Vaccination (calendrier vaccinal)

Vaccins recommandés pour la Suisse (sources: OFSP, Plan de Vaccination suisse 2014, Suisse) – Calendrier vaccins Suisse

Vaccination (calendrier vaccinal)


Les deux tableaux de vaccination ci-dessous ont été actualisé le 27 février 2014 par Xavier Gruffat (pharmacien)

Âge °Dipthérie °Tétanos °Polyomyélite ***Coqueluche (voir une infographie) °*Tuberculose Haemoph. infl.
type b (peut provoquer une pneumonie et/ou méningite)
Pneumocoques

Remarque: avec le vaccin polysaccharidique 23-valent contre les pneumocoques (PPV23) il n’est plus nécessaire de faire de rappels ou vaccinations supplémentaires, 1 dose unique est donc recommandée
Dès la naissance 1ère dose 1ère dose
2 mois 1ère dose 1ère dose 1ère dose 1ère dose 2ème dose Eventuellement (complémentaire) – demandez conseil à votre médecin ou pharmacienDose unique pour le PPV23 (lire sous remarque en haut de la colonne)
4 mois 2ème dose 2ème dose 2ème dose 2ème dose 3ème dose Eventuellement (complémentaire), demandez conseil à votre médecin ou pharmacien
6 mois 3ème dose 3ème dose 3ème dose 3ème dose Rappel
12 mois Eventuellement (complémentaire), demandez conseil à votre médecin ou pharmacien
12-15 mois
15-24 mois Rappel Rappel Rappel Rappel Rappel
4 – 7 ans Rappel Rappel Rappel Rappel
11-15 ans Rappel Rappel
Adultes °Rappel °Rappel *** Rappel
>= 65 ans °Rappel °Rappel (Rappel) – Dès 2014, la vaccination de base n’est plus recommandée chez les plus de 65 ans sans facteur de risque

 

° DT(P): Pour les vaccins contre la dypthérie et le tétanos il est conseillé de faire un rappel à 25, 45 et 65 ans. A partir de 65 ans, il est recommandé de se faire vacciner tous les dix ans.

°* Tuberculose: le vaccin intradermique contre la tuberculose appelé BCG est indiqué chez les enfants à risque élevé de tuberculose. A effectuer si possible dès la naissance ou au cours des premiers mois de bébé. On peut sinon réaliser la vaccination jusqu’à 15 mois.

*** En Suisse les autorités de santé recommandent depuis février 2012 un rappel supplémentaire du vaccin contre la coqueluche aux jeunes adultes entre 25 et 29 ans, à tous ceux qui seront futurs parents (on sait que la coqueluche n’est pas dangereuse chez un adulte mais l’est chez un enfant qui n’est pas encore immunisé, donc éventuellement leur futur enfant), et aussi à tous les adultes régulièrement en contact avec des nourrissons. Lire: infographie sur la vaccination contre la coqueluche

Âge Méningocoques C Hépatite B °°° Rougeole / Oreillons / Rubéole =ROR) °°Varicelle Grippe *Zona **Papillomavirus hum. (HPV) contre le cancer du col de l’utérus
2 mois
4 mois
6 mois
12 mois 1ère dose
12-15 mois Eventuellement (complémentaire)
15-24 mois 2ème dose
4 – 7 ans
11-15 ans Eventuellement (complémentaire) °°°Schéma de vaccination varie 1ère dose,parfois avec2ème dose Plusieurs doses (demandez conseil à votre médecin, en général 2 doses suffisent si la vaccination est commencée avant 15 ans)
°Adultes Eventuellement rappel
>= 65 ans 1 dose par an Demandez conseil à votre médecin

* Zona: recommandé aux Etats-Unis.

** HPV: Pour adolescentes avant le début de la vie sexuelle (en France, les nouvelles recommandations proposent une vaccination dès l’âge de 11 ans).

°° Varicelle: recommandée pour les adolescents n’ayant pas d’antécédent de varicelle, plus d’informations sur la vaccination de la varicelle dans le monde (avec d’importantes différences entre l’Europe et les Etats-Unis)

°°° Hépatite B: on recommande dans certains pays une vaccination en 3 doses pour le nourrisson, afin d’avoir une protection à vie contre l’hépatite B (source : OMS, juillet 2011)

Autres vaccins à effectuer en cas de voyage: se renseigner en fonction du pays (davantage d’information sur ce site: www.safetravel.ch)

Fièvre jaune

Hépatite A (en général en 2 doses, donc 1ère dose puis 2ème dose)

– Fièvre typhoïde

– Choléra (vaccin en général pas recommandé aux voyageurs)

Rage (lisez notre dossier complet pour davantage d’informations sur la vaccination de la rage)

– Encéphalites à tiques (attention, aussi dans certaines régions de Suisse ou de France comme l’Alsace)

La vaccination, de quoi parle-t-on ?

La vaccination issue du latin « vacca » signifiant « vache » existe depuis plusieurs siècles sous des formes différentes et des pratiques parfois un peu ancestrales. Elle a évolué progressivement au fil des années et est devenue aujourd’hui une pratique incontournable destinée à stimuler les défenses naturelles de l’organisme. Bien évidemment, la vache aura un rôle prépondérant dans cette grande découverte.

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Vaccination (calendrier vaccinal)

En quoi consiste la vaccination ?

La vaccination est une méthode visant à protéger l’organisme contre les maladies infectieuses en y introduisant un agent extérieur, généralement une forme affaiblie d’un élément pathogène, dont le rôle est de renforcer le système immunitaire. Il s’agit du vaccin. Grâce à l’antigène, il va générer une réaction immunitaire permettant à notre corps de se défendre lorsqu’il est exposé à certaines maladies. Par ailleurs, un mécanisme de mémorisation de l’antigène mobilisé est activé afin d’accélérer son action lors d’une réelle contamination. Les vaccins se divisent en quatre types suivant leur mode de préparation : les agents infectieux inactivés, les sous-unités d’agents infectieux, les agents vivants atténués et les toxines inactivées.

Grâce à la vaccination, l’organisme va produire un anticorps destiné à lutter contre des éléments pathogènes bien spécifiques. C’est la raison pour laquelle, un vaccin correspond à une maladie bien identifiée. Il faut également savoir que l’organisme ne produit pas de façon permanente la même quantité d’anticorps, celle-ci diminue progressivement, réduisant ainsi l’efficacité du vaccin au cours d’un délai plus ou moins long. Au contraire, certains vaccins comme le BCG, anti-tuberculeux, n’induisent pas la production d’anticorps mais provoquent une réaction de protection cellulaire.

Quand inoculer un vaccin et quels sont les différents modes d’administration ?

Pour être efficaces, les vaccins doivent être inoculés à un sujet sain pour éviter tout risque lié à ses effets secondaires. Toutefois, une personne souffrante d’une maladie chronique comme les affections respiratoires peut être vaccinée. C’est par exemple le cas de la vaccination antigrippale.

La vaccination peut également intervenir de deux manières selon qu’elle soit destinée à prévenir les maladies ou à stimuler la production d’anticorps servant à lutter contre une maladie déjà existante. Dans le premier cas, il s’agit d’une vaccination préventive dont le rôle est d’anticiper l’apparition de la maladie. Dans le deuxième cas, il est question d’une vaccination thérapeutique connue également sous le nom d’immunothérapie active. Le rôle de la vaccination est ici de favoriser la production d’anticorps afin d’aider des personnes déjà affectées par la maladie à guérir.

Dans la plupart des cas, les vaccins sont inoculés par injection mais cela n’exclut pas certains vaccins administrés par voie orale.

La vaccination : de son origine à nos jours – Historique vaccination

La toute première forme de vaccination est apparue au XVIe siècle en Chine. Elle consistait à inoculer une forme de la variole considérée comme étant moins virulente et qui en contact avec une personne servait à l’immuniser. Cependant, cette méthode n’était pas encore tout à fait au point et les risques de contamination restaient encore très présents se traduisant par 1 à 2 % de taux de mortalité. Cette pratique s’est répandue de façon progressive et son utilisation s’est révélée être de plus en plus efficace. L’idée de la possibilité d’immuniser l’être humain contre certaines maladies s’est développée. La reconnaissance de l’action bienfaisante de l’inoculation d’un germe atténué pour aider l’organisme à reconnaître un germe spécifique et se défendre contre lui a fait son chemin.

C’est à partir de 1760 que des expérimentations ont commencé à voir le jour. Daniel Bernouilli démontre ainsi que la vulgarisation de cette pratique est favorable à une amélioration de l’espérance de vie à la naissance malgré les risques encourus. À cette époque, l’inoculation de la variole était encore source de polémique aussi bien en France que dans les autres pays. Entre 1770 et 1791, plusieurs personnes ont procédé à un test pour vérifier l’effet immunisant de l’inoculation de la variole des vaches ou vaccine. Edward Jenner, un médecin anglais, confirmera cette découverte en 1796 et la soutiendra jusqu’à ce que l’efficacité de l’immunisation soit officiellement reconnue. Le 14 mai de cette année, il inocule à un enfant sain de huit ans, James Phipps, du pus extrait de la main d’une fermière atteinte de la variole des vaches. Après trois mois, il inocule la variole à l’enfant et démontre que l’immunisation est réelle. Il avait compris que la vaccine pouvait être une forme plus atténuée du virus de la variole. À partir de là, la vaccination s’est frayé un chemin pour se répandre dans toute l’Europe.

Plus tard, les études effectuées par Louis Pasteur et ses collaborateurs sur la relation entre les microbes et les maladies ont permis d’affiner la technique de la vaccination. Après l’expérience de Jenner, la première vaccination humaine sera celle de la rage. Elle a été administrée avec succès à un enfant, Joseph Meister, ayant été mordu par un chien. De cette expérience va naître la vaccination moderne que nous connaissons aujourd’hui.


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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 24.06.2016

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