Vaccins contre la Covid-19 (coronavirus)



Article mis à jour le 21 janvier 2021 – Les sources sont mentionnées surtout en bas de l’article

Lire aussi : vaccin Pfizer/BioNTechvaccin Modernavaccin AstraZeneca/Oxford

Etat de la vaccination et phases de développement

Etat de la vaccination
– Le site du Milken Institute, basé en Californie, résume de façon presque quotidienne l’avancée des projets de vaccin dans le monde. Le Milken Institute estimait le 14 janvier 2021 qu’il y avait 240 vaccins en développement dans le monde avec 42 vaccins en phase clinique et 10 autorisés (en anglais, in use, c’est-à-dire mis sur le marché dans certains pays).

Phases de développement d’un vaccin
Il existe 5 phases de développement d’un vaccin (6 si on inclut la phase d’enregistrement du vaccin appelée RR). Toutes ces phases prennent plusieurs années, mais avec la Covid-19 pour des raisons évidentes toutes les phases sont beaucoup plus rapides.
– La phase pré-clinique avec notamment la collecte de données pour étayer la faisabilité et la sécurité ainsi qu’évaluer les effets toxiques et pharmacologiques.
– La phase clinique 1 (ou I) réalisée sur des dizaines de personnes en bonne santé pour vérifier la sécurité et d’éventuels effets secondaires.
– La phase clinique 2 (ou II) est réalisée sur des centaines de personnes, cette phase permet d’évalue la sécurité, l’efficacité et déterminer la dose optimale ainsi que le calendrier de vaccination.
– La phase clinique 3 (ou III) réalisée cette fois sur des milliers ou dizaines de milliers de personnes, afin d’évaluer davantage la sécurité et l’efficacité du vaccin.
– Parfois on parle après la phase 3 de la phase Regulatory Review (RR), à ce moment une agence de santé comme la FDA (Etats-Unis) examine les données des essais cliniques et les informations relatives aux demandes de licence avant l’approbation (peut se produire alors que la fabrication a commencé).
– Finalement la phase clinique 4 (ou IV) se base sur des études post-approbation du vaccin qui contrôlent l’efficacité dans des conditions réelles avec des millions de personnes prises en compte. A ce moment, le vaccin est déjà disponible sur le marché.

Dernières news (à lire aussi en page d’accueil de Creapharma.ch)

– Des scientifiques de l’université d’Oxford révisent le vaccin contre la Covid-19 qu’ils ont développé avec la société AstraZeneca. Cela devrait permettre de l’utiliser spécifiquement contre les nouvelles mutations très contagieuses du virus. Le journal britannique “Telegraph” l’a rapporté jeudi soir (21.01.2021). Les scientifiques préparent une étude de faisabilité sur la reconception du vaccin contre le coronavirus, selon le journal.
– La Suisse a donné le mardi 12 janvier 2021 son feu vert au vaccin du laboratoire américain Moderna contre la Covid-19. Après celui de Pfizer/BioNTech, il s’agit du deuxième vaccin auquel l’autorité de santé suisse, Swissmedic, a donné son accord. Cette annonce intervient moins d’un mois après le feu vert donné au premier vaccin, développé par Pfizer/BioNTech. La Suisse a commandé jusqu’ici trois millions de doses du vaccin Pfizer/BioNTech, autorisé juste avant Noël le 19 décembre par Swissmedic, et réservé 7,5 millions de doses du vaccin Moderna. Près de 5,4 millions de doses sont encore assurées par AstraZeneca.
– Le gouvernement de l’Etat de Sao Paulo au Brésil a annoncé le jeudi 7 janvier 2021 que le vaccin Coronavac contre la Covid-19, développé par le chinois Sinovac et le brésilien Instituto Butantan, avait une efficacité de 78% dans les tests d’essai clinique en phase 3 réalisés au Brésil. Dans d’autres pays où des tests en phase 3 ont été réalisé, l’efficacité est différente. L’efficacité contre les cas modérés et graves de la Covid-19 est de 100%. Aucune personne vaccinée n’a développé des symptômes graves ou en est mort, selon le site Internet de la Folha de S.Paulo du 7 janvier 2021. Le vaccin Coronavac, à la différence de ceux de Pfizer/BioNTech ou Moderna à ARN, est à base d’un virus inactivé ou mort. Tous les autres vaccins chinois sont également à base d’un virus inactivé (ex. Sinopharm ou CanSino).
– L’Agence européenne des médicaments (EMA) a donné mercredi 6 janvier 2021 son feu vert au vaccin du laboratoire américain Moderna contre la Covid-19. Après celui de Pfizer/BioNTech, il s’agit du deuxième vaccin auquel l’EMA donne son accord pour utilisation dans l’Union européenne (UE). «L’EMA a recommandé d’accorder une autorisation conditionnelle de mise sur le marché pour le vaccin contre le Covid-19 de Moderna pour prévenir la maladie chez les personnes âgées de plus de 18 ans», selon un communiqué de l’autorité européenne de régulation pour les médicaments.
– Le Royaume-Uni a autorisé le 30 décembre 2020 le vaccin développé par l’Université d’Oxford et le laboratoire pharmaceutique AstraZeneca. C’est le deuxième vaccin approuvé par la MHRA, le régulateur britannique, après celui de Pfizer/BioNTech. A la différence des vaccins à ARN (Pfizer/BioNTech ou Moderna) ce vaccin peut être conservé à la température d’un réfrigérateur, soit entre 2° et 8° C. L’autre avantage est qu’il est bien meilleur marché que les vaccins à ARN, de l’ordre d’environ 2,5 euros la dose. Le vaccin Oxford/AstraZeneca est un vaccin  dit “à vecteur viral” : il prend comme support un autre virus (un adénovirus) qui a été transformé et adapté pour combattre la Covid-19. 
– Le Canada a approuvé le vaccin de Moderna contre la Covid-19, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué mercredi 23 décembre 2020. C’est seulement le 2ème pays à avoir approuvé le vaccin à ARN de Moderna, le premier étant les Etats-Unis. Le Canada avait déjà approuvé l’autre vaccin à ARN, celui de Pfizer/BioNTech le 9 décembre 2020.
– Les Etats-Unis ont donné vendredi soir 18 décembre 2020 (heure américaine) leur feu vert au vaccin de Moderna contre la Covid-19, soit exactement une semaine après l’autre vaccin à ARN de Pfizer/BioNTech. Il s’agit d’une autorisation d’urgence (en anglais Emergency Use) accordée par la FDA, l’agence américaine de régulation des médicaments.
– Le jeudi 17 décembre 2020 (heure américaine), un comité consultatif d’experts a voté pour recommander l’autorisation d’urgence aux Etats-Unis du vaccin contre la Covid-19 de la société Moderna. L’agence américaine de régulation des médicaments, la FDA, devrait accorder son feu vert ce vendredi 18 décembre 2020, selon le New York Times. Ce week-end, les premières doses pourraient être livrées dans tout le pays, soit environ 5,9 millions de doses de vaccin. 
– Le lundi 14 décembre 2020, la vaccination à base du vaccin à ARN de Pfizer/BioNTech a commencé à travers les Etats-Unis, comme le relèvent plusieurs médias (ex. CNN, The New York Times). Une infirmière new-yorkaise est devenue lundi la première personne à se faire vacciner contre le Covid-19 aux Etats-Unis. L’infirmière spécialiste des soins intensifs, Sandra Lindsay, a été vaccinée devant les caméras au Long Island Jewish Medical Center, grand hôpital du quartier de Queens. Elle s’est montrée souriante, affirmant après avoir été piquée au bras: “Je me sens très bien. Je n’ai senti aucune différence avec les autres vaccins”.
– Les Etats-Unis ont donné vendredi soir 11 décembre 2020 leur feu vert au vaccin de Pfizer/BioNTech contre la Covid-19. Cela ouvre la voie à une campagne massive de vaccination dans tout le pays avec une première injection promise par Donald Trump “en moins de 24 heures. Sous pression du chef de l’Etat pour accélérer l’autorisation d’urgence, l’Agence américaine des médicaments (FDA) a annoncé dans une lettre avoir donné sa bénédiction au remède. Les Etats-Unis ont pré-acheté 100 millions de doses de ce vaccin.
– Les résultats complets des essais cliniques du vaccin de Pfizer et BioNTech contre la Covid-19 ont été publiés le 10 décembre 2020 dans la revue scientifique de référence The New England Journal of Medicine (DOI : 10.1056/NEJMoa2034577). Dans un premier temps, en novembre 2020, les résultats de l’efficacité du vaccin avaient été communiqués dans un communiqué de presse.
– Le 9 décembre 2020, après le Royaume-Uni, le Canada a enregistré le vaccin de de Pfizer et BioNTech. 
– Le Royaume-Uni a commencé le mardi 8 décembre 2020 à administrer aux personnes les plus vulnérables les premières doses d’un vaccin à ARN des laboratoires Pfizer/BioNTech contre la Covid-19. Le gouvernement britannique espère de cette campagne, la première dans un pays occidental, “une énorme avancée” dans sa lutte contre la pandémie. Le gouvernement a commandé 40 millions de doses permettant de vacciner 20 millions de personnes mais dans un premier temps 800’000 doses ont été reçues. Pour des raisons logistiques la vaccination prendra plusieurs mois. Les personnes en maison de retraite (nursing home) ainsi que le personnel et les personnes âgées de plus de 80 ans sont les premières à être vaccinées. Selon la BBC, en Angleterre 50 hôpitaux ont été choisis pour réaliser la vaccination. Dans les autres nations du Royaume-Uni, soit en Ecosse, dans le Pays de Galles et en Irlande du Nord des hôpitaux ont aussi été choisis. Il s’agit de la plus grande vaccination en masse dans l’histoire du Royaume-Uni.
– Le vaccin à ARN de Pfizer et BioNTech a été approuvé au Royaume-Uni ce mercredi 2 décembre 2020 et sera disponible la semaine prochaine selon le gouvernement britannique. «Le gouvernement a accepté aujourd’hui la recommandation de l’Agence indépendante de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) d’approuver l’utilisation du vaccin contre le Covid-19 de Pfizer / BioNTech.», a déclaré un porte-parole du ministère.
– Le laboratoire américain Moderna a déposé lundi 30 novembre 2020 une demande d’autorisation de son vaccin contre le Covid-19 aux Etats-Unis. De premières vaccinations pourraient ainsi être possibles dès le mois de décembre 2020. Deux semaines après avoir annoncé une efficacité de 94,5% sur la base de résultats préliminaires, Moderna a annoncé que des résultats complets avaient confirmé une efficacité estimée à 94,1%, et qu’il allait donc déposer des demandes d’autorisations conditionnelles de son vaccin. L’Agence américaine des médicaments (FDA) devrait ensuite convoquer le 17 décembre son comité consultatif, ce qui pourrait permettre, en cas de feu vert, une distribution dans les jours suivants. Deux vaccins pourraient alors être disponibles dès le mois de décembre car celui développé par le laboratoire américain Pfizer en collaboration avec l’allemand BioNTech est déjà en cours d’évaluation par la FDA.
La Russie a affirmé le mardi 24 novembre 2020 que son vaccin Spoutnik V contre le Covid-19, développé par le centre de recherches Gamaleïa de Moscou, était efficace à 95%. Il s’agit des résultats préliminaires obtenus sur des volontaires 42 jours après l’injection de la première dose, ont indiqué dans un communiqué ce centre, le ministère russe de la Santé et le Fonds souverain russe, impliqué dans le développement de ce vaccin. Ils n’ont cependant pas mentionné le nombre de cas utilisés pour les calculs. C’est le 4ème vaccin à apporter des résultats de phase 3 en ce mois de novembre 2020.  Spoutnik V est un vaccin à “vecteur viral” utilisant comme vecteur en deux injections deux adénovirus (virus très courants, responsables notamment de rhumes), transformés pour y ajouter une partie de celui responsable du Covid-19. “Le prix d’une dose de Spoutnik V pour le marché international sera de moins de 10 dollars”, a annoncé dans un communiqué séparé le Fonds souverain russe, en précisant que la vaccination pour les citoyens russes serait gratuite.
– Le vaccin contre la maladie Covid-19 développé par le laboratoire britannique Astrazeneca et l’université d’Oxford est efficace à 70% en moyenne, voire à 90% dans certains cas, ce qui le placerait au même niveau que ceux de Pfizer/Biontech ou Moderna, selon des informations divulguées le 23 novembre 2020. Il s’agit de résultats intermédiaires des essais cliniques de grande échelle réalisés au Royaume-Uni et au Brésil, indique Astrazeneca dans un communiqué, précisant engager les procédures pour son approbation par les autorités. Ces résultats préliminaires portent sur des essais sur plus de 20’000 personnes, dont 131 ont contracté la maladie. Ce vaccin utilise une technologie plus traditionnelle que ces deux concurrents (vaccins à ARN), ce qui le rend moins coûteux et plus facile à stocker puisqu’il peut être conservé dans des réfrigérateurs et non à très basse température.
– Le groupe pharmaceutique américain Pfizer et la société allemande BioNTech ont officiellement confirmé le vendredi 20 novembre 2020 qu’ils déposeraient vendredi auprès de l’Agence américaine des médicaments (FDA) une demande d’autorisation de mise sur le marché pour leur vaccin contre le Covid-19, devenant les premiers fabricants à le faire aux Etats-Unis. La FDA n’a pas dit combien de temps il lui faudrait pour examiner les données, mais le gouvernement américain table sur un feu vert dans la première quinzaine de décembre. Dans un premier temps, la FDA accordera une autorisation d’utilisation en urgence, un feu vert conditionnel, lié à l’urgence sanitaire, et sans doute restreint à certains groupes.
– Le vaccin à ARN de Pfizer et BioNTech est efficace à 95% pour prévenir la Covid-19, selon des résultats complets de leur essai clinique à grande échelle. La semaine passée l’efficacité était de “plus de 90%”. Ces 95% d’efficacité signifie que 162 membres du groupe placebo de l’essai clinique ont contracté la Covid-19, contre seulement 8 dans le groupe vacciné. Pfizer devrait demander une autorisation à la FDA (l’agence américaine des médicaments) dans quelques jours, selon plusieurs médias. 
– Moderna Therapeutics, qui a conclu un accord de sous-traitance avec le biochimiste suisse Lonza, revendiquait le 16 novembre 2020 une efficacité de 94,5% (efficacité corrigée le 30 novembre 2020 à 94,1%) pour son vaccin expérimental contre la Covid-19 à base d’ARN, à l’issue d’un première analyse intermédiaire de son étude clinique avancée en cours. Le laboratoire du Massachusetts assure avoir ainsi rempli le critère primaire d’évaluation fixé pour ce volet de recherche. Le vaccin de Moderna, sur les 95 contaminations observées au cours de l’étude, 90 l’ont été dans le groupe auquel a été administré un placebo et seulement 5 dans le groupe ayant reçu l’ARNm-1273. Un avantage sur la version de Biontech/Pfizer, la préparation de Moderna devrait selon l’entreprise rester stable à des températures de réfrigération de 2 à 8 degrés Celsius pendant désormais 30 jours, contre une semaine estimée jusqu’ici. Le produit pourrait ainsi être acheminable via les infrastructures d’entreposage et de distribution de vaccins disponibles.
– Le créateur d’un vaccin russe contre la Covid-19 a assuré le 11 novembre 2020 que celui-ci était efficace à 92%. C’est dans un communiqué que le Fonds souverain russe (RDIF) et l’institut de recherche Gamaleïa ont vanté l’efficacité du vaccin Spoutnik-V (ou Spoutnik), actuellement en phase 3 d’essais cliniques randomisés en double aveugle. “L’analyse statistique de 20 cas confirmés de nouveau coronavirus, cas répartis entre personnes vaccinées et celles ayant reçu le placebo, indique un taux d’efficacité de 92% pour le vaccin Spoutnik-V après une seconde dose”, selon ce document. Le vaccin Spoutnik-V est dit à “vecteur viral”, cela signifie qu’il utilise comme vecteur deux adénovirus (virus très courants, responsables notamment de rhumes), transformés pour y ajouter une partie de celui responsable du Covid-19. Deux injections sont nécessaires.
– Le vaccin développé par Pfizer (Etats-Unis) et BioNTech (Allemagne) est “efficace” à 90% pour prévenir les infections à Covid-19 selon l’essai à grande échelle de phase 3 en cours, dernière étape avant une demande d’homologation, ont annoncé conjointement ces sociétés le 9 novembre 2020 dans un communiqué. Cela signifie qu’une personne exposée au virus ayant reçu ce vaccin a 90% plus de chances de ne pas tomber malade qu’une personne n’ayant pas été vaccinée. La protection des patients a été obtenue sept jours après la deuxième des deux doses et 28 jours après la première, selon les résultats préliminaires. Sur la base de projections, les deux entreprises ont déclaré qu’elles prévoyaient de fournir jusqu’à 50 millions de doses de vaccins dans le monde en 2020 et jusqu’à 1,3 milliard de doses en 2021. [Source : Keystone-ATS, notre site partenaire Pharmapro.ch est client de l’agence]
– Le 6 novembre 2020, l’Argentine a communiqué qu’elle espère lancer la vaccination contre la Covid-19 en fin d’année 2020. Le président argentin, Alberto Fernández, a dit compter sur la disponibilité d’un vaccin contre le coronavirus d’ici à la fin de l’année, après avoir trouvé un accord avec la Russie. Celui-ci permettrait de vacciner 10 des 44 millions d’habitants du pays sud-américain. Le vaccin russe Spoutnik V (lire ci-dessous) est entré dans la troisième phase d’essais cliniques, avec un schéma de vaccination intégrant l’injection de deux doses avec 21 jours d’écart.
[Sources : Keystone-ATS, notre site partenaire Pharmapro.ch est client de l’agence, Creapharma.ch]

Efficacité nécessaire minimum du vaccin et nombre de personnes à vacciner

Efficacité minimum d’un vaccin contre la Covid-19
– Un vaccin contre la Covid-19 devra ou doit avoir une efficacité de 50%, pour qu’il soit recommandé par l’OMS, comme l’a expliqué l’organisation basée à Genève le 31 août 2020. Le vaccin Coronavac (dans les tests cliniques réalisés au Brésil en phase 3) a une efficacité juste supérieure à 50%.
– Un autre point important est la preuve que le vaccin soit sûr, cela signifie que les éventuels effets secondaires doivent être rare.
– Selon la FDA, agence de régulation des médicaments, un vaccin devrait ou doit avoir une efficacité d’au moins 50% pour être approuvé. Cela signifie que 50% des personnes vaccinées ne devraient pas souffrir de Covid-19.
– Les vaccins à ARN (ex. de Pfizer/BioNTech et de Moderna), mis sur le marché en décembre 2020, ont une efficacité supérieure à 90%.

Combien de personnes doivent être vaccinées pour stopper le virus ?
Il faudra vacciner au moins 80% de la population si la souche B.1.1.7 (dite souche anglaise ou britannique) circule de façon majoritaire, ce qui pourrait être le cas en mars 2021 aux Etats-Unis. Selon un article du Wall Street Journal datant du 16 janvier 2021, à cause de la nouvelle variante du Coronavirus (“anglaise”) appelée B.1.1.7 environ 80% de la population devra être vaccinée pour stopper le virus, contre 70% avec la variante “normale” ou non B.1.1.7. C’est donc environ 10% de plus de personnes à vacciner que ce qui avait été annoncé par le passé par des fonctionnaires fédéraux, toujours selon le WSJ.

Vaccins mis sur le marché et en phase clinique 3

Le 14 janvier 2021, il y avait 8 vaccins mis sur le marché et 42 en phase clinique (certains en phase 3).
Vaccins autorisés (mis sur le marché) :
Pfizer/BioNTech – Nom du vaccin : Tozinameran Vaccin autorisé dans plusieurs pays (ex. Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Union Européenne, etc.)
Lire aussi : dossier spécifique sur le vaccin Pfizer et BioNTech
Moderna (Lonza) – Nom du vaccin : MRNA-1273Vaccin autorisé dans plusieurs pays (Etats-Unis, Canada, Israël, Union Européenne, Suisse, etc.)
Lire aussi : dossier spécifique sur le vaccin Moderna
Université d’Oxford/AstraZeneca – Nom du vaccin : AZD1222Vaccin autorisé dans plusieurs pays (Royaume-Uni, Argentine, Inde, Brésil).
Lire aussi : dossier spécifique sur le vaccin AstraZenca/Oxford
Gamaleya Research Inst. – Nom du vaccin : Spoutnik VVaccin autorisé dans plusieurs pays (Russie, Argentine, Biélarussie)
Sinopharm/Beijing Institute – Nom du vaccin : BBIBP-CorV (vaccin avec le virus inactivé, voir la lettre C ci-dessous) – Vaccin autorisé dans plusieurs pays (Chine, Bahreïn, Émirats arabes unis)
Sinopharm/Wuhan Institute – Sans nom connu du vaccin (vaccin avec le virus inactivé, voir la lettre C ci-dessous) – Vaccin autorisé dans plusieurs pays (Chine,…)
Sinovac/Instituto Butantan – Nom du vaccin : CoronaVac (vaccin avec le virus inactivé, voir la lettre C ci-dessous) – Vaccin autorisé dans plusieurs pays (Chine, Brésil)
CanSino Biologics – Nom du vaccin : AD5-NCOV (vecteur viral non réplicable à base d’adénovirus, voir la lettre E ci-dessous) – Vaccin autorisé en Chine (utilisation militaire)
– Un 9ème vaccin est enregistré en Inde, il s’appelle Covaxin est est développé par Bharat Biotech-ICMR1
Vaccins en phase 3 :
Janssen Pharmaceutical (Johnson & Johnson) – Nom du vaccin : JNJ-78436735, selon certains médias il porte le nom de Ad26.COV2.5 (vaccin avec un vecteur viral, une version affaiblie d’un virus du refroidissement ou cold en anglais, voir la lettre E ci-dessous), le vaccin de J&J est pris en dose unique
Novavax – Nom du vaccin : NVX-COV2373 (vaccin de protéines, soit une sous-unité du vaccin ou péplomère recombinante, voir la lettre F ci-dessous)
Le site du Milken Institute, basé en Californie, résume les différentes phases cliniques des vaccins.

Remarque : la phase clinique 3 ( ou III) est la dernière phase avant la commercialisation. Le vaccin est testé sur des dizaines de milliers de personnes (par ex. 15’000 personnes reçoivent deux doses du vaccin et 15’000 deux doses d’un vaccin placebo). Plus d’informations sur les phases cliniques des vaccins en haut de cette page.

Différents projets de vaccins (adénovirus, ARN, virus affaibli)

Il existe plusieurs types de candidats vaccin ou de vaccins contre la Covid-19 (en gras, projets les plus prometteurs) : 
A. Vaccin à ARN
B. Vaccin à ADN
C. Vaccin avec le virus inactivé
D. Vaccin avec le virus affaibli
E. Vaccin avec un vecteur viral (ex. adénovirus)
F. Vaccin de protéines
G. Vaccin avec des virus-like particules (VLP)
H. Autres
Remarque : le Milken Institute mentionne deux catégories différentes (Replicating viral vector et Non-Replicating viral vector) pour le vaccin avec un vecteur viral, c’est pourquoi ils arrivent à un total de 9 projets différents de vaccins (dans ce dossier nous arrivons à 8).

A. Vaccin à ARN (appelé aussi Morceaux d’ARN, en anglais : RNA-based)
Un vaccin à ARN ou à ARN messager (mRNA en anglais) consiste à injecter des nanoparticules de graisses qui “entourent” l’ARN messager. Les molécules de graisse sont importantes pour protéger l’ARN qui est très fragile. En français on parle aussi d’un vaccin à morceaux d’ARN. Au contact des tissus humains, les molécules de graisse se séparent permettant à l’ARN d’entrer dans les cellules humaines (voir aussi infographie ci-dessous). Ces cellules vont commencer à fabriquer des protéines du SARS-CoV-2 (comme les Spikes proteins). La synthèse de ces protéines virales se fait dans les ribosomes, ces derniers traduisent l’ARN en protéines.
Le système immunitaire produit ensuite des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2, le virus à l’origine de la Covid-19. 
– Il n’est pas possible à l’ARN de s’intégrer dans un génome humain (noyau cellulaire), constitué d’ADN. Pour que l’ARN s’intègre dans un ADN humain il doit être transcrit de façon inverse (rétrotranscription), ce processus n’est pas spontané au niveau cellulaire. Il faut savoir que l’ARN est une molécule très fragile, dégradé en 48h dans l’organisme humain.
Avantages :
– L’avantage des vaccins ARN (mRNA) est qu’ils sont considérés comme plutôt sûrs, c’est-à-dire avec peu d’effets secondaires, car ils ne contiennent pas de virus en entier.
– Les vaccins à ARN sont aussi plus rapides à développer qu’un vaccin à base de virus (lire ci-dessous).
– De plus, les vaccins ARN ont pour particularité de pouvoir être produits très facilement en très grande quantité, à la différence d’autres vaccins comme ceux avec un vaccin inactivé2.
Désavantages :
– Les désavantages sont une réponse immunologique plus faible et temporaire, ce qui demande deux doses ou plus, qu’avec d’autres types de vaccins (ex. virus inactivé).
– Un autre problème est qu’il faut souvent une chaîne du froid très avancée, car le vaccin se conserve dans certains cas à une température inférieure à -70°C. Cette chaîne du froid est peu réaliste dans des pays à faible revenu comme en Afrique. C’est le cas pour le vaccin de Pfizer, mais la préparation de Moderna devrait selon l’entreprise rester stable à des températures de réfrigération de 2 à 8 degrés Celsius pendant désormais 30 jours, contre une semaine estimée jusqu’ici. Le produit pourrait ainsi être acheminable via les infrastructures d’entreposage et de distribution de vaccins disponibles.
– Le prix par vaccin de Pfizer pourrait être de 25 à 30 dollars, soit un prix total pour 2 vaccins de 50 à 60 dollars. Dans beucoup de pays, le vaccin est gratuit (payé par les impôts). Pour les pays à faible revenu ce vaccin est probablement trop cher3. Le vaccin d’Astra-Zeneca devrait coûter de 3 à 4 dollars par dose.
Des vaccins à ADN (lire ci-dessous sur les vaccins à ADN) existent à usage vétérinaire : chevaux, chiens, saumons, etc.

B. Vaccin à ADN (en anglais DNA-based)
Le vaccin à ADN (DNA en anglais) contient des plasmides, molécule de l’ADN de bactérie, modifiés en laboratoire. Dans la même logique que le vaccin à ARN, ces plasmides pénètrent ensuite les cellules humaines, qui vont commencer à fabriquer des protéines du SARS-CoV-2 (comme les Spikes proteins). Cela mène le système immunitaire à produire des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2, le virus à l’origine de la Covid-19. 
L’avantage des vaccins à ADN est qu’ils sont considérés comme plutôt sûrs, c’est-à-dire avec peu d’effets secondaires, car ils ne contiennent pas de virus. La réaction immunologique du vaccin à ADN est plus forte que celle du vaccin à ARN. Le désavantage des vaccins à ADN est sa difficulté à les fabriquer.
Plusieurs laboratoires à travers le monde travaillent sur un projet à ADN (ex. GENEXINE CONSORTIUM, INOVIO PHARMACEUTICALS & Co., etc.).

C. Vaccin avec le virus inactivé ou mort (en anglais : Inactivated Virus)
Dans un premier temps, le virus est répliqué en laboratoire sur une surface biologique (organique) comme sur la coquille d’un œuf de poule. Les virus ou unités virales sont ensuite tués par exposition à la chaleur ou au formol. Le vaccin est ensuite purifié. Le matériel génétique du virus est détruit, d’où le terme de virus inactivé ou mort.
Les vaccins contre la polio, la grippe surtout, l’hépatite A ou la rage sont à base de virus inactivés. Un vaccin par virus inactivé présente peu d’effets secondaires, car il n’y a pas de réplication virale possible dans l’organisme. Le désavantage toutefois est une réponse immunologique plus faible que le virus affaibli, ce qui peut nécessiter un rappel (piqûre de rappel). 
Réponse immunitaire :
La réponse immunitaire s’effectue principalement au niveau des anticorps et moins au niveau cellulaire (ex. lymphocytes).
Laboratoires :
En décembre 2020, plusieurs laboratoires à travers le monde notamment chinois travaillaient sur un projet de vaccin avec le virus inactivé ou mort : Sinopharm/Beijing Institute, Sinopharm/Wuhan Institute ou Sinovac/Instituto Butantan (Coronavac). Selon nos informations, ces vaccins nécessitent la prise de 2 doses (2 injections).
Informations utiles :
Dans la Folha de S.Paulo, principal journal brésilien, du dimanche 20 décembre 2020 le scientifique Dimas Tadeu Covas de l’Université de Sao Paulo (USP) et président de l’institut Butantan a estimé que le vaccin le plus sûr testé en phase 3 au Brésil (presque tous les principaux vaccins ont été testés en phase 3 au Brésil) est le vaccin chinois Coronavac de Sinovac Biotech. Ce vaccin a été testé sur 12’500 volontaires, des professionnels de la santé âgés entre 18 et 59 ans, la moitié a reçu un placebo et l’autre moitié le vaccin. Jusqu’à présent selon M. Covas aucun effet secondaire grave n’a été constaté sur les participants. Il manque encore des données à analyser pour confirmer l’efficacité puis demander une mise sur le marché par exemple à l’ANVISA au Brésil ou au NMPA en Chine. Le 23 décembre 2020 ou avant les résultats finaux de l’efficacité devraient être présentés publiquement.

D. Vaccin avec le virus affaibli (en anglais : Live Attenuated Virus)
Le virus est affaibli en étant obligé d’infecter de nombreuses fois des cellules animales (ex. oeufs) en laboratoire jusqu’à ce que le virus ait acquis des mutations menant à une absence de dangerosité chez l’humain. Il existe sur le marché des vaccins à virus affaibli utilisés contre la rougeole, la rubéole ou la fièvre jaune. Un vaccin développé contre la polio reposait aussi sur un virus affaibli. Ce type de vaccin produit une réponse immunitaire très bonne. Mais comme le virus contient des extraits vivants, les effets secondaires peuvent être plus graves avec un risque possible, même limité, d’infections par la maladie. Ce risque est plus élevé chez les personnes immunodéprimées. Le célèbre scientifique français Louis Pasteur a découvert cette méthode de virus affaibli dans ses recherches sur des animaux infectés par le choléra aviaire.  
Laboratoires :
En juillet 2020 la société Codagenix (USA) et le gouvernement indien travaillaient sur un projet de vaccin à virus affaibli. Le 29 octobre 2020, aucun de ces vaccins n’étaient entrés dans la phase clinique 2, selon le Milken Institute.

E. Vaccin avec un vecteur viral, par exemple un adénovirus modifié (en anglais : Replicating viral vector ou Non-Replicating viral vector)
Remarque : le Milken Institute mentionne deux catégories différentes (Replicating viral vector et Non-Replicating viral vector) pour ce type de vaccin, c’est pourquoi ils arrivent à un total de 9 projets différents de vaccins (dans ce dossier nous arrivons à 8).
Dans ce type de vaccin, un virus inoffensif (ex. adénovirus, à l’origine du rhume) est modifié en laboratoire au niveau d’un ou plusieurs gènes pour produire les protéines (ex. spike proteins) du SARS-CoV-2. Par exemple, si un adénovirus est utilisé il est affaibli pour ne pas provoquer de symptômes comme le rhume. Cette méthode existe depuis les années 1980.
Le vaccin à vecteur viral est considéré comme un vaccin sûr, sans risque d’effets secondaires graves. Le vaccin Ervebo contre Ebola (approuvé en 2019 par la FDA) du laboratoire Merck utilise cette technique de vecteur viral.
Réponse immunitaire :
L’avantage du vaccin à vecteur viral (par exemple à la différence du vaccin à virus atténué, voir point C ci-dessus) est qu’en plus de favoriser une production d’anticorps, le vaccin active aussi une réponse cellulaire avec les lymphocytes (lire étude ci-dessous).
Laboratoires :
En décembre 2020 l’Université d’Oxford (USA) avec son nom de code de vaccin ChAdOx1-S en partenariat avec le laboratoire pharmaceutique AstraZeneca, tout comme Johnson & Johnson (Etats-Unis) – le vaccin de Janssen Pharma – et CanSino Biologics (Chine) travaillaient sur un projet de vaccin à vecteur viral. Le vaccin ChAdOx1-S a été approuvé fin décembre au Royaume-Uni, il s’administre à un intervalle de 12 semaines4.
La Russie, avec son vaccin «Spoutnik V», travaille aussi sur un vaccin à vecteur viral. Le vaccin «Spoutnik V», développé par l’Institut Gamaleia, a été enregistré par les autorités russes le 11 août 2020, il est déjà disponible sur le marché en Russie. Les vaccins d’Oxford et «Spoutnik V» reposent sur deux injections pour atteindre l’immunité désirée. Le vaccin de Johnson & Johnson est une version affaiblie d’un virus du refroidissement ou common cold en anglais.

Retour sur une étude de juillet 2020
Le vaccin avec le nom de code ChAdOx1 nCoV-19 développé par l’Université d’Oxford et AstraZeneca au Royaume-Uni s’avère sûr et capable de développer des anticorps. Ces résultats intermédiaires positifs proviennent d’une étude publiée le 20 juillet 2020 dans le journal scientifique The Lancet (DOI : 10.1016/S0140-6736(20)31611-1). Selon cette étude, les plus de 1000 personnes qui ont reçu la vaccination – entre le 23 avril et le 21 mai 2020 au Royaume-Uni – ont produit des anticorps et des globules blancs pour combattre le virus. Aucun effet secondaire grave n’a été constaté parmi les participants. Une étude dite de phase 3 (avant la commercialisation) portant sur environ 50’000 personnes pour tester ce vaccin était en cours le 20 juillet 2020 dans trois pays : Royaume-Uni, Brésil et Afrique du Sud.

F. Vaccin de protéines (en anglais : Protein subunit)
Ce vaccin est créé à base des protéines de pointes (Spike proteins) du SARS-CoV-2. On estime que ce vaccin pourrait être plus efficace que les vaccins à base d’ARN et d’ADN (lire ci-dessus), comme cela évite la réponse immunologique de création des protéines de pointes. Un vaccin contre la polio, développé notamment par l’Université de Pittsburgh, repose sur cette technique. Dans cette technique, seulement des parts (des protéines) du virus sont présentées à l’être humain.
Réponse immunitaire :
L’immunité pourrait toutefois être de courte durée nécessitant ainsi plusieurs vaccinations. L’addition de molécules adjuvantes à ce vaccin permet de renforcer ou booster l’immunité.
Laboratoires :
En décembre 2020 GSK (Royaume-Uni), Sanofi, l’Université de Pittsburgh et le gouvernement américain travaillaient sur un projet de vaccin de protéines.
On peut citer aussi le projet de vaccin Novavax (Etats-Unis) utilisant une péplomère recombinante, ce projet est en phase clinique 3 (en décembre 2020, selon le Wall Street Journal). Le vaccin Novavax développe les protéines dans des cellules d’insecte, le vaccin contient aussi un adjuvant qui au pour but d’augmenter la réponse immunitaire.
Selon nos informations, ces vaccins nécessitent la prise de 2 doses (2 injections).
Les laboratoires français Sanofi et britannique GSK ont déclaré le 11 décembre 2020 que leur vaccin anti-Covid ne serait prêt que fin 2021, après des résultats moins bons qu’attendu dans les premiers essais cliniques. Ils tablent désormais sur une disponibilité au quatrième trimestre 2021, alors qu’ils visaient initialement une demande d’homologation au premier semestre 2021.

G. Vaccin avec des virus-like particule ou VLP (en anglais : Virus-Like Particule)
Dans un vaccin avec des virus-like particules (VLP), le virus n’a plus de matériel génétique, dans le cas du SARS-CoV-2 il n’y a plus d’ARN. Ce type de vaccin n’a pas la capacité d’infecter une personne, comme il n’y a pas de matériel génétique. Ces virus sont créés en laboratoire et la réplication a lieu dans des cellules animales ou végétales (ex. dans des plants de tabac). Des vaccins contre l’hépatite B, la malaria (paludisme) et le HPV sont à base de cette technique. Ce type de vaccin serait plus efficace que le vaccin à ARN (voir point 1. ci-dessus). Un aspect négatif est que ce vaccin doit toujours être refroidi (chaîne du froid).
Laboratoires
En décembre 2020 Osivax (France), l’Universtié de Bristol (Royaume-Uni), Medicago (Canada) ou InCor (Brésil) travaillaient sur un projet de virus-like particules. Fin octobre 2020, plusieurs autres laboratoires à travers le monde travaillaient sur ce type de vaccins.

H. Autres vaccins (en anglais : Other Vaccines)
Dans cette catégorie on trouve les vaccins qui n’appartiennent pas aux 7 (ou 8 selon la classification proposée par le Milken Institute). Comme le précise le Milken Institute, d’un vaccin à anticorps codés par un gène à un vaccin auto-assemblé et plus encore, ce sont les vaccins en cours de développement qui n’entrent pas facilement dans l’une des autres catégories de produits ou les détails sur sa catégorie ne sont pas accessibles au public.
Plusieurs laboratoires dans le monde travaillent sur ces autres vaccins.

Principal défi : durée de l’immunisation

– Le principal défi concernant la vaccination contre la Covid-19 est son efficacité dans le temps (mois ou surtout années après la vaccination). Autrement dit, chaque combien de mois ou années il faudra se faire de nouveau vacciner. Pour le directeur des National Institutes of Health (NIH) aux Etats-Unis Francis Collins, qui s’exprimait dans le Wall Street Journal du 26 juillet 2020, il est difficile de savoir si le vaccin contre la Covid-19 allait protéger pendant 1 année en le testant seulement quelques mois, par exemple de juillet à décembre 2020. Il manque un certain recul pour avoir des informations sur la durée de la vaccination. Le scientifique américain estime que le fait que des patients infectés par la Covid-19 n’aient pas été réinfectés une année après (ex. infectés en mars 2019 par la Covid-19 et pas réinfectés en mars 2020) pourrait être un signe montrant une efficacité possible de la vaccination dans le temps.
– Comme le virus SARS-CoV-2 (à l’origine de la Covid-19) mute assez peu au niveau génétique, à la différence de la grippe, il est possible que le vaccin ne change pas d’année en année comme celui de la grippe.

Chiffre d’affaires des vaccins (hors Covid-19)

Le chiffre d’affaires des vaccins se concentre principalement chez 4 acteurs : Glaxo-Smithkline (GSK), Merck & Co, Pfizer et Sanofi. Ces 4 industriels du médicament, appartenant à Big Pharma, représentent plus de 80% du chiffre d’affaires mondial des vaccins, selon la Handelsblatt (journal économique allemand). Le chiffre d’affaires total des vaccins par année est estimé à 35 milliards de dollars par an par la Handesblatt.
Les Etats-Unis vont investir au moins 10 milliards de dollars dans la course à un vaccin contre la Covid-19.
Plus d’informations sur le chiffre d’affaires des grands laboratoires pharmaceutiques dans le monde et des vaccins (sur notre site partenaire Pharmapro.ch)

Lire aussi : dossier complet contre la Covid-19dossier spécifique sur le vaccin Pfizer et BioNTech

Sources & Références :
Sources :
Milken Institute, Handelsblatt (plusieurs éditions), magazine Superinteressante (juillet 2020), Folha de S.Paulo, UOL.com.br (citant Reuters notamment), The Wall Street Journal, Le Monde (online), Keystone-ATS (agence de presse suisse), Keystone-ATS (le partenaire de Creapharma.ch, Pharmapro.ch, est client de cette agence de presse suisse), New York Times, Le Temps.ch, CNN.com, The Economist.
Références :
The Lancet (DOI : 10.1016/S0140-6736(20)31611-1)

Personnes responsables et impliquées dans l’écriture de ce dossier :
Xavier Gruffat (Pharmacien et Rédacteur en chef de Creapharma), Seheno Harinjato (Rédactrice chez Creapharma.ch, responsable des infographies)

Crédits photos :
Adobe Stock, © 2020 Pixabay, Creapharma.ch

Infographies : 
Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch), Pharmapro Sàrl.

Date de la dernière mise à jour du dossier : 
16.01.2021 (par XG)

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Notes de bas de page et références :

  1. The Economist, édition du 9 janvier 2021
  2. News du Figaro et AFP, en date du 9 novembre 2020, accédé à la même date
  3. Le Monde, journal du 11 novembre 2020
  4. CNN.com, news du 30 décembre 2020
Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 21.01.2021