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Vaccination contre la Covid-19 (vaccins et projets de vaccins)





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Article mis à jour le 23 octobre 2020 – Les sources sont mentionnées dans ou en bas de cet article

Etat de la vaccination / News
– Le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson (J&J) a annoncé la reprise de son essai clinique en phase 3 de son vaccin contre la Covid-19, le 12 octobre 2020 J&J avait communiqué sur la suspension de son essai clinique, car un des participants aux tests était tombé malade. Le 23 septembre 2020, J&J avait annoncé l’entrée en phase 3 de son vaccin.
– Le 12 septembre 2020, la société AstraZeneca a communiqué qu’elle continuait son essai clinique de son vaccin contre la Covid-19 après le feu vert des autorités sanitaires. L’arrêt n’aura duré que 3 jours. En effet, le 9 septembre 2020 la société avait annoncé l’arrêt de l’un des essais cliniques les plus avancés, le projet de vaccin entre AstraZeneca et l’université britannique Oxford (d’où le nom de “vaccin d’Oxford”). Il s’agit d’un vaccin avec un vecteur viral (adenovirus modifié). La raison de cet arrêt de 3 jours provenait de la détection d’un éventuel effet indésirable grave chez un participant aux essais cliniques de son vaccin expérimental. Selon le New York Times, le problème a été détecté chez un volontaire du Royaume-Uni. Cette personne, une femme selon la presse, a été diagnostiquée de myélite, un syndrome inflammatoire de la colonne vertébrale, très souvent provoqué par des infections virales. Le vaccin d’Oxford repose sur deux injections pour atteindre l’immunité désirée. Le vaccin a toutefois été arrêté aux Etats-Unis, mais le 24 octobre 2020 les autorités sanitaires fédérales américaines ont donné le feu vert à AstraZeneca après une pause de six semaines, concluant qu’il n’y avait pas de preuve que l’expérimentation avait directement causé des effets secondaires neurologiques signalés chez deux participants, selon un article du Wall Street Journal
– Le 24 octobre 2020 (date de mise à jour de ce dossier), il n’existait aucun vaccin contre la Covid-19 disponible sur le marché, un vaccin russe a toutefois été enregistré en Russie le 11 août 2020 (lire paragraphe ci-dessous) et il devrait être disponible le 1er janvier 2021. Un deuxième vaccin russe a été enregistré en Russie en octobre 2020, sans savoir quand il sera disponible sur le marché.
Il existe aussi un vaccin enregistré en Chine mais seulement à disposition des militaires chinois. Plusieurs institutions et laboratoires pharmaceutiques dans le monde travaillent sur des projets de vaccins. Rappelons qu’en temps normal il faut plusieurs années pour élaborer un vaccin. 

Projets de vaccin
Selon l’OMS, le 28 août 2020 il existait 197 projets de vaccin en phase de développement dans le monde, 33 étaient en phase clinique (10 en phase avancée) et 143 en phase pré-clinique. Le site du Milken Institute, basé en Californie, résume de façon presque quotidienne l’avancée des projets de vaccin dans le monde. Le Milken Institute estimait qu’il y avait 213 vaccins en développement dans le monde le 8 octobre 2020 avec 35 vaccins en phase clinique (certains en phase 3, lire ci-dessous).
Efficacité selon l’OMS
Un vaccin contre la Covid-19 devra avoir une efficacité de 50%, pour qu’il soit recommandé par l’OMS, comme l’a expliqué l’organisation basée à Genève le 31 août 2020. Un autre point important est la preuve que le vaccin soit sûr, cela signifie que les éventuels effets secondaires doivent être rare.
Vision optimiste
Certains estiment qu’il n’y aura pas un seul vaccin disponible sur le marché, mais plusieurs, pour permettre notamment à des milliards d’êtres humains de se faire vacciner.
Vision pessimiste
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, estimait début août 2020 qu’il est possible qu’aucun vaccin ne soit disponible, par manque d’efficacité ou qu’on dispose d’un vaccin ne protégeant que pendant quelques mois. Autrement dit, la vaccination devant être répétée de façon fréquente.

Espoirs de vaccins efficaces :
– En octobre 2020, l’espoir pourrait être pour certains l’arrivée d’un vaccin à ARN (voir point 1 ci-dessous) à la fin de l’année 2020 ou au début 2021, produit à des centaines de millions de doses.
– L’Université d’Oxford (USA) avec son nom de code de vaccin ChAdOx1 nCoV-19, un vaccin avec un vecteur viral (lire ci-dessous), pourrait aussi être disponible à la fin 2020 ou début 2021, produit à des centaines de millions de doses.

Premier vaccin contre la Covid-19 enregistré en Russie
Un vaccin contre la Covid-19, le premier au monde, a été enregistré le mardi 11 août 2020 en Russie. Ce vaccin se nomme «Spoutnik V» (V comme virus), comme l’a affirmé le président russe Vladimir Poutine. Selon lui, le vaccin est «assez efficace» et il donne une «immunité durable». Toutefois, ce vaccin devrait être mis en circulation seulement le 1er janvier 2021, selon le registre national des médicaments du ministère de la Santé, comme le relève l’agence de presse suisse Keystone-ATS. Ce vaccin est à vecteur viral, à base d’un adénovirus (lire ci-dessous pour plus d’informations sur ce type de vaccin). Un deuxième vaccin russe a été enregistré en Russie en octobre 2020, sans savoir quand il sera disponible sur le marché.

Phases cliniques des principaux vaccins (sources : Milken Institute, 13 octobre 2020) :
Phase III (vaccin testé sur des dizaines de milliers de personnes) :
– Sinopharm/Beijing Institute (vaccin avec le virus inactivé, voir point 3 ci-dessous)
– Sinopharm/Wuhan Institute (vaccin avec le virus inactivé, voir point 3 ci-dessous)
– Sinovac/Instituto Butantan (vaccin avec le virus inactivé, voir point 3 ci-dessous)
– Université d’Oxford/AstraZeneca (vaccin avec un vecteur viral, voir le point 5 ci-dessous, du 9 au 12 septembre 2020 ce projet de vaccin a été arrêté, mais dès le 12 septembre 2020 la phase clinique 3 a continué)
– Moderna (vaccin à ARN, voir le point 1 ci-dessous)
– Johnson & Johnson (vaccin avec un vecteur viral, une version affaiblie d’un virus du refroidissement ou common cold en anglais, voir le point 5 ci-dessous), le vaccin de J&J est pris en dose unique
– BioNTech/Fosun/Pfizer (en partie en phase II également)
– Janssen Pharma
Le site du Milken Institute, basé en Californie, résume les différentes phases cliniques des vaccins de façon presque quotidienne.

Principal défi : durée de l’immunisation
Le principal défi concernant la vaccination contre la Covid-19 est son efficacité dans le temps (mois ou surtout années après la vaccination). Autrement dit, chaque combien de mois ou années il faudra se faire de nouveau vacciner. Pour le directeur des National Institutes of Health (NIH) aux Etats-Unis Francis Collins, qui s’exprimait dans le Wall Street Journal du 26 juillet 2020, il est difficile de savoir si le vaccin contre la Covid-19 allait protéger pendant 1 année en le testant seulement quelques mois, par exemple de juillet à décembre 2020. Il manque un certain recul pour avoir des informations sur la durée de la vaccination. Le scientifique américain estime que le fait que des patients infectés par la Covid-19 n’aient pas été réinfectés une année après (ex. infectés en mars 2019 par la Covid-19 et pas réinfectés en mars 2020) pourrait être un signe montrant une efficacité possible de la vaccination dans le temps.

FDA
Selon la FDA, agence de régulation des médicaments, un vaccin devrait avoir une efficacité d’au moins 50% pour être approuvé. Cela signifie que 50% des personnes vaccinées ne devraient pas souffrir de Covid-19.

Projets de vaccins
Il existe plusieurs types de candidats vaccin ou de vaccins contre la Covid-19 : 
1. Vaccin à ARN
2. Vaccin à ADN
3. Vaccin avec le virus inactivé
4. Vaccin avec le virus affaibli
5. Vaccin avec un vecteur viral (ex. adénovirus) – Vaccin russe (premier vaccin enregistré le 11 août 2020)
6. Vaccin de protéines
7. Vaccin avec des virus-like particules (VLP)
8. Autres
Remarque : le Milken Institute mentionne deux catégories différentes (Replicating viral vector et Non-Replicating viral vector) pour le vaccin avec un vecteur viral, c’est pourquoi ils arrivent à un total de 9 projets différents de vaccins (dans ce dossier nous arrivons à 8).

1. Vaccin à ARN (en anglais : RNA-based)
Un vaccin à ARN ou à ARN messager (mRNA en anglais) consiste à injecter des nanoparticules de graisses. contenus à l’intérieur de l’ARN messager. Ces nanoparticules pénètrent ensuite les cellules humaines, qui vont commencer à fabriquer des protéines du SARS-CoV-2 (comme les Spikes proteins). Cela mène le système immunitaire à produire des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2, le virus à l’origine de la Covid-19. 
L’avantage des vaccins à ARN (mRNA) est qu’ils sont considérés comme plutôt sûrs, c’est-à-dire avec peu d’effets secondaires, car ils ne contiennent pas de virus. Les vaccins à ARN sont aussi plus rapides à développer qu’un vaccin à base de virus (lire ci-dessous). Les désavantages sont une réponse immunologique plus faible et temporaire, ce qui demande deux ou plus de doses, qu’avec d’autres types de vaccins (ex. virus inactivé).
De plus, aucun vaccin à base d’ARN n’est disponible sur le marché en juillet 2020. Jusqu’à présent (juillet 2020), aucun vaccin à base d’ARN n’a été approuvé pour l’humain par les autorités de santé à travers le monde (ex. la FDA américaine). Une raison est que ces vaccins ne présentent pas une réponse immunitaire suffisante.
En juillet 2020 plusieurs laboratoires à travers le monde travaillaient sur un projet de vaccin à ARN, comme Moderna Therapeutics (USA, lire aussi ci-dessous), Pfizer (USA) et BioNTech (Allemagne) ou GSK (Royaume-Uni) et CureVac (Allemagne). 
Covid-19 : espoir d’un vaccin à ARN efficace (étude, juillet 2020)
La société américaine de biotechnologie Moderna Therapeutics a communiqué les premiers résultats positifs de son vaccin contre la Covid-19 en phase clinique 1. Selon l’étude, parmi les 45 participants qui ont reçu ce vaccin contre la Covid-19 appelé mRNA-1273 (un vaccin à ARN messager) tous ont manifesté une réponse immunitaire au SARS-CoV-2, le virus à l’origine de la Covid-19. Cela signifie notamment que des anticorps ont été détectés chez chacun des 45 participants. Le niveau d’anticorps était plus ou moins le même qu’observé chez des personnes ayant été infectées naturellement par la Covid-19. Une activité positive des cellules T ou lymphocytes T, en plus de la production d’anticorps, a aussi été démontrée dans cette étude. Les participants étaient âgés de 18 à 55 ans, ils ont reçu deux doses de vaccin pris à 28 jours d’intervalle. Aucun n’a présenté d’effets secondaires graves mais plus de la moitié des participants a ressenti des effets secondaires légers ou modérés comme des maux de tête ou de la fatigue. Le gouvernement américain, à travers son institution NIH, a participé à ce travail de recherche. Le laboratoire Moderna estime que ces résultats permettent le lancement d’ici fin juillet 2020 de la phase clinique 3 avec cette fois environ 30’000 participants. La phase 3 n’est pas une étape facile, avec souvent des vaccins qui échouent à ce moment.
Moderna se prépare à la fin des essais cliniques, s’ils sont positifs et s’il reçoit une autorisation des autorités de santé comme la FDA, à produire 500 millions de doses de vaccin par année. Les résultats ont été publiés le 14 juillet 2020 dans la revue scientifique The New England Journal of Medicine. À la mi-juillet 2020, plus de 160 projets de vaccin à travers le monde sont en phase de développement, selon l’OMS. [Sources : Handelsblatt, The Wall Street Journal, Folha de S.Paulo]

2. Vaccin à ADN (en anglais DNA-based)
Le vaccin à ADN (DNA en anglais) contient des plasmides, molécule de l’ADN de bactérie, modifiés en laboratoire. Dans la même logique que le vaccin à ARN, ces plasmides pénètrent ensuite les cellules humaines, qui vont commencer à fabriquer des protéines du SARS-CoV-2 (comme les Spikes proteins). Cela mène le système immunitaire à produire des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2, le virus à l’origine de la Covid-19. 
L’avantage des vaccins à ADN est qu’ils sont considérés comme plutôt sûrs, c’est-à-dire avec peu d’effets secondaires, car ils ne contiennent pas de virus. La réaction immunologique du vaccin à ADN est plus forte que celle du vaccin à ARN. Le désavantage des vaccins à ADN est sa difficulté à les fabriquer.
En juillet 2020 le laboratoire Inovio Pharma (USA) travaillait sur un projet de vaccin à ADN.

3. Vaccin avec le virus inactivé ou mort (en anglais : Inactivated Virus)
Dans un vaccin dit à virus inactivé, le virus est tué par exposition à la chaleur ou au formol. Le matériel génétique du virus est détruit. Les vaccins contre la polio, la grippe, l’hépatite A ou la rage sont à base de virus inactivé. Un vaccin par virus inactivé présente peu d’effets secondaires, car il n’y a pas de réplication virale. Le désavantage toutefois est une réponse immunologique plus faible que le virus affaibli, ce qui peut nécessiter un rappel. 
En juillet 2020 la société Sinovac Biotech (son vaccin contre la Covid-19 s’appelle Coronavac), Sinopharm, l’Université d’Osaka (Japon) et le gouvernement chinois travaillaient sur un projet de vaccin à virus inactivé. 

4. Vaccin avec le virus affaibli (en anglais : Live Attenuated Virus)
Le virus est affaibli en étant obligé d’infecter de nombreuses fois des cellules animales (ex. oeufs) en laboratoire jusqu’à ce que le virus ait acquis des mutations menant à une absence de dangerosité chez l’humain. Il existe sur le marché des vaccins à virus affaibli utilisés contre la rougeole, la rubéole ou la fièvre jaune. Un vaccin développé contre la polio reposait aussi sur un virus affaibli. Ce type de vaccin produit une réponse immunitaire très bonne. Mais comme le virus contient des extraits vivants, les effets secondaires peuvent être plus graves avec un risque possible, même limité, d’infections par la maladie. Ce risque est plus élevé chez les personnes immunodéprimées. Le célèbre scientifique français Louis Pasteur a découvert cette méthode de virus affaibli dans ses recherches sur des animaux infectés par le choléra aviaire.  
En juillet 2020 la société Codagenix (USA) et le gouvernement indien travaillaient sur un projet de vaccin à virus affaibli. 

5. Vaccin avec un vecteur viral, par exemple un adenovirus modifié (en anglais : Replicating viral vector ou Non-Replicating viral vector)
Remarque : le Milken Institute mentionne deux catégories différentes (Replicating viral vector et Non-Replicating viral vector) pour ce type de vaccin, c’est pourquoi ils arrivent à un total de 9 projets différents de vaccins (dans ce dossier nous arrivons à 8).
Dans ce type de vaccin, un virus inoffensif (ex. adénovirus, à l’origine du rhume) est modifié en laboratoire au niveau d’un ou plusieurs gènes pour produire les protéines (ex. spike proteins) du SARS-CoV-2. Par exemple, si un adénovirus est utilisé il est affaibli pour ne pas provoquer de symptômes comme le rhume. Cette méthode existe depuis les années 1980.
Le vaccin à vecteur viral est considéré comme un vaccin sûr, sans risque d’effets secondaires graves. Le vaccin Ervebo contre Ebola (approuvé en 2019 par la FDA) du laboratoire Merck utilise cette technique de vecteur viral.
En octobre 2020 l’Université d’Oxford (USA) avec son nom de code de vaccin ChAdOx1 nCoV-19 en partenariat avec le laboratoire pharmaceutique AstraZeneca, tout comme Johnson & Johnson (Etats-Unis) et CanSino Biologics (Chine) travaillaient sur un projet de vaccin à vecteur viral.
La Russie, avec son vaccin «Spoutnik V», travaille aussi sur un vaccin à vecteur viral. Le vaccin «Spoutnik V», développé par l’Institut Gamaleia, a été enregistré par les autorités russes le 11 août 2020 et devrait être disponible sur le marché le 1er janvier 2021. Les vaccins d’Oxford et «Spoutnik V» reposent sur deux injections pour atteindre l’immunité désirée. Le vaccin de Johnson & Johnson est une version affaiblie d’un virus du refroidissement ou common cold en anglais.

Infographie sur vaccin avec un vecteur viral (ex. adénovirus)

Etude (20 juillet 2020)
Le vaccin avec le nom de code ChAdOx1 nCoV-19 développé par l’Université d’Oxford et AstraZeneca au Royaume-Uni s’avère sûr et capable de développer des anticorps. Ces résultats intermédiaires positifs proviennent d’une étude publiée le 20 juillet 2020 dans le journal scientifique The Lancet (DOI : 10.1016/S0140-6736(20)31611-1). Selon cette étude, les plus de 1000 personnes qui ont reçu la vaccination – entre le 23 avril et le 21 mai 2020 au Royaume-Uni – ont produit des anticorps et des globules blancs pour combattre le virus. Aucun effet secondaire grave n’a été constaté parmi les participants. Une étude dite de phase 3 (avant la commercialisation) portant sur environ 50’000 personnes pour tester ce vaccin était en cours le 20 juillet 2020 dans trois pays : Royaume-Uni, Brésil et Afrique du Sud.

6. Vaccin de protéines (en anglais : Protein subunit)
Ce vaccin est créé à base des protéines de pointes (Spike proteins) du SARS-CoV-2. On estime que ce vaccin pourrait être plus efficace que les vaccins à base d’ARN et d’ADN (lire ci-dessus), comme cela évite la réponse immunologique de création des protéines de pointes. L’immunité pourrait toutefois être de courte durée nécessitant ainsi plusieurs vaccinations.
En juillet 2020 GSK (Royaume-Uni), Sanofi, l’Université de Pittsburgh (qui a joué un rôle clé dans le développement d’un vaccin contre la polio) et le gouvernement américain travaillaient sur un projet de vaccin de protéines.

7. Vaccin avec des virus-like particule ou VLP (en anglais : Virus-Like Particule)
Dans un vaccin avec des virus-like particules (VLP), le virus n’a plus de matériel génétique, dans le cas du SARS-CoV-2 il n’y a plus d’ARN. Ce type de vaccin n’a pas la capacité d’infecter une personne, comme il n’y a pas de matériel génétique. Ces virus sont créés en laboratoire et la réplication a lieu dans des cellules animales ou végétales (ex. dans des plants de tabac). Des vaccins contre l’hépatite B, la malaria (paludisme) et le HPV sont à base de cette technique. Ce type de vaccin serait plus efficace que le vaccin à ARN (voir point 1. ci-dessus). Un aspect négatif est que ce vaccin doit toujours être refroidi (chaîne du froid).
En juillet 2020 Osivax (France), l’Universtié de Bristol (Royaume-Uni), Medicago (Canada) ou InCor (Brésil) travaillaient sur un projet de virus-like particules.

8. Autres vaccins (en anglais : Other Vaccines)
Dans cette catégorie on trouve les vaccins qui n’appartiennent pas aux 7 (ou 8 selon la classification proposée par le Milken Institute).

Infographie sur le chiffre d’affaires des vaccins (avant la Covid-19) :

News :
Le vaccin contre la tuberculose renforce le système immunitaire

Lire aussi : dossier complet contre la Covid-19

Sources & Références :
Sources :
Milken Institute, Handelsblatt (plusieurs éditions), magazine Superinteressante (juillet 2020), Folha de S.Paulo, UOL.com.br (citant Reuters notamment), The Wall Street Journal, Le Monde (online), Keystone-ATS (agence de presse suisse), Keystone-ATS, New York Times.
Références :
The Lancet (DOI : 10.1016/S0140-6736(20)31611-1)

Personnes responsables et impliquées dans l’écriture de ce dossier :
Xavier Gruffat (Pharmacien et Rédacteur en chef de Creapharma), Seheno Harinjato (Rédactrice chez Creapharma.ch, responsable des infographies)

Crédits photos :
Adobe Stock, © 2020 Pixabay, Creapharma.ch

Infographies : 
Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch), Pharmapro Sàrl.

Date de dernière mise à jour : 
24.10.2020 (par XG)

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 24.10.2020