de la maladie. Dans le deuxième cas, il est question d’une vaccination thérapeutique connue également sous le nom d’immunothérapie active. Le rôle de la vaccination est ici de favoriser la production d’anticorps afin d’aider des personnes déjà affectées par la maladie à guérir.

Dans la plupart des cas, les vaccins sont inoculés par injection mais cela n’exclut pas certains vaccins administrés par voie orale.

La vaccination : de son origine à nos jours - Historique vaccination

La toute première forme de vaccination est apparue au XVIe siècle en Chine. Elle consistait à inoculer une forme de la variole considérée comme étant moins virulente et qui en contact avec une personne servait à l’immuniser. Cependant, cette méthode n’était pas encore tout à fait au point et les risques de contamination restaient encore très présents se traduisant par 1 à 2 % de taux de mortalité. Cette pratique s’est répandue de façon progressive et son utilisation s’est révélée être de plus en plus efficace. L’idée de la possibilité d’immuniser l’être humain contre certaines maladies s’est développée. La reconnaissance de l’action bienfaisante de l’inoculation d’un germe atténué pour aider l’organisme à reconnaître un germe spécifique et se défendre contre lui a fait son chemin.

C’est à partir de 1760 que des expérimentations ont commencé à voir le jour. Daniel Bernouilli démontre ainsi que la vulgarisation de cette pratique est favorable à une amélioration de l’espérance de vie à la naissance malgré les risques encourus. À cette époque, l’inoculation de la variole était encore source de polémique aussi bien en France que dans les autres pays. Entre 1770 et 1791, plusieurs personnes ont procédé à un test pour vérifier l’effet immunisant de l’inoculation de la variole des vaches ou vaccine. Edward Jenner, un médecin anglais, confirmera cette découverte en 1796 et la soutiendra jusqu’à ce que l’efficacité de l’immunisation soit officiellement reconnue. Le 14 mai de cette année, il inocule à un enfant sain de huit ans, James Phipps, du pus extrait de la main d’une fermière atteinte de la variole des vaches. Après trois mois, il inocule la variole à l’enfant et démontre que l’immunisation est réelle. Il avait compris que la vaccine pouvait être une forme plus atténuée du virus de la variole. À partir de là, la vaccination s’est frayé un chemin pour se répandre dans toute l’Europe.

Plus tard, les études effectuées par Louis Pasteur et ses collaborateurs sur la relation entre les microbes et les maladies ont permis d’affiner la technique de la vaccination. Après l’expérience de Jenner, la première vaccination humaine sera celle de la rage. Elle a été administrée avec succès à un enfant, Joseph Meister, ayant été mordu par un chien. De cette expérience va naître la vaccination moderne que nous connaissons aujourd’hui.

Texte écrit par: Mme Seheno Harinjato, de Madagascar, mai 2010
Supervision médicale: Xavier Gruffat, Pharmacien, Editeur Creapharma, Suisse.

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