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2020

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SEPTEMBRE

30 septembre 2020 (mise à jour à 19h52 – heure de Paris)
Covid-19 : plus de 33,7 millions de cas confirmés et plus de 1,009 million de morts dans le monde – Désormais plus de 10’000 morts en Belgique
La Covid-19 a tué au moins 1’009’894 personnes dans le monde le 30 septembre 2020, depuis le début officiel de la pandémie en décembre 2019, selon l’université américaine Johns Hopkins qui fait office de référence en se basant sur des données de l’OMS et d’autres sources. Le nombre de personnes infectées ou qui ont été infectées dans le monde – il s’agit des cas confirmés en laboratoire (par test PCR) – par ce coronavirus appelé SARS-CoV-2 s’élève désormais à au moins 33’768’721 personnes le 30 septembre 2020 en soirée. Les Etats-Unis est le pays qui compte le plus de cas confirmés (plus de 7,2 millions), devant l’Inde (plus de 6,2 millions) et le Brésil (plus de 4,7 millions). Le 30 septembre 2020 on a notamment compté des milliers de morts aux Etats-Unis (206’436 morts), au Brésil (142’921 morts), en Inde (97’497 morts), au Mexique (77’163 morts), au Royaume-Uni (42’162 morts), en Italie (35’894 morts), en France (31’971 morts), en Espagne (31’791 morts), en Belgique (10’001 morts), en Allemagne (9495 morts), au Canada (9343 morts), en Chine (4739 morts) ou en Suisse (2074 morts). Les décès mentionnés dans la phrase précédente proviennent de données de l’université américaine Johns Hopkins, basée à Baltimore dans le Maryland. Découvrez justement ici une carte presque en temps réel du nombre de cas et de décès provoqués par la Covid-19 dans tous les pays du monde, carte réalisée par l’université américaine de référence Johns Hopkins.
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23 septembre 2020
Covid-19 : nouveau vaccin en phase III
Le laboratoire américain Johnson & Johnson (J&J), le plus grand au monde en terme de chiffre d’affaires, a annoncé le 23 septembre 2020 l’entrée en phase III (phase 3) de son vaccin contre la Covid-19. Les tests cliniques qui vont être réalisés sur des milliers de personnes se basent sur une seule injection du vaccin, d’autres vaccins similaires (à base d’un adénovirus) doivent être pris en deux injections. Il existe plusieurs vaccins dans le monde se trouvant en phase III.
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Covid-19 : reprise du vaccin dit d’Oxford après 3 jours d’arrêt de l’essai clinique
Le 12 septembre 2020, la société AstraZeneca a communiqué qu’elle reprenait son essai clinique de son vaccin contre la Covid-19 après le feu vert des autorités sanitaires. Un comité indépendant a jugé ce vaccin «sans danger». L’arrêt n’aura duré que 3 jours. En effet, le 9 septembre 2020 la société avait annoncé l’arrêt de l’un des essais cliniques les plus avancés, le projet de vaccin entre AstraZeneca et l’université britannique Oxford (d’où le nom de “vaccin d’Oxford”). Il s’agit d’un vaccin avec un vecteur viral (adenovirus modifié). La raison de cet arrêt de 3 jours provenait de la détection d’un éventuel effet indésirable grave provoqué par le vaccin chez un participant aux essais cliniques. Selon le New York Times, le problème a été détecté chez un volontaire du Royaume-Uni. Cette personne, une femme selon certaines sources, a été diagnostiquée de myélite, un syndrome inflammatoire de la colonne vertébrale, très souvent provoqué par des infections virales. Le vaccin d’Oxford repose sur deux injections pour atteindre l’immunité désirée. [avec des informations de Keystone-ATS, The New York Time, AFP et Folha de S.Paulo]
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3 septembre 2020
Covid-19 : recommandations de l’OMS
Un vaccin contre la Covid-19 devra avoir une efficacité de 50%, pour qu’il soit recommandé par l’OMS, comme l’a expliqué l’organisation basée à Genève le 31 août 2020. Un autre point important est la preuve que le vaccin soit sûr, cela signifie que les éventuels effets secondaires doivent être rare. Le 28 août 2020, il y avait toujours selon l’OMS 33 vaccins en phase d’essais cliniques, la phase la plus avancée d’un vaccin.
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AOÛT

29 août 2020
Covid-19 : précision des principaux symptômes
Tisane contre la fatigueEn mars 2020, on pensait que le principal symptôme de la Covid-19 après la fièvre était la toux, désormais on estime que la fatigue est plus fréquente. Fin août 2020, un article du journal anglais The Economist (édition du 22 août 2020) estimait en citant notamment les CDC américains que les premiers symptômes les plus fréquents, ceux présents au moment du test positif par PCR à la Covid-19, étaient la fatigue dans environ 70% des cas, la toux dans un peu plus de 60% des cas, le mal de tête dans un peu plus de 60% des cas, la perte d’odorat ou du goût dans un peu plus de 50% des cas, une difficulté à respirer (shortness of breath en anglais) dans un peu plus de 30% des cas, une douleur dans la poitrine dans un peu moins de 30% des cas et une confusion mentale dans environ 20% des cas. Comme on peut le constater, la fièvre qui est très fréquente n’a pas été prise en compte comme symptôme dans cet article.
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24 août 2020
Covid-19 : un premier cas de réinfection

Des chercheurs de Hong Kong ont annoncé lundi 24 août 2020 avoir découvert le premier cas avéré au monde de réinfection par le Covid-19. Mais les experts soulignent qu’il est trop tôt pour en tirer des conclusions sur la suite de la pandémie. Le patient, un homme de 33 ans résidant à Hong Kong, avait été testé positif une première fois le 26 mars 2020, après avoir présenté des symptômes (toux, maux de tête et de gorge, fièvre). Une fois guéri, il a été testé négatif à deux reprises. Mais le 15 août 2020, il a de nouveau été testé positif. Point important, il ne présentait cette fois aucun symptôme: sa maladie n’a été découverte que grâce à un test de dépistage à l’aéroport de Hong Kong, alors qu’il revenait d’Espagne via le Royaume-Uni. [Source : Keystone-ATS, avec notre partenaire média Pharmapro.ch]
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18 août 2020
Covid-19 : déception du concept de l’immunité collective
En mars et avril 2020, l’immunité collective était parfois avancé par certains pays comme la Suède pour justifier ses choix politiques. Mais ce mardi 18 août 2020, l’OMS a averti que personne ne devrait espérer qu’une immunité collective arrêterait la pandémie de Covid-19 et a rappelé que le monde est loin d’atteindre une telle protection. Selon l’OMS, moins de 10% de la population mondiale a des preuves d’anticorps contre le SRAS-CoV-2, le virus à l’origine du Covid-19. L’immunité de groupe ou immunité collective (Herd Immunity en anglais) est souvent établie de 50% à 70% (des sources vont jusqu’à 50%). L’idée est de partir du principe que lorsque plus de 50% de la population a été exposée au virus du Covid-19, la maladie devrait progressivement diminuer dans la population, un peu comme une vaccination générale.
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11 août 2020
Covid-19 : premier vaccin contre la Covid-19 enregistré en Russie
Un vaccin contre la Covid-19, le premier au monde, a été enregistré le mardi 11 août 2020 en Russie. Ce vaccin se nomme «Spoutnik V» (V comme vaccin), comme l’a affirmé le président russe Vladimir Poutine. Selon lui, le vaccin est «assez efficace» et il donne une «immunité durable». M. Poutine a affirmé que le vaccin avait été administré à l’une de ses filles. Toutefois, ce vaccin sera mis en circulation seulement le 1er janvier 2021, selon le registre national des médicaments du ministère de la Santé, comme le relève l’agence de presse suisse Keystone-ATS. La phase 3 des essais cliniques de ce vaccin russe doit commencer le 12 août 2020. Ce vaccin est à vecteur viral, à base d’un adénovirus.
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8 août 2020
Covid-19 : temps d’incubation plus long qu’imaginé 
Une étude chinoise publiée en août 2020 estime la période d’incubation de la Covid-19 comme étant en moyenne de 7,76 jours, et non pas de 4 à 6 jours comme souvent avancé par les médias. Pour arriver à ces résultats, Jing Qin et ses collègues ont développé une approche peu coûteuse pour estimer les périodes d’incubation et l’ont appliquée à 1’084 cas confirmés de la Covid-19 qui avaient des antécédents de voyage ou de résidence à Wuhan, en Chine. De plus, les scientifiques ont remarqué que 10% des patients présentaient une période d’incubation de 14,28 jours. L’étude a été publiée dans le journal scientifique Science Advances (DOI : 10.1126/sciadv.abc1202). La période ou temps d’incubation est le temps, en général exprimé en jours, entre le moment où une personne devient porteuse du virus et l’apparition des premiers symptômes (ex. fièvre, toux).
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5 août 2020
Covid- 19 : taux de mortalité 
Une étude de l’OMS publiée le 3 août 2020 estimait le taux de mortalité moyen de la Covid-19 dans le monde à 0,6%. En juillet 2020, un article du Wall Street Journal estimait le taux de mortalité de la Covid-19 compris entre 0,3% et 1,5% selon les études publiées à ce sujet.
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JUILLET 

28 juillet 2020
mal de transport causeRoyaume-Uni : Covid-19 et mesures contre l’obésité
Le Royaume-Uni est le 3ème pays au monde qui compte le plus de décès de la Covid-19 avec presque 46’000 morts le 28 juillet 2020 au soir, derrière deux pays très peuplés les Etats-Unis et le Brésil. Une raison de ce nombre élevé de décès par Covid-19 au Royaume-Uni semble notamment provenir d’un nombre élevé d’obèses (IMC supérieur à 30), affectant plus de 25% des Britanniques en 2018. Selon le gouvernement britannique, presque 8% des patients Covid-19 hospitalisés dans un état critique aux soins intensifs souffraient d’obésité morbide (parfois défini comme un IMC supérieur à 40) alors qu’ils représentent 2,9% de la population générale. Tout indique que l’obésité, avec aussi l’hypertension, est un facteur de risque de complication important de la Covid-19. De plus, au Royaume-Uni le coût annuel des maladies associées à l’obésité se monte à plus de 6 milliards de livres. Pour ces raisons, le gouvernement britannique dirigé par le Premier Ministre Boris Johnson a décidé de prendre des mesures. Les publicités pour le fast-food (ou junk food) seront interdites dans tout le Royaume-Uni jusqu’à 21h00 autant à la TV que sur Internet tout comme les publicités pour les aliments malsains avec la formule marketing “2 pour le prix d’1” (ex. “Deux hamburgers pour le prix d’un”). D’autres mesures comme l’indication des bonnes et mauvaises calories devrait figurer sur certains aliments et boissons, y compris l’alcool. Boris Johnson, atteint par la Covid-19 en mars 2020, a décidé de perdre du poids en pratiquant notamment de l’exercice quotidiennement. Il pèse en juillet 2020 environ 80 kg pour 1m78 (IMC de 25). En 2017, son poids était de plus de 110 kg (IMC de plus de 35).
[Sources : BBC, Folha de S.Paulo]
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20 juillet 2020
Covid-19 : résultats positifs du vaccin d’Oxford avec vecteur viral
Le vaccin avec le nom de code ChAdOx1 nCoV-19 développé par l’Université d’Oxford au Royaume-Uni, en partenariat avec le laboratoire pharmaceutique AstraZeneca, s’avère sûr et capable de développer des anticorps. Ces résultats intermédiaires positifs proviennent d’une étude publiée le 20 juillet 2020 dans le journal scientifique The Lancet (DOI : 10.1016/S0140-6736(20)31611-1). Selon cette étude, les plus de 1000 personnes qui ont reçu la vaccination – entre le 23 avril et le 21 mai 2020 au Royaume-Uni – ont produit des anticorps et des globules blancs pour combattre le virus. Aucun effet secondaire grave n’a été constaté parmi les participants. Le vaccin développé par l’Université d’Oxford est un vaccin avec un vecteur viral. Dans cette forme de vaccination, un virus inoffensif (ex. adenovirus, à l’origine du rhume) est modifié en laboratoire pour produire les protéines comme les spike proteins du SARS-CoV-2. Le vaccin à vecteur viral est considéré comme un vaccin sûr, sans risque d’effets secondaires graves. Une étude dite de phase 3 (avant la commercialisation) portant sur environ 50’000 personnes pour tester ce vaccin était en cours le 20 juillet 2020 dans trois pays : Royaume-Uni, Brésil et Afrique du Sud.
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16 juillet 2020
Covid-19 : espoir d’un vaccin efficace (étude)
Dans quelle mesure les vaccins fonctionnent-ils bien ? La recherche révèle l'efficacité du vaccin contre la rougeoleLa société américaine de biotechnologie Moderna a communiqué des premiers résultats positifs de son vaccin contre la Covid-19 en phase clinique 1. Selon l’étude, parmi les 45 participants qui ont reçu ce vaccin contre la Covid-19 appelé mRNA-1273 (un vaccin à ARN messager) tous ont manifesté une réponse immunitaire au SARS-CoV-2, le virus à l’origine de la Covid-19. Cela signifie notamment que des anticorps ont été détectés chez chacun des 45 participants. Le niveau d’anticorps était plus ou moins le même qu’observé chez des personnes ayant été infectées naturellement par la Covid-19. Une activité positive des cellules T ou lymphocytes T, en plus de la production d’anticorps, a aussi été démontrée dans cette étude. Les participants étaient âgés de 18 à 55 ans, ils ont reçu deux doses de vaccin pris à 28 jours d’intervalle. Aucun n’a présenté d’effets secondaires graves mais plus de la moitié des participants a ressenti des effets secondaires légers ou modérés comme des maux de tête ou de la fatigue. Le gouvernement américain, à travers son institution NIH, a participé à ce travail de recherche. Le laboratoire Moderna estime que ces résultats permettent le lancement d’ici fin juillet 2020 de la phase clinique 3 avec cette fois environ 30’000 participants. La phase 3 n’est pas une étape facile, avec souvent des vaccins qui échouent à ce moment.
Moderna se prépare à la fin des essais cliniques, s’ils sont positifs et s’il reçoit une autorisation des autorités de santé comme la FDA, à produire 500 millions de dose de vaccin par année. Les résultats ont été publiés le 14 juillet 2020 dans la revue scientifique The New England Journal of Medicine. A la mi-juillet 2020, plus de 160 projets de vaccin à travers le monde sont en phase de développement, selon l’OMS. [Sources : Handelsblatt, The Wall Street Journal, Folha de S.Paulo]
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11 juillet 2020
Covid-19 : test sérologique et production d’anticorps – tests de diagnostic rapide autorisés dans les pharmacies en France
Il est conseillé d’effectuer un test sérologique à partir du 10ème jour après les premiers symptômes du Covid-19, car la sensibilité à la détection d’anticorps est plus grande. La production d’anticorps après avoir attrapé le Covid-19 semble ne pas durer beaucoup de temps, souvent seulement quelques mois, comme l’a relevé une émission de la radio américaine NPR en juillet 2020. La production des anticorps a lieu 1 à 3 semaines après l’infection, selon les Centers for Disease Control and Prevention américains. En France, depuis le samedi 11 juillet 2020 un arrêté a autorisé les pharmacies à réaliser des tests de diagnostic rapide en officine. Cette mesure est applicable jusqu’au 30 octobre 2020.
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10 juillet 2020
Covid-19 : nouvelle étude sur le remdesivir
Selon la société pharmaceutique Gilead qui communiquait à ce sujet le vendredi 10 juillet 2020 lors d’un congrès online sur le Sida, le taux de mortalité des patients atteints de la forme grave de Covid-19 était de 12,5% au 14e jour après le traitement par le remdesivir. Si les patients étaient traités en plus avec le remdesivir, seulement 7,6% d’entre eux mourraient. En tenant compte de ces chiffres et d’autres facteurs liés aux patients, Gilead arrive alors à la réduction de 62% du risque de mortalité résultant du médicament.
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4 juillet 2020
Covid-19 : plus de 90% des personnes infectées présentent des symptômes et la perte de goût et d’odorat comme principal symptôme (étude)
Une étude brésilienne a montré que 91% des personnes infectées par le Covid-19 présentaient des symptômes, c’est beaucoup plus que d’autres études qui estimaient que jusqu’à 50% des personnes infectées ne présentait aucun symptôme (cas asymptomatiques). Cette étude du Ministère de la Santé et de l’Université Fédérale de Pelotas (sud du pays) réalisée sur 2000 personnes positives à ce virus a été divulguée le 3 juillet 2020. Un autre point intéressant de ce travail est que le principal symptôme du Covid-19 était la perte du goût ou de l’odorat, présent chez environ 63% des personnes infectées, plus que le mal de tête (62%), la fièvre (56%), la toux (53%) ou les douleurs dans le corps (52%).

2 juillet 2020
Covid-19 : le syndrome de fatigue chronique (SFC) comme symptôme possible à long terme
mal de tête fatigueDes patients ayant souffert de Covid-19 pourraient souffrir de syndrome de fatigue chronique (SFC) des mois après l’apparition des premiers symptômes du coronavirus, comme l’a relevé un article du Wall Street Journal datant du 1er juillet 2020. Le SFC est une maladie complexe pouvant être provoquée par des virus comme celui à l’origine de la mononucléose. Les femmes sont plus à risque de développer un SFC que les hommes. Le syndrome de fatigue chronique se caractérise notamment par une fatigue extrême, des maux de tête (d’un nouveau type, différent que d’habitude), des difficultés de concentration et des douleurs musculaires. Des études ont découvert que jusqu’à 10% des personnes avec des virus dans leur organisme peuvent développer un SFC. On peut s’attendre par conséquent à un nombre élevé de personnes souffrant de ce syndrome.
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JUIN

24 juin 2020
Covid-19 : chute des anticorps 2 à 3 mois après les premiers symptômes (étude)
Selon une étude chinoise publiée dans la revue Nature Medicine (DOI : 10.1038/s41591-020-0965-6) le 18 juin 2020, le niveau d’anticorps trouvé chez des patients chinois atteints par le virus du Covid-19 a diminué rapidement 2 à 3 mois après l’infection autant chez des patients symptomatiques que sans symptômes (asymptomatiques). Cela signifie que chez des personnes atteintes du Covid-19 qui ont effectué le test par exemple 3 mois après la première infection, il est possible qu’aucun anticorps ne soit détecté ou de façon non réactive. L’étude a été réalisée en Chine sur 37 personnes sans symptômes et 37 personnes avec des symptômes modérés au Covid-19, tous les participants ont été testés positifs au Covid-19 par un test PCR. Les anticorps IgG (produits dans la phase tardive) ont notamment été mesurés dans ce travail de recherche. Cette étude remet en doute la possibilité d’une immunité contre le Covid-19, notamment le développement d’un éventuel vaccin véritablement efficace. Cela montre aussi que les personnes qui ont souffert par le passé du Covid-19 ne sont pas forcément immunisées contre une nouvelle infection.
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16 juin 2020 
Covid-19 : premier médicament s’avérant efficace pour diminuer la mortalité 
Le dexaméthasone, un corticoïde couramment utilisé pour réduire l’inflammation et déjà présent sur le marché depuis plus de 50 ans, réduirait la mortalité de 30% chez les malades les plus gravement atteints par le Covid-19, selon les premiers résultats d’une étude anglaise publiée le 16 juin 2020 et réalisée notamment par l’Université d’Oxford dans le cadre de l’étude RECOVERY (le lien fonctionnait le 16 juin 2020). Il faut préciser que l’étude a été divulguée pour le moment comme communiqué de presse mais n’a pas encore été publiée dans une revue scientifique. Dans l’étude RECOVERY, les scientifiques étudient la pertinence de divers médicaments déjà approuvés comme remède contre le Covid-19. Plus de 11’500 patients de plus de 175 hôpitaux du Royaume-Uni auraient participé à l’étude. La partie de l’étude consacrée au dexaméthasone a inclus un total de 2104 patients qui ont reçu 6 mg de dexaméthasone une fois par jour pendant dix jours. 4321 patients ont servi de groupe témoin. La mortalité après 28 jours était la plus élevée parmi les patients sous respiration artificielle (mécanique, patients intubés). Il était de 41% sans traitement à la dexaméthasone. Dans le groupe expérimental (avec dexaméthasone), il a diminué d’un tiers (env. 30%). Chez les patients qui ont reçu de l’oxygène mais qui n’ont pas été ventilés artificiellement, il a chuté d’un cinquième (20%). Le traitement n’a eu aucun effet sur les patients qui n’avaient pas du tout besoin d’oxygène. Le même jour (16.06.2029) l’OMS a salué cette information comme étant “une percée scientifique”.
[Sources : avec des informations de l’agence de presse Keystone – ATS, Pharmapro.ch, site partenaire de Creapharma.ch, est client de cette agence de presse suisse en allemand, Folha de S.Paulo]
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14 juin 2020
Covid 19 : facteurs de risque de la maladie
Les rayons du soleil contre l'hypertensionL’hypertension, les maladies cardiaques et le diabète sont de loin les trois principaux facteurs de risque du Covid-19, c’est-à-dire qu’ils augmentent le taux de mortalité. On estime que les personnes souffrant de diabète, de maladies cardiaques ou d’hypertension ont plus d’ECA-2 (l’enzyme de conversion de l’angiotensine ou en anglais angiotensin-converting enzyme 2) sur leurs cellules, comme réponse à un plus haut niveau d’inflammation associé à ces maladies. Les récepteurs ou protéines ECA-2 ont une fonction anti-inflammatoire. S’ils sont occupés par les virus, l’inflammation augmente.
L’affinité du SARS-CoV-2 pour les cellules humaines et en particulier pour le récepteur ECA-2, sa porte d’entrée dans la cellule, est grande. En effet, le virus SARS-CoV-2 se lie par sa protéine de pointe (spike protein) au récepteur ECA-2 (en anglais ACE2 ou ACE-2) sur les cellules pulmonaires de l’organisme humain. En plus des poumons, le SARS-CoV-2 se lie aux ECA-2 présents dans de nombreuses cellules du système respiratoire supérieur, des parois des vaisseaux sanguins, du cœur, des reins et des intestins, comme l’expliquait The Economist dans un article du 6 juin 2020.
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10 juin 2020
Covid-19 : nombre de personnes sans symptômes
De 6% à 41% des personnes testées positives au Covid-19, c’est-à-dire infectées par le virus, ne présentent aucun symptôme, selon un article du Wall Street Journal datant du 10 juin 2020 citant des données de l’OMS. Comme on peut le voir, la fourchette allant de 6% à 41% est large, la valeur d’environ 25% de personnes asymptomatique est parfois avancée par certains médias comme une approximation.
Il n’est pas encore clair début juin 2020, toujours selon l’article du WSJ du 10 juin 2020, si les personnes asymptomatiques peuvent transmettre le virus de façon significative ou rarement. Autrement dit, si ces personnes peuvent agir comme diffuseurs silencieux (silent spreaders en anglais) ou non.
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6 juin 2020
Tisane détoxifiante, tisane amincissanteCovid-19 : l’obésité comme facteur de risque
Aux États-Unis et au Brésil il a été constaté par le personnel médical que l’obésité (IMC supérieur à 30) était un facteur de risque, notamment chez les moins de 60 ans, menant à plus de décès que des personnes ne souffrant pas d’obésité, comme l’a informé la radio brésilienne CBN (groupe Globo) le 6 juin 2020. Au début de la pandémie notamment en Chine, l’obésité à la différence par exemple de l’hypertension ou du diabète n’était pas un facteur de risque pris en compte par les autorités sanitaires. Les Etats-Unis et le Brésil sont deux pays très touchés par le Covid-19 autant en nombre de cas que de décès.
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4 juin 2020
Covid-19 : nouvelle étude peu favorable à l’efficacité de l’hydroxychloroquine en prévention (sujets en bonne santé)
Une nouvelle étude américaine publiée le 3 juin 2020 est arrivée à la conclusion que l’hydroxychloroquine – un médicament développé à l’origine contre la malaria – ne protège pas les personnes en contact avec celles infectées par le SARS-CoV-2 (le virus à l’origine du Covid-19). Autrement dit, ce médicament ne semble pas avoir d’effet préventif en tout cas chez des personnes jeunes et en bonne santé. Dans leur étude, les scientifiques ont prescrit l’hydroxychloroquine à des personnes qui avaient été à proximité d’une personne infectée de façon avérée pendant au moins 10 minutes sans protection de la bouche ou des yeux à une distance inférieure à 1,80 mètre. Plus tard, les personnes concernées sont tombées elles-mêmes malades avec le Covid-19 avec la même probabilité que les personnes de contact qui avaient reçu un faux médicament inefficace (placebo). Les scientifiques ont publié leur étude le 3 juin 2020 dans le journal The New England Journal of Medicine (DOI : 10.1056/NEJMoa2016638). L’équipe de David Boulware, de l’université du Minnesota, a recherché des participants pour son étude sur les canaux de médias sociaux et sur les plateformes de médias traditionnels. Les volontaires ont reçu le médicament par courrier avec la demande de le prendre selon les instructions. L’admission devait avoir lieu au plus tard quatre jours après le contact non protégé. Dans les semaines qui ont suivi, les chercheurs ont interrogé les participants à plusieurs reprises sur leur état de santé. 107 des 821 personnes de contact sont tombées malades avec le Covid-19 dans les 14 jours. La proportion de patients souffrant du Covid-19 était à peu près la même dans les deux groupes – le groupe hydroxychloroquine et le groupe placebo. Par conséquent les chercheurs écrivent dans leur article que l’hydroxychloroquine n’est donc pas adapté à la prévention du Covid-19. Mais une limitation à cette étude provient du fait que les participants étaient principalement jeunes et n’appartenaient à aucun groupe à risque. Il conviendra d’examiner dans le futur si le médicament peut être utilisé à des fins de prévention chez les patients à haut risque. [Sources : avec des informations de l’agence de presse Keystone – ATS, Pharmapro.ch, site partenaire de Creapharma.ch, est client de cette agence de presse suisse en allemand, Folha de S.Paulo]
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MAI

31 mai 2020 (mise à jour à 10h28 GMT)
Covid-19 : plus de 6 millions de cas confirmés et plus de 369’000 morts dans le monde – Le Brésil est le pays le plus endeuillé ces derniers 7 jours
chlamydia statistiqueLe Covid-19 a tué au moins 369’789 personnes dans le monde le 31 mai 2020 depuis le début de la pandémie/épidémie officiellement en décembre 2019, selon l’université américaine Johns Hopkins qui se base sur des données de l’OMS et d’autres sources et fait office de référence. Le nombre de personnes infectées ou qui ont été infectées dans le monde – il s’agit seulement des cas confirmés par des tests – par ce coronavirus appelé SARS-CoV-2 s’élève désormais à au moins 6’095’260 personnes le 31 mai 2020 dans l’après-midi (heure GMT). Les Etats-Unis est le pays qui compte de loin le plus de cas confirmés (plus d’1,7 million) et de décès dans le monde, l’état de New York et notamment la ville de New York sont particulièrement touchés. On a notamment compté des dizaines de milliers de morts aux Etats-Unis (103’815 morts le 31 mai 2020), au Royaume-Uni (38’458 morts le 31 mai 2020), en Italie (33’340 morts le 31 mai 2020 au matin), au Brésil (28’834 morts le 31 mai 2020), en France (28’774 morts le 31 mai 2020), en Espagne (27’125 morts le 31 mai 2020), en Belgique (9467 morts le 31 mai 2020, le nombre élevé des décès en Belgique par rapport au nombre d’habitants proviendrait d’un comptage différent, tout mort suspect étant inclus dans ce total), en Allemagne (8539 morts le 31 mai 2020), au Canada (7159 morts le 31 mai 2020), en Chine (4638 morts le 31 mai 2020, plus de nouveaux morts depuis plus de 7 jours) et en Suisse (1920 morts le 31 mai 2020). Les décès mentionnés dans la phrase précédente proviennent de données de l’université américaine Johns Hopkins. Découvrez justement ici une carte presque en temps réel du nombre de cas et de décès provoqués par le Covid-19 dans tous les pays du monde, carte réalisée par l’université américaine de référence Johns Hopkins
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23 mai 2020
Covid-19 : nouvelle et grande étude critique envers l’hydroxychloroquine en traitement de la maladie
L’hydroxychloroquine (ou la chloroquine) a été jugée inefficace pour traiter des patients hospitalités du Covid-19. Ces deux molécules augmentent même le risque de décès et d’arythmie cardiaque. Cette vaste étude portant sur environ 15’000 malades du Covid-19 a été publiée le 22 mai 2020 dans la  prestigieuse revue scientifique The Lancet (DOI : 10.1016/S0140-6736(20)31180-6). Les chercheurs estiment qu’ils n’ont pas été en mesure de confirmer un bénéfice de l’hydroxychloroquine ou de la chloroquine, lorsqu’elles sont utilisées seules ou avec un antibiotique de la famille des macrolides comme l’azithromycine, sur des patients hospitalités du Covid-19. Chacun des schémas thérapeutiques, par exemple hydroxychloroquine seule, chloroquine seule ou en association avec un antibiotique, a été associé à une diminution de la survie à l’hôpital et à une augmentation de la fréquence des arythmies ventriculaires quand utilisés pour soigner le Covid-19. Les résultats de cette étude mènent logiquement à déconseiller l’utilisation de l’hydroxychloroquine ou la chloroquine en thérapie, c’est-à-dire lorsque les patients présentent des symptômes du Covid-19. D’autres études cliniques à travers le monde sont réalisées afin de savoir si l’hydroxychloroquine ou la chloroquine pourraient avoir des effets préventifs ou prophylactiques. C’est-à-dire prendre la molécule avant de présenter des symptômes.
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19 mai 2020
Donald Trump prend de l’hydroxychloroquine : polémiques sur le continent Américain 
Le président américain Donald Trump a affirmé le lundi 18 mai 2020 prendre de l’hydroxychloroquine à titre préventif (prophylactique) depuis une semaine, notamment car plusieurs personnes à la Maison Blanche ont été testées positives au Covid-19, comme l’affirme le Wall Street Journal (WSJ) dans son édition papier du 19 mai 2020. Le président âgé de 73 ans a aussi pris une dose de l’antibiotique azithromycine et du zinc. M. Trump a été testé négatif plusieurs fois au Covid-19 pendant ces derniers mois. L’hydroxychloroquine est un agent anti-inflammatoire, immunomodulateur, antiparasitaire et antiviral du groupe des médicaments antipaludiques. Le WSJ, classé à droite et donc plutôt favorable à Donald Trump, relève toutefois dans son article que certains scientifiques ont mis en garde contre son utilisation menant dans certains cas à des effets secondaires dangereux, notamment au niveau cardiaque. Selon ces spécialistes, d’autres études sont nécessaires. La FDA (agence de régulation des médicaments) recommande depuis avril 2020 de n’utiliser l’hydroxychloroquine que chez des patients hospitalisés ou prenant part à des études cliniques. Des études cliniques en cours sur la prise d’hydroxychloroquine notamment en prévention devraient permette d’y voir plus clair, on peut citer une étude clinique de l’Université du Minnesota aux Etats-Unis portant sur plus de 1500 professionnels de la santé prenant cette molécule en prophylaxie.
Au Brésil, le président Jair Bolsonaro recommande aux médecins du système public de santé (SUS) l’utilisation plus ou moins généralisée chez les patients Covid-19 de l’hydroxychloroquine à titre thérapeutique, notamment dans les cas graves. Cette position pose polémique parmi la communauté scientifique et a mené à la démission du ministre de la santé brésilien Nelson Teich à la mi-mai 2020. Le Brésil, avec un nombre record de cas et de morts (plus de 16’000), est actuellement sans Ministre de la Santé.
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18 mai 2020
Suisse, loin de l’immunité de groupe (herd immunity) 
Selon Daniel Koch, délégué de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) pour le Covid-19, il n’y aura pas d’immunité de groupe ou collective (en anglais herd immunity) en Suisse. Le taux d’infection est estimé actuellement à 10%. Il est donc nécessaire de détecter précocement tous les cas de Covid-19 et de les mettre en quarantaine. Il y a de moins en moins de maladies liées aux virus par temps chaud, ce qui rend le Covid-19 plus facile à identifier, a déclaré M. Koch aux médias à Berne le lundi 18 mai 2020. Cette situation et le comportement de la population ont conduit à la fin de la “première vague” du Covid-19. L’idée de l’immunité de groupe est de partir du principe que lorsque 60 ou 70% de la population a été exposée au virus du Covid-19, la maladie devrait progressivement diminuer dans la population, un peu comme une vaccination générale. Actuellement certains pays comme la Suède semble tenter une immunité de groupe, au contraire des pays comme la Nouvelle-Zélande sont très éloignés de ce concept. Le 18 mai 2020, l’OFSP a annoncé seulement 10 nouvelles personnes infectées par le Covid-19 ces dernières 24 heures.
[avec des informations de l’agence de presse Keystone – ATS, Pharmapro.ch, site partenaire de Creapharma.ch, est client de cette agence de presse suisse en allemand]
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14 mai 2020
Transmission du SRAS-CoV-2 par la parole (étude)
Les gouttelettes générées quand on parle par des porteurs asymptomatiques du Covid-19 sont de plus en plus considérées comme un mode probable de transmission de la maladie. Selon une nouvelle étude, des observations par diffusion de lumière laser très sensible ont révélé que la parole forte peut émettre des milliers de gouttelettes de liquide buccal par seconde. Dans un environnement fermé, à air stagnant, elles disparaissent de la fenêtre de vision avec des constantes de temps de l’ordre de 8 à 14 min, ce qui correspond à des noyaux de gouttelettes d’environ 4 μm de diamètre, ou de 12- à 21-μm gouttelettes avant déshydratation. Ces observations confirment qu’il y a une probabilité substantielle que la parole normale provoque la transmission de virus dans l’air dans des environnements confinés. Cette étude a été publiée le 13 mai 2020 dans le journal scientifique PNAS (DOI : 10.1073/pnas.2006874117).

8 mai 2020
10% des Genevois immunisés contre le Covid-19 – immunité collective loin d’être atteinte
En Suisse dans le canton de Genève, dix fois plus de personnes pourraient avoir été infectées par le Covid-19 que le nombre de cas confirmés ne le laisse supposer. Une étude non encore publiée, réalisée par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), a montré qu’à la fin du mois d’avril, 10% de la population avait contracté le Covid-19. Le canton de Genève compte environ 500’00 habitants, il s’agit d’une ville très internationale, siège notamment de l’ONU, OMS ou OMC. Les chercheurs ont analysé des échantillons de sang de plus de 1300 participants à l’étude, issus de plus de 600 ménages sélectionnés de manière représentative, pour y détecter des anticorps. Un tel test peut être utilisé pour déterminer si une personne a déjà été en contact avec le virus. L’étude a conclu qu’environ 10% des participants avaient été infectés au 24 avril 2020. Extrapolé à l’ensemble de la population genevoise, cela signifie qu’une immunité dite collective est loin d’être atteinte. Dans le cas du Covid-19, par exemple, on suppose que 60 à 70% des personnes devraient être infectées pour obtenir une immunité contre le virus, même sans vaccin. Toutefois, on ne sait pas exactement combien de temps durera l’immunité. Les premiers résultats de l’étude en cours ont montré un taux d’immunité de 5% le 17 avril 2020, selon les HUG. Les études sur les anticorps se poursuivront jusqu’à la fin du mois de mai 2020. Dans le canton de Genève, un total de 4958 personnes étaient tombées malades du Covid-19 mercredi dernier (06.05.2020), c’est-à-dire avec un diagnostic positif du test par PCR, selon le Département de la santé. Au total 254 personnes sont décédées dans le canton de Genève.
[avec des informations de l’agence de presse Keystone – ATS, Pharmapro.ch, site partenaire de Creapharma.ch, est client de cette agence de presse suisse en allemand]
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6 mai 2020 
Confusion entre ail des ours et colchique d’automne : un décès
En France, un homme est décédé d’une intoxication grave car il a confondu l’ail des ours (Allium Ursinum) et la colchique d’automne (Colchicum autumnale). Il a consommé pendant plusieurs jours la plante toxique cueillie en forêt qu’est la colchique d’automne au lieu de l’ail des ours. Cette information provient du du Centre antipoison Est (France) basé à Nancy qui a communiqué à ce sujet le mardi 5 mai 2020, selon l’agence de presse suisse Keystone-ATS. L’individu d’une cinquantaine d’année qui n’avait pas de problèmes de santé particuliers avait cuisiné du pesto avec de la colchique d’automne, au lieu de l’ail des ours. Les feuilles de la colchique d’automne riches en colchicine et de l’ail des ours se ressemblent, notamment quand les plantes viennent de sortir de terre et ne sont pas très hautes. L’amertume permet de distinguer la colchique d’automne et l’ail des ours, si la plante qu’on goûte est amère, il s’agit de colchique d’automne, il ne faut pas la consommer. En cas de doute, demandez toujours conseil à un spécialiste des plantes médicinales et de sa récolte. L’intoxication à la colchique d’automne est une urgence médicale qui nécessite en général des soins intensifs. Il n’existe actuellement pas d’antidote. Le médecin prescrit en général du charbon (ex. Carbovit en Suisse) pour éliminer les substances toxiques.
Dossier complet sur la colchique d’automne – Dossier sur l’ail des ours

2 mai 2020
La FDA autorise en urgence le remdesivir contre le Covid-19
Comme attendu, la Food and Drug Administration (FDA) américaine a délivré le vendredi 1er mai 2020 une autorisation d’urgence (en anglais emergency approval) pour le médicament antiviral remdesivir en tant que traitement pour les patients atteints de Covid-19 dans un état grave. Le remdesivir, administré sous forme injectable, va être par conséquent disponible dans les hôpitaux américains. Selon le Wall Street Journal, 1,5 millions de doses ont été données gratuitement par Gilead (le fabriquant) aux hôpitaux américains.
Lire aussi notre news du 30 avril 2020 ci-dessous

1er mai 2020
Immunité de groupe du Covid-19 remise en question
L’immunité de groupe, appelée aussi immunité collective ou immunité de troupeau (Herd Immunity en anglais), souvent établie à 70% (des sources vont jusqu’à 50%), est de plus en plus critiquée en terme conceptuel notamment en Allemagne ou aux Etats-Unis. L’idée est de partir du principe que lorsque 70% de la population a été exposée au virus du Covid-19, la maladie devrait progressivement diminuer, un peu comme une vaccination générale. Mais dans la plupart des pays du monde, moins de 20% de la population a été pour le moment exposée au virus suite à des résultats de tests sérologiques, parfois même moins de 10%. Un modèle américain publié le jeudi 30 avril 2020 cité par CNN.com a montré qu’aux Etats-Unis pour atteindre une immunité de groupe avec 60 à 70% des personnes infectées il faudrait encore 18 mois à 2 ans, soit plus ou moins pendant l’année 2022. C’est probablement pour cette raison que l’Allemagne (ou la Suisse) préfère ne plus viser une immunité de groupe mais tout faire pour isoler les malades du Covid-19 ainsi qu’appliquer les mesures de distance sociale et d’hygiène. En visant l’immunité de groupe, le désavantage est d’avoir des personnes hospitalisées et des décès (en dizaines de milliers en plus par exemple aux Etats-Unis ou Europe) pendant une longue période, peut-être de 2 ans.

AVRIL

30 avril 2020 (mise à jour à 13h59 GMT)
Covid-19 : espoir d’un médicament efficace contre le SARS-CoV-2 
Le 29 avril 2020, Trump et son équipe de conseillers scientifiques ont mentionné une étude sérieuse (double-aveugle, etc) concernant le remdesivir diminuant la durée des symptômes graves chez des personnes hospitalisées de 15 jours à 11 jours, il y aurait aussi une diminution de la mortalité (mais l’étude n’a pas été construite pour cela), comme l’a informé CNN le 29 avril 2020. Pour être précis c’est le Dr Anthony Fauci, médecin immunologiste de référence mondiale et conseiller de Trump, qui a annoncé cette nouvelle positive. Il compare même le remdesivir à l’arrivée de l’AZT contre le VIH il y a 34 ans. Selon le Dr Fauci c’est la preuve qu’un médicament peut contenir ou agir sur le virus. Le 29 avril 2020, l’étude n’avait toutefois pas encore été publiée dans une revue scientifique de référence. Au total 1063 patients ont participé à cette étude et plusieurs équipes de chercheurs à travers le monde (Etats-Unis, Europe et Asie). L’essai a duré du 21 février au 19 avril 2020. Un autre résultat intéressant en plus de diminuer le temps de récupération à l’hôpital de 15 jours à 11 jours est la diminution du taux de mortalité, 8% des patients qui ont pris le médicament sont morts contre 11,6% qui ont pris un placebo. Le 30 avril 2020, le remdesivir n’était autorisé pour aucune maladie à travers le monde par des agences comme la FDA américaine.

23 avril 2020
Vaccins à base de mRNA contre le Covid-19

Vaccination (calendrier vaccinal)Cette nouvelle famille de vaccins semble prometteuse pour la vaccination contre le Covid-19. Néanmoins aucun vaccin à base de mRNA n’était autorisé dans le monde en avril 2020, notamment par exemple par le renommée agence FDA aux Etats-Unis. En avril 2020, deux entreprises (Moderna aux Etats-Unis, Biontech en Allemagne) menaient des recherches pour développer un vaccin contre le Covid-19. La société Biontech a annoncé le 22 avril 2020 débuter une étude clinique en Allemagne à base d’un vaccin à mRNA contre le Covid-19. Ces vaccins mRNA ciblent directement le matériel génétique des cellules humaines en les programmant pour faire face aux antigènes des agents infectieux comme les virus. Le but est de bloquer l’entrée du virus dans les cellules humaines en ciblant les Spike-protein qu’on retrouve une centaine de fois sur toute l’enveloppe du virus. Il s’agit d’une technique différente des vaccins à base de virus morts ou vivants. L’arrivée sur le marché d’un vaccin contre le Covid-19 fait l’objet de beaucoup de controverses, certains spécialistes ou cadres de l’industrie pharmaceutique estiment une arrivée possible à la fin de cette année (2020) et d’autres estiment qu’il faudra plusieurs années (ex. 2024).
Plus d’informations sur la vaccination

22 avril 2020
Hydroxychloroquine, plusieurs études récentes montrent sa non efficacité 
Plusieurs études (américaine, brésilienne, française et chinoise) ont montré ces derniers jours la non-efficacité de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19. Le média global de référence CNN.com rapporte le 22 janvier 2020 (heure GMT) même que l’hydroxychloroquine pourrait augmenter le taux de mortalité en citant une étude. Le mélange hydroxychloroquine et azithromycine (antibiotique) n’a pas non plus diminué la mortalité par rapport à ceux ne prenant pas ces deux molécules (ou cocktail) chez des patients atteints de Covid-19.
Plus d’informations sur l’hydroxychloroquine

16 avril 2020
Exercice physique pour réduire les symptômes graves du Covid-19, effet d’un antioxydant (étude)
où courirL’exercice régulier peut réduire le risque de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA ou en anglais : acute respiratory distress syndrome), une cause majeure de décès chez les patients atteints du Covid-19, selon une étude publiée le 16 avril 2020 dans le journal scientifique Redox Biology (DOI : 10.1016/j.redox.2020.101508). Le Dr Zhen Yan qui a dirigé cette étude invite les gens à faire de l’exercice sur la base de ses conclusions, qui suggèrent également une approche thérapeutique potentielle. Son étude a montré a montré que les résultats de la recherche médicale “soutiennent fortement” la possibilité que l’exercice puisse prévenir ou au moins réduire la gravité du SDRA, qui touche entre 3 et 17 % de tous les patients atteints de Covid-19. Sur la base des informations disponibles, les CDC américaines estiment que 20 à 42 % des patients hospitalisés pour le Covid-19 développeront un SDRA. Pour les patients admis en soins intensifs, la fourchette est estimée entre 67 % et 85 %. Les recherches menées avant la pandémie ont suggéré qu’environ 45 % des patients qui développent un SDRA grave mourront.
Les découvertes sur une enzyme antioxydante endogène fournissent des indices importants et ont interrogé les chercheurs pour développer une nouvelle thérapie pour le SDRA causé par Covid-19. Un antioxydant connu sous le nom de “superoxyde dismutase extracellulaire” (EcSOD) ou en anglais “extracellular superoxide dismutase” serait à l’origine de cet effet protecteur. Ce puissant antioxydant chasse les radicaux libres nocifs, protégeant ainsi nos tissus et aidant à prévenir les maladies. Nos muscles fabriquent naturellement l’EcSOD, la sécrétant dans la circulation pour permettre sa liaison à d’autres organes vitaux, mais sa production est renforcée par l’exercice cardiovasculaire. Les recherches suggèrent que même une seule séance d’exercice augmente la production de l’antioxydant.
Cela pourrait expliquer pourquoi environ 80% des patients atteints de Covid-19 ont des symptômes modérés sans avoir besoin d’aide respiratoire. Des médicaments ou traitements pourraient aussi un jour être développés, comme une thérapie génique, par exemple, pourrait un jour être utilisée pour augmenter la production de cet antioxydant afin que sa présence protectrice dans les poumons soit renforcée chez les patients luttant contre le Covid-19.
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15 avril 2020
Grand risque d’imprécision avec les tests sérologiques
Beaucoup de tests sérologiques, basés sur une recherche d’anti-corps, peuvent s’avérer imprécis. Par exemple ils pourraient détecter des anti-corps provenant de coronavirus à l’origine du refroidissement (rhume) et pas le SRAS-CoV-2 à l’origine du Covid-19, dans ce cas on parle de faux-positif. C’est pourquoi la FDA, l’agence américaine d’enregistrement des médicaments, met en garde contre certains tests sérologiques, comme l’a informé CNN le 15 avril 2020.
Plus d’informations sur ces tests (rubrique Diagnostic)

13 avril 2020 (19h54 GMT) 
France 
Le Président français Emmanuel Macron a décidé de prolonger le confinement jusqu’au lundi 11 mai 2020. Les collèges, crèches et lycées devraient rouvrir progressivement à partir du 11 mai.

2 avril 2020
Comment fonctionne la méthode par détection d’anticorps (prise de sang) ? 
Embolie pulmonaire définitionCette méthode de diagnostic détecte par une prise de sang des anticorps endogènes (du propre corps) contre le SRAS-CoV-2, par exemple par la détection d’IgG ou d’IgM dans le sang (sérodiagnostic). Il existe des tests rapides, qui peuvent être effectués en 15 minutes environ en laboratoire. Lorsque le corps se bat contre un agent pathogène (ex. virus), le système immunitaire produit des anticorps qui sont des protéines qui se lient spécifiquement aux antigènes à la surface des agents pathogènes (ex. virus). Si on utilise une métaphore, l’anticorps est comme une clé qui se fixe à la serrure qu’est l’antigène. Il faut savoir que les anticorps circulent pendant des semaines ou mois dans le corps après l’infection. Ces tests de détection d’anticorps sont particulièrement utiles pour les personnes qui pensent avoir été infectées mais pour différentes raisons n’ont pas pu effectuer le test par PCR mais aussi pour la population générale, car on sait que jusqu’à 50% des personnes infectées ne présentent pas de symptômes (on parle de cas dits asymptomatiques). Idéalement, l’entier de la population devrait être testée. Des pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou la Hollande préparent des tests à grande échelle par détection d’anticorps dans le sang. Il est toutefois important que ces tests soient fiables et ne présentent pas de faux négatifs et surtout de faux positifs (ex. le test indique que la personne a été infectée mais en fait elle ne l’a pas été, le risque est que la personne s’infecte par la suite).

1er avril 2020 (mise à jour à 18h00 GMT)
Personnes infectées mais sans symptômes du Covid-19

De 25 à 50% des personnes testées positives au Covid-19, c’est-à-dire infectées par le virus, ne présentent aucun symptôme. On parle de cas asymptomatiques, comme le relève CNN le 1er avril 2020. Selon l’OMS, 80% des patients souffrent d’une forme bénigne de la maladie, c’est-à-dire sans évolution grave. Les personnes dans ce cas sont donc soit sans symptômes ou avec des symptômes légers ou modérés.

FEVRIER

27 février 2020
Fonctionnement du test du nouveau coronavirus
Si l’on soupçonne la présence du coronavirus Sars-CoV-2 – l’agent pathogène du Covid-19, ce virus est généralement détecté à l’aide d’un test de biologie moléculaire. Tout d’abord, un médecin prélève un échantillon des voies respiratoires d’un patient – soit par un frottis, soit un crachat de mucus.
Cet échantillon est préparé puis envoyé en laboratoire où des spécialistes recherchent le matériel génétique du virus à l’aide d’un test appelé PCR (ou RT-PCR). Pour simplifier, une section spécifique du génome du virus est copiée des millions de fois grâce à la PCR. Les copies sont marquées en couleur avec une sonde. Ce marquage en couleur peut ensuite être rendu visible avec des équipements complexes. Si des signaux de couleur correspondants sont présents, l’échantillon est un “échantillon positif”. Dans des conditions idéales, un tel test dure de 3 à 5 heures dans un laboratoire spécialisé.
[avec des informations de l’agence de presse Keystone – ATS, Pharmapro.ch, site partenaire de Creapharma.ch, est client de cette agence de presse suisse en allemand]
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21 février 2020
Variole (éradication) 
Il y a 40 ans, soit en 1980, la variole était éradiquée de la planète terre. C’était la première et unique maladie infectieuse à être éliminée. La variole a été responsable au 20ème siècle d’environ 300 millions de morts. On estime que cette maladie virale existe depuis plus de 5000 ans. C’est notamment suite à une campagne de vaccination mondiale menée par l’OMS que la variole a été considérée comme éradiquée en 1980. Le dernier cas naturel de variole a été enregistré en 1977 en Somalie, selon l’Office Fédéral Suisse de la Santé (OFSP). La variole est une maladie très contagieuse qui se transmet facilement d’un individu à l’autre. En 1796 le médecin anglais Edward Jenner avait développé un vaccin contre la variole.

5 février 2020
Industrie pharmaceutique (Big Pharma)

Le géant pharmaceutique américain Merck & Co (MSD) a l’intention de se défaire d’une grande partie de ses activités pharmaceutiques et de se concentrer principalement sur ses principaux moteurs de croissance à l’avenir. Les activités liées à la santé des femmes, aux biosimilaires et aux anciens médicaments vont être transférées dans une nouvelle société cotée en bourse, a annoncé Merck & Co mercredi 5 février 2020. MSD veut se concentrer encore plus sur les médicaments contre le cancer. Le groupe américain connaît un succès important avec leur immunothérapie contre le cancer, le Keytruda, qui est l’un des médicaments les plus vendus au monde avec un chiffre d’affaires de 11,1 milliards de dollars (USD) en 2019.
Les plus grands laboratoires pharmaceutiques du monde (sur Pharmapro.ch)

4 février 2020
Lutte contre le tabagisme en Belgique
Les dernières possibilités de publicité pour les produits du tabac expireront en Belgique à la fin de l’année 2020. La publicité pour le tabac dans les vitrines et sur les présentoirs sera alors interdite, ainsi que la publicité lumineuse, selon une décision unanime de la commission de la santé du Parlement belge, mardi (04.02.2020), selon l’agence de presse belge Belga. Le 1er janvier 2021, il sera également interdit de fumer dans les voitures lorsque des mineurs y sont assis. Les infractions seront punies de 500 à 3000 euros.
[avec des informations de l’agence de presse Keystone – ATS, Pharmapro.ch, site partenaire de Creapharma.ch, est client de cette agence de presse suisse en allemand]
Plus d’informations sur l’arrêt du tabac

JANVIER

21 janvier 2020
valeriane-fotoliaPhytothérapie, un petit marché mais en croissance
Il y a assez peu de chiffres disponibles sur le marché concernant les médicaments à base de plantes médicinales (phytothérapie). On peut citer ce chiffre intéressant provenant du Brésil. En 2018, le marché des médicaments de phytothérapie (en portugais fitoterápeuticos) représentait 2,3 milliards de R$ (Reais), soit environ 500 millions de USD. Ce chiffre ne représente toutefois que 2,2% du marché total de l’industrie pharmaceutique brésilienne, selon un article du journal O Estado de S.Paulo publié le 20 janvier 2020. La croissance des médicaments de phytothérapie au Brésil est toutefois positive, supérieure à l’inflation, et croît en volume de boîtes vendues d’environ 2% par année. Comme dans la plupart des pays du monde, il y a une demande pour des produits plus sains et moins “chimiques”. La ville de Sao Paulo, plus grande ville du Brésil, a distribué sur ordonnance gratuitement par son système de santé en 2019 plus de 6,7 millions de boîtes de médicaments de phytothérapie à base de 4 plantes : soja (isoflavones de soja), harpagophytum, espinheira-santa (contre la gastrite) et valériane.
Plus d’informations sur les plantes médicinales

18 janvier 2020
Les flavonoïdes pourraient prévenir le diabète de type 2 Bénéfices du thé vert (étude)
Selon une étude chinoise réalisée sur plus de 100’000 hommes et femmes avec un âge moyen d’environ 50 ans, la consommation d’au moins 3 tasses de thé vert par semaine pendant une durée d’au moins 8 ans réduisait de 56% le risque de mortalité par maladies cardiovasculaires. L’augmentation de la durée de vie pour ceux qui buvaient du thé vert était d’1,26 année. Cette étude a été publiée le 8 janvier 2020 dans le journal scientifique European Journal of Preventive Cardiology (DOI : 10.1177/2047487319894685). Le thé noir, par contre, n’a pas montré les mêmes propriétés bénéfiques que le thé vert, riche en polyphénols.
Plus d’informations sur le thé vert

– Septicémie, plus fréquente qu’on ne le croyait
Une étude publiée le 18 janvier 2020 dans la prestigieuse revue médicale The Lancet (DOI : 10.1016/S0140-6736(19)32989-7) a montré que la septicémie (sepsis) provoque un décès sur cinq dans le monde, soit deux fois plus qu’on ne le croyait auparavant. Plus de 40% de tous les nouveaux cas surviennent dans la petite enfance. L’infection des voies respiratoires basses comme la bronchite, bronchiolite, grippe ou la pneumonie est la cause sous-jacente la plus courante de ces décès, selon les chercheurs. Les pays à revenus faibles ou moyens comme des pays d’Afrique sont de loin parmi les plus touchés.
Plus d’informations sur la septicémie (sepsis)

17 janvier 2020
Alzheimer, le rôle des lymphocytes T
Le déclin cognitif pourrait s'accélérer après une crise cardiaque, une angine de poitrine (étude)Des cellules immunitaires qui devraient nous protéger pourraient agir comme déclencheur dans le cerveau et être à l’origine de la maladie d’Alzheimer, selon une étude publiée le 8 janvier 2020 dans le prestigieux journal scientifique Nature (DOI : 10.1038/s41586-019-1895-7). Ces cellules mises en cause sont les lymphocytes T CD8 (en anglais CD8 T cells). Elles sont présentes naturellement dans notre système immunitaire et sont capables une fois activées de détruire des cellules infectées de virus ou des cellules cancéreuses. Une équipe de chercheurs, avec notamment la réputée Stanford University en Californie (États-Unis), a découvert que les patients souffrant d’Alzheimer avaient un sous-type de lymphocytes CD8 qui apparaissait de façon plus fréquente que dans la population générale. Les scientifiques ont noté une concentration plus élevée de ces lymphocytes dans les liquides cérébraux. Même si ces cellules semblent être programmées en dehors du cerveau, lorsqu’elles arrivent dans le cerveau elles semblent “prêtes ou disponibles à tuer “. Ces cellules T paraissent particulièrement actives au niveau de l’hippocampe, zone qui joue un rôle fondamental dans la mémorisation. Les chercheurs ne savent pas encore exactement pourquoi ces lymphocytes “tueurs” se dirigent dans certaines zones du cerveau pour détruire probablement des neurones. Si d’autres études confirment le rôle fondamental des lymphocytes T CD8 dans l’apparition de la maladie, des thérapies ciblant ces cellules pourraient permettre peut-être de guérir ou de bloquer le développement de la maladie d’Alzheimer.
[avec des informations de l’agence de presse Keystone – ATS, Pharmapro.ch, site partenaire de Creapharma.ch, est client de cette agence de presse suisse en allemand]
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10 janvier 2020
Maladie de Lyme : Justin Bieber touché
Définition des tiquesLa superstar canadienne Justin Bieber a affirmé sur son compte Instagram le mercredi 8 janvier 2020 souffrir de la maladie de Lyme (borréliose), une maladie véhiculée par les tiques. Cette maladie est due à la bactérie Borrelia burgdorferi. Justin Bieber, si on en croit les recherches sur Google, est probablement le chanteur le plus célèbre des années 2010 en tout cas en Occident. Avec 124 millions d’abonnés à son compte Instagram, il démontre qu’en 2020 il compte toujours parmi les superstars globales. L’artiste affirme souffrir de la maladie de Lyme depuis des années mais n’a été que récemment diagnostiqué.
Plus d’informations sur la maladie de Lyme

09 janvier 2020
Cancer : importante diminution du taux de mortalité aux Etats-Unis
Le taux de mortalité par cancer aux Etats-Unis a diminué de 2,2% de 2016 à 2017, selon un rapport de l’American Cancer Society (ACS) publié le 8 janvier 2020 et repris par différents médias à travers le monde. L’année 2017 était l’année avec le plus grand déclin, depuis le début des années 1990. Cette diminution importante est due notamment à des nouveaux traitements pour soigner le cancer du poumon et de la peau qui augmentent le taux de survie comme dans le mélanome. Le laboratoire pharmaceutique suisse Roche, 2ème laboratoire pharmaceutique au monde en projection du chiffre d’affaires en 2020 d’environ 65 milliards de dollars selon la Handelsblatt (Allemagne) a notamment contribué à cette avancée grâce à ses médicaments anticancéreux comme le Zelboraf® (vemurafenib) indiqué contre le mélanome à un stade avancé. Le rapport de l’ACS mentionne ce médicament de Roche ainsi que le Yervoy® (ipilimumab) de Bristol-Myers Squibb qui est un anti-corps monoclonal, comme le relève le Wall Street Journal. Depuis l’année 1991, le taux de mortalité du cancer a diminué d’environ 30%. Aux Etats-Unis, selon ce rapport, il y aura en 2020 environ 1,8 millions de nouveaux cas de cancer et 600’000 morts par cancer. Pour rappel, la population des Etats-Unis est d’environ 335 millions d’habitants. Désormais aux Etats-Unis le taux de survie à 5 ans du cancer de la prostate est de 92%, celui du mélanome de 92% et du sein de 90%. Par contre le taux de survie à 5 ans du cancer du cerveau est à 36,5% aux Etats-Unis et à 27,2% en France, selon le WSJ.
Plus d’informations sur le cancerPlus d’informations sur les anti-corps monoclonauxCancer de la prostateCancer du sein

02 janvier 2020
cancer du sein travail nuitIntelligence artificielle et détection du cancer du sein
L’intelligence artificielle (IA, en anglais AI) pourrait aider à la détection précoce du cancer du sein selon une étude américaine et britannique. L’étude, menée avec l’IA DeepMind de l’entreprise Google, a été publiée dans la revue Nature (DOI : 10.1038/s41586-019-1799-6) le 1er janvier 2020. Ce programme d’IA a été formé pour détecter le cancer du sein en utilisant des dizaines de milliers de mammographies de femmes habitant au Royaume-Uni et aux États-Unis. L’algorithme a surpassé six radiologues dans la lecture des mammographies, comme le relève le site internet de la BBC. Le nombre de faux positifs dans le groupe de personnes basée aux Etats-Unis a été réduit de 5,7 % et de 1,2 % dans le groupe basé en Grande-Bretagne. De plus, le nombre de faux négatifs dont les résultats sont considérés à tort comme normaux a été réduit de 9,4 % dans le groupe américain et de 2,7 % dans le groupe britannique. Ce programme d’IA de Google n’est toutefois pas encore disponible sur le marché, comme le relevait le Wall Street Journal début janvier 2020. Le cancer du sein est considéré comme la première cause de décès chez les femmes de 40 à 50 ans. On estime que 627’000 femmes dans le monde en sont mortes en 2018 et qu’environ un million de nouveaux cas seront diagnostiqués. En Suisse, environ 6’000 femmes ont contracté un cancer du sein et 1372 en sont mortes. Si la maladie est détectée tôt, elle est guérissable à 90%.
[avec des informations de l’agence de presse Keystone – ATS, Pharmapro.ch, site partenaire de Creapharma.ch, est client de cette agence de presse suisse en allemand, avec des informations provenant également du Wall Street Journal, CNN et BBC]
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Crédits photos : Fotolia.com, Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch)

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 01.10.2020