Anaphylaxie (choc anaphylactique)

Définition

Le choc anaphylactique, appelé aussi anaphylaxie, est la complication la plus grave d’une allergie. Il s’agit d’une réaction allergique grave et immédiate.
Le choc anaphylactique est redouté lors d’allergie alimentaire, médicamenteuse ou aux venins (essentiellement de guêpe, lire aussi ci-dessous sous Causes et Bons conseils).

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Quand se déroule l’anaphylaxie ?
Dans la majorité des cas une anaphylaxie se déroule moins de 30 minutes après l’exposition à un agent sensible ou allergisant, parfois l’état de choc se manifeste 1 à 2 heures après le premier contact. Il s’agit par conséquent la plupart du temps d’une situation d’urgence extrêmement grave et potentiellement fatale.

Epidémiologie

Selon des estimations citées par le site suisse aha! Centre d’Allergie Suisse, environ 10 habitants sur 100’000 subissent chaque année un choc allergique mettant leur vie en danger. Sur un million d’habitants, 1 à 3 personnes décèdent des suites d’une réaction allergique grave chaque année. En Suisse cela représente chaque année entre 8 et 24 décès (la population de la Suisse est d’un peu plus de 8 millions d’habitants).

Causes

Les principales causes du choc anaphylactique ou facteurs déclencheurs sont :
– Denrées alimentaires (ex. cacahuète – voir notre dossier sur l’allergie aux cacahuètes)
– Piqûres d’hyménoptères (ex. guêpe)
– Médicaments (ex. certains antibiotiques)

Selon un article du site Pharmavista.net publié en avril 2018, l’expérience montre qu’un quart des patients sont à nouveau confrontés au même facteur déclenchant ou un à un facteur déclenchant similaire en l’espace de quelques mois ou années.

Symptômes

Le choc anaphylactique peut provoquer une chute de tension très importante voire mener jusqu’à une perte de conscience. L’anaphylaxie peut rapidement occasionner la mort par obstruction des voies respiratoires et une altération des voies circulatoires.

Le site suisse aha! Centre d’Allergie Suisse explique plus en détail que les premiers signes d’une réaction anaphylactique possible sont :
– Démangeaisons et gonflement des paumes de la main ou des plantes des pieds, des paupières, de la muqueuse buccale, des lèvres ou de la langue
– Papules qui démangent (zones rouges, surélevées)
– Problèmes respiratoires, détresse respiratoire, quintes de toux
– Troubles gastro-intestinaux (crampes abdominales, vomissements, diarrhée)
Vertiges importants, sensation de faiblesse.
Il faut savoir Le choc anaphylactique est subdivisé en plusieurs stades, en fonction du degré de gravité

Traitements

Le site suisse Pharmavista.net précise dans un article paru en mai 2019 que tout patient qui a été victime d’une réaction allergique généralisée, quel que soit le degré de sévérité, devrait disposer de médicaments d’urgence – sous forme de set d’urgence – à prendre immédiatement en cas de récidive.
Set d’urgence
Le set d’urgence doit contenir : un antihistaminique, un corticostéroïde (ex. prednisone) et, selon le degré de sévérité, de l’adrénaline (lire aussi ci-dessous).

Toujours selon Pharmavista.net, ce set d’urgence n’existe pas tel quel dans le commerce, en Suisse par exemple il doit être constitué par le pharmacien : par ex. 2 comprimés d’antihistaminique (lévocétirizine, cétirizine ou fexofénadine) et 1-2 comprimés de prednisone/prednisolone 50mg (selon les habitudes locales) pour un adulte ou un enfant de plus de 12 ans.  Pour les enfants, la posologie doit être adaptée au poids corporel, conformément aux instructions du médecin. Pour les enfants en bas-âge, donner de préférence un antihistaminique en gouttes ou sirop et un corticoïde sous forme de comprimés hydrosolubles (Betnesol®).

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Que faire en cas de réexposition (récidive) ?
En cas de réexposition (par ex. nouvelle piqûre de guêpe), le patient devra prendre immédiatement, sans attendre une éventuelle réaction, précise le site suisse Pharmavista.net :
– un antihistaminique H1 non sédatif à action rapide en prise orale (per os) : délai d’action minimum 30 minutes (ex.  (lévocétirizine, cétirizine ou fexofénadine)
– un corticostéroïde en prise orale (per os) : délai d’action per os de minimum 4 heures. Toujours selon Pharmavista, le corticostéroïde n’agit pas sur les symptômes aigus mais empêche les réactions retardées ou tardives liées à l’activation massive des mastocytes
– après une réaction allergique généralisée sévère ou grave, un auto-injecteur d’adrénaline doit être en plus prescrit, et le patient doit être formé à la manipulation du dispositif. Selon les cas, un spray contre l’asthme peut également être prescrit.

Bons conseils

– Après une première réaction allergique généralisée, il est toujours conseillé de se rendre chez un médecin allergologue. Il faut se rendre chez le médecin si possibles dans les 4 semaines qui suivent l’allergie et maximum dans les 6 mois.

– Lors d’allergie aux piqûres de guêpes ou d’allergie alimentaire grave, connue, il est essentiel de toujours avoir sur soi un stylo d’adrénaline (lire davantage sous Traitements ci-dessus). Les réactions allergiques dues à ce genre d’allergie sont très violentes et peuvent provoquer un choc anaphylactique, pouvant entraîner le décès si elles ne sont pas prises en charge rapidement. Il est conseillé de bien connaître le mode d’utilisation de ces stylos d’adrénaline. L’entourage proche devrait aussi le connaître, afin de pouvoir réagir rapidement. De plus, il est important de régulièrement contrôler la date de péremption de son stylo d’adrénaline. Ces derniers ont souvent des dates d’expiration assez courte. Demandez conseil à votre pharmacien.

– Si vous allez à une fête avec un enfant ou un membre de la famille qui souffre d’allergies alimentaires, prenez avec vous au moins un plat qui peut être mangé par la personne allergique dans le cas où aucun aliment présent à la fête ne lui conviendrait.

– Faites attention aux allergies croisées. Par exemple, une protéine de cacahuète peut rester présente sur un gâteau ou une surface de travail jusqu’à 5 heures puis provoquer une grave réaction chez une personne allergique aux cacahuètes.

Lire aussi : allergie, allergie aux cacahuètes, rhume des foins

Sources & Références :
Pharmavista.net (site suisse de référence sur les médicaments), Mayo Clinic, aha! Centre d’Allergie Suisse

Rédaction du dossier : 
Xavier Gruffat (pharmacien)

Date de dernière mise à jour : 
13.05.2019

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 13.05.2019