Cholestérol

Résumé sur le cholestérol et l’hypercholestérolémie

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Le cholestérol est nécessaire pour notre organisme en entrant dans la constitution de la paroi cellulaire et dans la fabrication des hormones notamment.

Cependant, un excès de cholestérol, appelé hypercholestérolémie peut entraîner la formation de plaques athéromateuses (dépôt de graisse et de globules blancs) dans les vaisseaux sanguins. Une mauvaise circulation s’ensuit, avec des risques au niveau cardiaque et cérébral pouvant entraîner un risque pour la vie (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral). Si ces accidents n’entraînent pas toujours la mort, ils peuvent handicaper lourdement la personne atteinte.

Les causes d’une hypercholestérolémie sont diverses. Elles peuvent être génétiques (hyperlipidémie familiale), provenir d’une mauvaise alimentation ou encore d’un mode de vie non sain : sédentarité, stress.

L’hypercholestérolémie est une maladie dite silencieuse, comme l’hypertension ou le diabète : 3 grandes maladies susceptibles d’entraîner des risques cardiovasculaires. En effet, l’hypercholestérolémie n’engendre aucune douleur ou symptôme particulier pendant de longues années pendant lesquelles le dépôt de graisse se fait lentement dans les vaisseaux sanguins. Suivant le lieu où se fait le dépôt de graisse, le malade ressentira des angines de poitrine si ce sont les vaisseaux du cœur (artères coronaires) qui sont touchées.

cholestérol résumé diagnostic

Le diagnostic médical repose sur une analyse sanguine. Le médecin mettra en évidence le taux de cholestérol total, mais détaillera également les différents constituants du cholestérol, car ce dernier, non soluble, devra être véhiculé par des protéines. Les protéines emmenant le cholestérol du foie vers les organes sont les LDL (LowDensityLipoprotein). Lors d’excès de cholestérol, ce dernier peut se déposer sur les parois sanguines, raison pour laquelle, on appelle le LDL ou LDL-C (pour LDL cholestérol), le mauvais cholestérol. Les études scientifiques ont démontré qu’un taux élevé en LDL était un facteur de risque cardiovasculaire.

Les protéines emmenant cholestérol des organes au foie, sont les HDL (High DensityLipoprotein). On parle souvent de protéines nettoyant les vaisseaux sanguins de l’excès de cholestérol. Raison pour laquelle on appelle le HDL, le “bon cholestérol”. Cependant, des études récentes semblent démontrer que le taux de HDL n’aurait aucun effet protecteur réel sur le risque cardiovasculaire.

Les principales complications d’une hyperlipidémie sont l’infarctus du myocarde (arrêt cardiaque), l’accident vasculaire cérébral (attaque cérébrale). Ces complications pouvant être mortelles ou fortement handicapantes.

De nombreux traitements existent contre l’hypercholestérolémie. Ce sont notamment les statines, les fibrates, l’acide nicotinique, les résines échangeuses d’ions. Mais avant de prescrire ces différents médicaments, le médecin demande en général au patient d’améliorer son hygiène de vie, en mangeant plus sainement et en pratiquant une activité sportive régulière.

Les statines sont connues pour leurs effets secondaires, comme les myopathies, souvent renforcées lors de prise concomitante de macrolide (antibiotique) par exemple.

C’est ainsi que de nombreuses personnes se sont tournées vers les médecines alternatives en prenant des remèdes à base de plantes, comme l’ail, l’huile de lin, l’avoine, le psyllium ou encore la levure de riz rouge. Il est toutefois important de prendre ces remèdes naturels, tout en faisant contrôler son taux de cholestérol chez son médecin.

Il est possible de prévenir l’hypercholestérolémie en faisant attention à son alimentation. Même si les graisses sont importantes pour notre organisme, un excès peut être dangereux et engendrer des accidents cardio-vasculaires. Il faut donc éviter les graisses cachées et effectuer des exercices régulièrement.

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Définition du cholestérol – Problème de choléstérol – Cholestérol HDL – HDL – LDL – Cholestérol définition

cholestérol définition

Le cholestérol est une molécule grasse (lipidique) essentielle pour le bon fonctionnement de l’organisme, il joue un rôle dans la construction de la membrane cellulaire et dans la fabrication d’hormones.

Toutefois l’excès de cholestérol ou hypercholestérolémie (encore plus précisément nommé l’hyperlipoprotéinémie car le cholestérol est fortement lié aux protéines le transportant) peut s’avérer mortel à long terme car il peut y avoir des formations de caillots qui vont obstruer les artères et provoquer de graves maladies cardio-vasculaires (ex. infarctus du myocarde).

On peut également relever qu’aucun symptôme n’est ressenti à court terme (le risque est en général sur le moyen ou le long terme) ce qui en fait une maladie devant être régulièrement contrôlée par votre médecin avec des examens sanguins.

C’est de ce fait l’excès de cholestérol qui peut provoquer des complications et non sa présence en quantité optimale. Tout est une question d’équilibre.

Davantage d’informations utiles sur le cholestérol :

– Le cholestérol est une substance vitale pour l’organisme, en voici quelques exemples : il donne de la structure à la cellule en se plaçant dans la membrane cellulaire, intervient dans la synthèse de nombreuses hormones (cortisone, hormones sexuelles,…), joue un rôle dans la digestion des graisses (au niveau de la bile), dans la construction des os (vitamine D),…

– Le cholestérol peut être produit par nos propres cellules (à 80%), on parle de la voie métabolique endogène. La plus grande partie de cette production se passe dans le foie, jusqu’à 2 gr par jour peuvent être produits par cette voie métabolique. Mais le cholestérol peut également être apporté par la nourriture en principe d’origine animale (à 20%), on parle de la voie exogène.

Ainsi lors d’un apport trop important de cholestérol par l’alimentation il y a facilement un excès de cholestérol car il y une addition à la voie endogène, déjà majoritaire à 80%, ce qui provoque à terme des complications cardio-vasculaires.

– Le cholestérol est éliminé dans la bile mais est, par la suite, en majeure partie réabsorbé. On nomme ce processus : cycle entéro-hépatique.

– Le cholestérol est lié à des protéines plasmatiques, aussi appelées protéines de transport, qui circulent dans le système cardio-vasculaire (sang,…) ceci car le cholestérol n’est pas soluble dans le sang (d’où sa liaison à des protéines de transport).

On distingue 3 types de lipoprotéines, classées selon leur densité (density en anglais) : les VLDL (verylowdensitylipoprotein), les LDL (lowdensitylipoprotein) et les HDL (highdensitylipoprotein). Ce sont surtout les deux derniers qui jouent un rôle cliniquement important. Le LDL, aussi appelé “mauvais cholestérol”, est une lipoprotéine qui amène le cholestérol aux tissus, il peut être responsable d’obstruction des artères et mener à l’athérosclérose.

En revanche le HDL, aussi appelé “bon cholestérol”, est une lipoprotéine qui ramène le cholestérol au foie. Si la valeur du HDL est élevée et celle du LDL basse votre formule sanguine est optimale. Dans les autres cas de figures il faudra certainement entreprendre un traitement.

Toutefois des études parues en 2011 et 2012 ont montré que le taux élevé de HDL n’avait scientifiquement pas d’effet protecteur sur l’infarctus du myocarde. Autant un taux élevé de LDL est néfaste et prouvé au niveau médical qu’il augmente le risque cardiaque, autant avoir un taux élevé de HDL ne semble finalement pas diminuer le risque cardio-vasculaire.

Statistiques cholestérol

L’excès de cholestérol toucherait près de 10 millions de Français. Comme l’hypercholestérolémie est une maladie silencieuse (ne présentant pas de symptôme à ses débuts), sa découverte est souvent fortuite. Il se pourrait donc que le nombre de personnes atteintes d’hypercholestérolémie soient plus nombreuses encore.

Ces statistiques concernent les personnes souffrant d’hypercholestérolémie liée à l’apport exogène.

En ce qui concerne les personnes souffrant d’un taux de cholestérol élevé dû à la production endogène (maladie héréditaire), il semblerait qu’une personne sur 500 soit touchée.

Cause du cholestérol – Causes des problèmes de cholestérol

Les causes d’un excès de cholestérol ou de l’hypercholestérolémie (en particulier de LDL) peuvent être:

cholestérol cause

– Cause héréditaire ou génétique, le corps sécrète naturellement trop de cholestérol.

Lorsque le taux de cholestérol est trop élevé, à cause d’une production endogène excessive, on parle d’hyperlipidémie familiale. Comme cela est dû à la transmission d’un gène altéré, ce gène peut être transmis par un des parents ou les deux. Si le gène est transmis par un des parents seulement, le taux de cholestérol peut être 2 à 3 fois plus élevé que la normale. En revanche, lorsque la transmission de l’hyperlipidémie familiale est causée par les deux parents, le taux de cholestérol peut être augmenté de 6 fois !

– Alimentation (trop de graisses saturées).

Les graisses sont importantes pour l’organisme en fournissant l’énergie nécessaire à son bonfonctionnement. Par contre, un excès de graisse favorise les dépôts et l’apparition d’athérosclérose.

On différencie les graisses saturées et les graisses insaturées. Les graisses saturées sont surtout présentes dans les graisses d’origine animale et font augmenter le taux de LDL-cholestérol (appelé mauvais cholestérol). Ce n’est pas le cas des graisses insaturées présentes dans les graisses végétales. Ces dernières sont pauvres en LDL-cholestérol et riches en HDL-cholestérol (appelé aussi bon cholestérol).

Selon les autorités américaines du ministère de l’agriculture et de la santé qui communiquaient à ce sujet en février 2015, les aliments riches en cholestérol ne font pas augmenter le taux de cholestérol dans le sang. Selon un haut fonctionnaire américain du département de l’agriculture expliquant ce changement dans les recommandations, il n’y aurait pas de relation entre le taux de cholestérol dans un aliment et celui dans le sang humain (cholestérolémie). C’est pourquoi à terme les aliments vendus aux États-Unis ne devraient plus contenir des avertissements indiquant une teneur élevée en cholestérol.

L’organisme est en fait capable de réguler l’absorption de cholestérol et bloque son entrée, si nécessaire, directement dans la paroi intestinale.

Par contre les graisses saturées peuvent elle augmenter le taux de cholestérol dans le sang (cholestérolémie). Plus d’informations à ce sujet sur notre site Creapharma.fr

– Facteurs liés au style de vie : excès de poids, hypertension, manque de mouvement,…

– Multifactoriel : ensemble de facteurs génétiques et liés au style de vie.

Personnes à risques cholestérol – hyperlipidémie

Les personnes pouvant souffrir d’hyperlipidémie (cholestérol sanguin élevé) sont les personnes suivantes :

Personne dont un ou des parents souffrent d’hyperlipidémie familiale

L’hyperlipidémie familiale est une affection génétique provoquant une fabrication endogène de cholestérol trop élevée d’un facteur de 2 à 8 fois plus élevé que le taux de cholestérol sanguin normal.

Personne consommant beaucoup de graisses animales au détriment des graisses végétales

Les graisses animales contiennent plus de graisses saturées, faisant augmenter le taux de cholestérol dans le sang et risquant de boucher les artères. Il est important de connaître la notion de graisses cachées qui sont les graisses contenues dans les aliments et dont on ne soupçonne pas la grande quantité en graisse. On parle ici des charcuteries notamment, des plats préparés contenant des sauces, des frites, des chips, des cacahuètes.

Pour exemple, mentionnons qu’un paquet de cacahuètes de 200g contient 18 cuillérées à café de graisse cachée, soit environ 90 grammes de graisse. Or, le besoin quotidien en graisse pour un adulte est de 60 à 70 grammes environs. On voit ici que le besoin est largement dépassé, on entre dans les excès, donc dans l’accumulation de graisses, pouvant être nocive pour le corps.

Les personnes sédentaires

Les personnes sédentaires, n’utilisent pas l’énergie fournie par les graisses ou lipides. Les lipides sont consommés par le corps pour fournir de l’énergie lorsque l’on pratique un effort physique de moyenne intensité, suffisamment longtemps. Il est ainsi recommandé de pratiquer au moins 2 fois par semaine, une activité physique augmentant le rythme cardiaque pendant au moins 1h30.

Les graisses non utilisées sont stockées dans le corps et peuvent provoquer unehypercholestérolémie.

Symptômes du cholestérol – Signes cholestérol

Une personne souffrant d’hypercholestérolémie ne présente aucun symptôme pendant de longues années, jusqu’à ce que le dépôt de cholestérol dans les artères sanguines soit assez conséquent pour les boucher et provoquer des complications pouvant être fatales, ou très handicapantes. L’absence de symptômes lors d’hypercholestérolémie peut rendre plus difficile la mise en place d’un traitement, car la personne ne sait pas qu’elle est malade. Le diagnostic d’hypercholestérolémie est souvent posé fortuitement lors d’un contrôle médical général.

Suivant l’emplacement des plaques athéromateuses (dépôt de cholestérol et de globules blancs), les symptômes seront différents, car ils dépendront de l’organe touché.

Ainsi, lorsque ce sont les artères du cœur qui sont bouchées (artères coronaires), le malade ressentira des oppressions dans la poitrine, appelées angine de poitrine ou angor. La complication principale, lorsque les artères coronaires sont touchées est la survenue d’un infarctus du myocarde (arrêt cardiaque).

Lorsque ce sont les artères du cerveau qui sont touchées, on peut souffrir d’accident vasculaire cérébral (AVC ou attaque cérébrale). Une confusion mentale apparaît pouvant être suivie par une perte de connaissance et la mort.

Lorsque ce sont les artères des reins qui sont touchées, les malades présentent une hypertension et à la longue, une insuffisance rénale très pénible à traiter, car il faudra les dialyser (ce traitement est douloureux et très coûteux) en attendant de recevoir une greffe rénale.

Chez les personnes souffrant d’hyperlipidémie familiale les symptômes peuvent être plus importants, vu que leur taux sanguins en cholestérol peut être 2 à 8 fois plus élevés que le taux normal. Cependant, le dépôt se fait également sur de nombreuses années. Ainsi, les symptômes prendront également quelques années, avant d’apparaître.

Les symptômes peuvent se présenter ainsi :
– Xanthomes (petits nodules jaunâtres faits de dépôts de cholestérol) sur la peau
– Xanthélasma (taches jaunâtres sur les paupières)
– Cercle jaune autour de l’iris de l’œil

Prévention primaire ou secondaire

En médecine on distingue la prévention primaire de la prévention secondaire en cas d’hypercholestérolémie.

La prévention primaire signifie que le patient n’a pas eu dans le passé d’accident cardio-vasculaire et la prévention secondaire indique au contraire que le patient a souffert par le passé d’un accident cardio-vasculaire comme un infarctus, un AVC, une angine de poitrine, etc.

Les traitements contre le cholestérol sont surtout indiqués en cas de prévention secondaire mais peuvent aussi être prescrits en prévention primaire, surtout en cas de taux élevés de cholestérol (LDL, triglycérides) ou d’autres facteurs à risque.

Diagnostic cholestérol – diagnostic de l’hyperlipidémie

Le diagnostic d’une hypercholestérolémie se fait exclusivement par une prise sanguine lors d’un contrôle général de santé, car cette maladie est totalement asymptomatique, en tout cas dans ses débuts. (Les symptômes apparaissant après plusieurs années.)

Profil lipidique

L’analyse sanguine mesure le cholestérol total (TC) ainsi que ses différents éléments : le cholestérol HDL (HDL-C), le cholestérol (LDL-C) et les triglycérides (TG). On appelle cela, le profil lipidique.

Le taux de cholestérol sanguin étant influencé par l’alimentation (apport exogène), il est nécessaire d’être à jeûne pendant au moins 12heures avant de faire le dosage des lipides sanguins.

L’interprétation des résultats dépendra de différents facteurs, comme le diabète de type 2, l’hypertension, le tour de taille, des antécédents de maladie cardiovasculaires. Tous ces facteurs sont des facteurs de risque de maladies cardio-vasculaires.

En principe, les valeurs de référence pour la lipidémie sont les suivantes, ces valeurs peuvent varier en fonction du pays (recommandations différentes par les autorités de santé) ou si la personne se trouve dans un groupe à risque cardio-vasculaire ou non :

TC : 4,4-6,2 mmol/L ou 1,7-2,4 g/L (ou 170 à 240 mg/dL)

LDL (ou LDL-C) : 3,5 – 4,5 mmol/L ou 1,35 -1,75 g/L (ou 135 – 175 mg/dL), dans les groupes à haut risque cardio-vasculaire, le but est que le patient atteigne moins de 70 mg/dL de LDL

HDL (ou HDL-C) : 0,9 – 1,6 mmol/L ou 0.35 – 0,62 g/L (ou 35 – 62 mg/dL), relevons que cette valeur est toujours moins prise en compte par les médecins

TG : 0,60 – 1,70 mmol/L ou 0,52-1,50 g/L (ou 52-150 mg/dL)

Avant de se prononcer sur une prise en charge médicamenteuse d’une hyperlipidémie, le médecin effectuera au préalable, 2 mesures à jeûne du profil lipidique de son patient. De plus, des mesures hygiéno-diététiques (alimentation, activité sportive) devront avoir été entreprises durant au moins 3 mois.

Risques en cas de problème de cholestérol – Complications cholestérol

En fonction de votre taux de LDL (>> voir explications sous définition), les risques suivants peuvent exister :

Infarctus du myocarde (crise cardiaque) liés à l’athérosclérose*.

AVC (accident vasculaire cérébral) liés à l’athérosclérose*.

– Insuffisance rénale, hypertension, liés à l’athérosclérose*

– Problèmes liés à la coagulation

Ces complications peuvent entraîner la mort du sujet ou une altération grave de la qualité de vie lorsque, suite à un accident cardiovasculaire, le patient ne meurt pas, mais reste handicapé à vie.

Remarquons que les médecins parlent d’excès de cholestérol lorsque votre taux de cholestérol total excède les 6.5 mmol/L ou que votre taux de LDL (mauvais cholestérol) est supérieur à 4.5 mmol/L. Ces informations sont à titre purement informative et peuvent varier d’une année à l’autre, demandez conseil à votre médecin pour plus d’information.

En fonction des facteurs de risque existant (antécédents familiaux, antécédents personnels, diabète de type 2, hypertension), votre médecin traitant voudra abaisser davantage votre taux de cholestérol total et le taux de LDL.

* L’athérosclérose est une obstruction (par un mécanisme d’oxydation) des artères, favorisés par le mauvais cholestérol ou LDL (voir sous définition pour plus d’explications), les conséquences peuvent être une crise cardiaque ou des AVC.

Traitement du cholestérol – Médicament du cholestérol – Anti-cholestérol

cholestérol traitement

Le traitement de l’hypercholestérolémie (nommé scientifiquement et plus précisément hyperlipoprotéinémie) peut varier d’un individu à l’autre, seul un médecin peut faire un diagnostic exact et prescrire les bons médicaments. Voici toutefois un résumé de la thérapie en général appliquée.

– Première mesure (si hypercholestérolémie liée au style de vie, c’est à dire non génétique) : Changement dans le style de vie, surveiller l’alimentation en effectuant un régime.

– Deuxième mesure, si la première mesure (essayée sur une période d’environ 3 mois) n’a pas marché, utiliser des médicaments sur ordonnance médicalecomme :

– Les statines (inhibiteurs de la HMGCoA réductase) comme l’atorvastatine, la simvastatine, la pravastatine, etc. Davantage d’informations sur les statines.

– L’acide nicotinique.

– Les fibrates.

– Les résines échangeuses d’ions.

– L’ézétimibe, seul ou en association avec une statine.  L’ézétimibe diminue l’absorption du cholestérol ingéré par le tube digestif.

Les statines sont, de loin, les médicaments les plus utilisés lors d’hypercholestérolémie et en particulier en cas de LDL-C élevé.

Plantes contre le cholestérol – Diminuer le cholestérol – Traitement naturel cholestérol – Ail et cholestérol

cholestérol avoine

L’ail, l’avoine, le psyllium, le lin et les germes de blé sont des plantes médicinales qui peuvent contribuer à la diminution du mauvais cholestérol.

Il semblerait que l’avoine et le psyllium, riches en fibres alimentaires, diminuent l’absorption du mauvais cholestérol par les intestins. Le lin (l’huile de lin), quant à lui, est riche en acide gras polyinsaturés (oméga-3). Cependant, les études scientifiques n’ont pas encore démontré de lien direct entre la prise de lin et la diminution des taux de cholestérol-LDL.

Un diagnostic et un suivi médical restent cependant nécessaires, notons ici qu’il s’agit de mesures complémentaires.

De plus, il est nécessaire de respecter un intervalle d’au moins 2 heures entre la prise d’avoine ou de psyllium et d’autres médicaments. Car ces céréales peuvent également diminuer l’absorption des médicaments.

– Le maté a aussi un effet intéressant pour lutter contre le cholestérol, en particulier contre le LDL.

Depuis quelques temps, un nouveau remède naturel est utilisé pour lutter contre l’hypercholestérolémie : la levure de riz rouge. On la trouve en capsule et selon son taux de cholestérol total, il s’agira de prendre un certain nombre de capsules. Une fois atteint le taux de cholestérol désiré, il s’agira de diminuer le nombre de capsules à prendre.

Il n’existe pourtant encore aucune étude scientifique valable pour l’utilisation de la levure de riz rouge dans la dislipidémie.

La consommation de levure de riz rouge n’est toutefois pas dépourvue d’effets secondaires. Certains patients se sont plaints de maux de tête, de douleurs gastriques, ainsi que des douleurs musculaires. Ces fameuses douleurs musculaires qui les ont fait arrêter leurs statines !

Remèdes de grand-mère contre l’excès de cholestérol

Tisane de maté, décoction d’artichaut

Bons conseils lors de cholestérol – Régime cholestérol

L’*excès de cholestérol peut être associé au style de vie (lifestyle), c’est pourquoi certaines mesures peuvent contribuer à améliorer le taux de cholestérol comme :

cholestérol bon conséil

Manger sainement (fruits, légumes, céréales) avec des aliments pauvres en graisses à acides gras saturés (graisses animales).

cholésterol amande

– La consommation de noix, d’amandes et de noisettes provoque une amélioration des bons taux de cholestérol. Cette conclusion ressort d’une analyse des résultats préliminaires de 25 essais cliniques publiée en mai 2010.

– Privilégier des huiles avec acides gras insaturés, contenant des oméga 3 et oméga 6, comme l’huile de colza ou de noix riche en acides gras oméga avec un bon équilibre oméga 6 / oméga 3. L’huile de soja est aussi possible. Eviter le tournesol qui ne contient pas d’oméga 3 et est très riche en oméga 6 qui, pris à l’excès est délétère. Il existe également en vente en pharmacie des préparations à base d’oméga 3 sous forme de complément alimentaire.

– Diminuer l’apport d’aliments riches en cholestérol comme le beurre ou le jaune d’œuf.

– Diminuer le stress (système du stress fortement lié au cholestérol)

– Diminuer ou arrêter le tabac (lire notre dossier: Arrêter de fumer)

– Surveiller sa pression sanguine (limiter l’hypertension)

– Faire une activité physique (marche….) régulière de 30 min par jour. On observe une augmentation du taux de HDL ou bon cholestérol, en particulier la pratique de sport ou activité d’endurance (course à pied, vélo, marche).

– Maigrir, perdre du poids (> calculez votre BMI)

– Contrôler le taux de glucose, surveiller le diabète

Prendre régulièrement ses médicaments, si vous êtes sous traitement contre le cholestérol.

* Notons que parfois les causes sont génétiques et que malgré toutes les mesures préventives positives prises, le taux de cholestérol reste élevé. Une thérapie médicamenteuse chez un médecin s’avère alors impérative.

Actualité sur le cholestérol

Le taux élevé de cholestérol le plus souvent ignoré (OMS)

GENEVE – La majorité des individus avec un taux élevé de cholestérol dans le monde ne prend aucun traitement pour réduire les risques d’infarctus ou d’attaque, selon une étude de l’OMS publiée mardi. La plupart ignorent leur taux de cholestérol.

“Des traitements bon marché sont disponibles, efficaces et peuvent jouer un rôle essentiel en réduisant la charge des maladies cardiovasculaires dans le monde”, a déclaré l’un des auteurs de l’étude le médecin américain Gregory A Roth. “Malgré cela, la couverture médicale pour le contrôle du cholestérol reste désespérément basse”, a-t-il ajouté.

L’étude publiée dans le bulletin de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a porté sur un échantillon de 79’000 adultes de 40 à 79 ans dans huit pays entre 1998 et 2006 (Angleterre, Allemagne, Etats-Unis, Ecosse, Japon, Jordanie, Mexique et Thaïlande).

En Thaïlande par exemple, le taux de cholestérol de 78% des adultes interrogés n’a pas été contrôlé, en Allemagne la proportion est de 50%. Aux Etats-Unis, seulement 16% des personnes interrogées n’ont pas effectué des analyses, mais pour près de 50% elles n’ont reçu aucun traitement.

Plus de 17 millions de décès par an

En Angleterre, la moitié de l’échantillon n’a pas subi d’analyses et près de 70% n’ont reçu aucun traitement. La situation au Mexique est la plus favorable, avec près de 60% de la population qui a effectué des analyses et reçu un traitement. Au Japon, seulement 20% de l’échantillon a suivi un traitement.

Les maladies cardiovasculaires sont à l’origine de plus de 17 millions de décès dans le monde chaque année. L’OMS rappelle que des changements simples de comportement comme l’arrêt de la consommation de tabac, une activité physique régulière et une alimentation saine peuvent prévenir les attaques cardiaques.

Un traitement avec des médicaments est toutefois nécessaire pour faire baisser un taux élevé de cholestérol et de la pression sanguine. Cette étude comparative est la première du genre, selon l’OMS.

Source : ATS, 2 février 2011

Bon cholestérol  (HDL): doutes sur son pouvoir préventif de l’infarctus du myocarde

BOSTON – Le bon cholestérol (HDL) serait moins efficace que prévu dans la réduction du risque de la crise cardiaque. Une étude parue dans la revue “The Lancet” émet de forts doutes sur la théorie qui estime que si la concentration en HDL augmente le risque diminue. Cette étude publiée en mai 2012 a été réalisé par Sekar Kathiresan du Massachusetts General Hospital à Boston (Etats-Unis).

Alors qu’il est clairement prouvé que les médicaments anti-cholestérol qui font baisser le taux de mauvais cholestérol (LDL) réduisent le risque cardiaque, le taux de bon cholestérol (HDL) étant quant à lui seulement documenté par des d’études épidémiologiques, mais aucune relation concrète de cause à effet n’a été démontrée à ce jour pour le taux de HDL.

Pour déterminer si cette corrélation existe, des chercheurs américains ont utilisé des techniques de génétique pour observer et suivre les personnes qui sont génétiquement prédisposées à avoir des niveaux élevés de bon cholestérol (HDL) dans le sang. Si le HDL protège vraiment de l’infarctus, les personnes génétiquement prédisposées à avoir un haut de HDL devraient elles aussi avoir moins de risque cardiaque.

Mais rien de tout cela ne semble se manifester suite à  l’analyse de plusieurs dizaines de milliers de personnes (20’913 cas ayant eu une crise cardiaque et 95’407 individus de contrôle). Ceux qui avaient pour des raisons génétiques un niveau plus élevé de HDL dans le sang n’ont pas été davantage protégé face à l’infarctus du myocarde (crise cardiaque).

En conclusion, l’idée souvent admise que l’augmentation du bon cholestérol ou HDL (en changeant de mode de vie et /ou avec la prise de médicaments) est bénéfique pour la santé est fortement remise en cause. Une étude suisse parue en 2011 était également arrivée plus ou moins aux mêmes conclusions.  Cela ne signifie bien entendu pas qu’il ne faut pas améliorer son alimentation et son style de vie en général ou arrêter de prendre ses médicaments anti-cholestérol. Car comme on l’a vu dans cet article, les traitements qui agissent sur le taux de LDL (mauvais cholestérol) sont eux efficaces et scientifiquement indiscutables dans la prévention des maladies cardio-vasculaires.

Par Xavier Gruffat (pharmacien), avec agences et sources scientifiques

Le “bon” cholestérol n’est pas toujours si bon (étude zurichoise)

ZURICH – Le “bon” cholestérol n’est pas toujours bon pour le coeur. Chez les patients souffrant d’une maladie cardiaque, il est modifié dans le corps et aggrave même la situation, indiquent des chercheurs de l’hôpital universitaire de Zurich.

L’infarctus du myocarde est la cause la plus fréquente de décès en Suisse, rappelle mardi cet hôpital zurichois dans un communiqué. Pour prévenir ces décès, les mesures visent souvent à faire baisser le taux de “mauvais” cholestérol (LDL) ainsi que la pression artérielle.

Simultanément, des scientifiques cherchent à utiliser le “bon cholestérol” (HDL) pour mettre au point des thérapies. Des études ont montré que les gens bénéficiant d’un taux élevé de HDL voient leur risque d’infarctus diminué. En outre, le HDL contribuerait apparemment à lutter contre une sclérose vasculaire.

Mauvaise surprise

Il y a quelques années, la société pharmaceutique américaine Pfizer avait testé une substance favorisant l’augmentation du “bon” cholestérol dans le corps. Cette enquête a toutefois dû être stoppée car le produit, le Torcetrapib, n’a pas diminué le risque de décès comme espéré, mais il l’a augmenté.

Des cardiologues zurichois donnent une explication à ce phénomène dans une étude publiée dans le magazine professionnel “Journal of Clinical Investigation”. Selon le chercheur Ulf Landmesser, de la clinique de cardiologie de l’hôpital universitaire de l’hôpital universitaire zurichois, le HDL se présente différemment chez les personnes saines que chez les personnes souffrant de maladie cardiaque.

Oxydation dangereuse

Ce type de maladie a pour particularité d’oxyder le “bon” cholestérol, lequel perd alors son effet protecteur. Les chercheurs considèrent que pour traiter correctement de tels patients, il faut être attentif non seulement à la quantité mais aussi de quelle sorte de HDL il s’agit.

Epaulés par des confrères américains et britanniques, les scientifiques zurichois veulent maintenant vérifier cette hypothèse par des études de cas cliniques. Spécialisée dans des actions au service de la lutte contre les maladies cardiovasculaires et neuro-vasculaires, la Fondation Leducq finance ces recherches avec 6 millions de dollars (4,7 millions de francs).

ATS : 16 août 2011

Comment traduit-on le cholestérol  dans d’autres langues ?
Détails de l'éditeur: Cet article a été modifié le 02.06.2015

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