Mises à jour sur Creapharma.ch – année en cours (2019)

MISES A JOUR SUR LE SITE CREAPHARMA.CH (LE REPOSITORY OU DÉPÔT DE MISES À JOUR DE CREAPHARMA)

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2019

MARS

27 mars 2019
Viande rouge, aliment malsain (étude)
Une nouvelle étude a montré que manger de la viande rouge ou de la viande transformée, même en petite quantité, semble augmenter le risque de décès par toutes causes confondues, en particulier cardiovasculaire. Cette étude devrait conforter les végétariens et montre à nouveau que la viande diminue l’espérance de vie et s’avère mauvaise pour la santé. Pour Saed Mastour Alshahrani, auteur principal de l’étude de l’Université Loma Linda en Californie, qui s’exprimait dans un communiqué de presse en mars 2019, des études précédentes avaient comparé une consommation plutôt élevée de viande rouge avec ceux ne consommant pas de viande mais il manquait une étude prenant en compte une consommation modérée de viande. Pour arriver à ces conclusions, les scientifiques américains ont étudié une cohorte prospective (Adventist Health Study-2) d’environ 96’000 hommes et femmes vivant aux États-Unis où Canada membres de l’Eglise Adventiste du 7ème Jour (une grande église évangélique globale connue pour donner des conseils alimentaires à ses fidèles). Les Adventistes sont une population unique, car environ 50% sont végétariens et ceux qui consomment de la viande le font avec modération (faible dose). Cette étude a analysé la mort de 7’900 personnes sur une période de 11 ans. L’alimentation des participants était évaluée par un questionnaire. Parmi les participants consommant de la viande, 90 % mangeaient seulement 57 g (2 ounces) ou moins par jour de viande rouge. Environ 2600 participants décédés dans la période analysée sont morts de maladie cardiovasculaire et 1800 d’un cancer. Les résultats ont montré que la consommation de viande rouge et de viande transformée (ex. salée, fumée) était associée à un risque relativement élevé de tous les cas de décès (cardiovasculaires, cancer). Cette étude a été publiée le 14 mars 2019 dans le journal scientifique Nutrients (DOI : 10.3390/nu11030622).

25 mars 2019
– Ebola au Congo
En République démocratique du Congo, plus de 1000 personnes sont tombées malades du virus Ebola, depuis le début de l’épidémie. Le nombre exact de cas est de 1009, dont 944 ont été confirmés en laboratoire, a annoncé le ministère congolais de la Santé dimanche 24 mars 2019. Selon le ministère, 629 personnes sont mortes d’Ebola à ce jour, dont 564 cas ont été confirmés en laboratoire. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le risque de propagation du virus Ebola reste très élevé. La maladie est provoquée par le virus Ebola, un virus à ARN appartenant à la famille des filovirus. Plus de 11’000 personnes ont perdu la vie en Afrique de l’Ouest dans l’épidémie d’Ebola de 2014/2015, la plus grave à ce jour au niveau mondial. [avec notre site partenaire Pharmapro.ch et des informations de l’agence suisse ATS, Pharmapro est client]
Plus d’informations sur Ebola

– Plan de vaccination suisse 2019
Vaccin RubéoleEn Suisse, depuis mars 2019 les autorités de santé (OFSP) conseillent d’effectuer la première injection du ROR à 9 mois et la deuxième à 12 mois. Cela permet d’assurer une protection plus précoce de tous les nourrissons, selon l’OFSP (avant mars 2019 l’OFSP conseillait d’effectuer la première injection du vaccin ROR à 12 mois, puis la 2ème injection entre 15 et 24 mois). Un autre changement concerne le passage d’un schéma de vaccination à 4 doses à un schéma à 3 doses contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, l’Haemophilus influenzae de type B et l’hépatite B. La vaccination contre ces six maladies est effectuée avec un seul vaccin hexavalent. Les 3 doses sont désormais administrées à 2, 4 et 12 mois. La dose supplémentaire qui était donnée auparavant à 6 mois, est supprimée. La situation épidémiologique suisse et les données d’efficacité ont permis cette simplification déjà appliquée dans de nombreux pays.
[Sources : communiqué de presse de l’OFSP du 25 mars 2019]
Plus d’informations sur la rougeole

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23 mars 2019
Cystite
Le test de dépistage d’une infection des voies urinaires ne devrait pas être réalisé de manière systématique par les médecins. En effet, les symptômes les plus courants comme l’odeur de l’urine et la confusion chez les personnes âgées sont habituellement causés par d’autres maladies et la bactériurie asymptomatique est assez fréquente. C’est ce que recommande les lignes directrices mises à jour sur la bactériurie asymptomatique (BA), publiées par l’Infectious Diseases Society of America (IDSA) et relayées le 21 mars 2019 dans le journal Clinical Infectious Diseases (DOI : 10.1093/cid/ciy1121).
Lire davantage sur cette étude

21 mars 2019
Nouvel échec d’un médicament contre Alzheimer
Résumé sur la maladie d'AlzheimerLes laboratoires Biogen Inc. (Etats-Unis) et Eisai Co. (Japon) ont mis fin au développement de 2 essais cliniques en phase 3 contre Alzheimer concernant la molécule aducanumab, selon un communiqué du 21 mars 2019. L’action des deux sociétés a fortement chuté en bourse le 21 mars 2019, jusqu’à 27% pour Amgen le 21 mars. L’aducanumab était censé cibler et lutter contre les plaques de bêta-amyloïde, des protéines qui s’accumulent dans le cerveau des patients soufrant d’Alzheimer. Tout indique que la stratégie est mauvaise et que ces plaques sont peut-être plus la conséquence de la maladie plutôt que la cause originale. Par le passé, plusieurs autres médicaments se sont montré peu efficaces contre Alzheimer. Par exemple AstraZeneca PLC et Eli Lily & Co. avaient communiqué le 12 juin 2018 qu’ils allaient mettre fin à leurs recherches sur un médicament en phase avancée de développement contre la maladie d’Alzheimer. En 2018, Pfizer Inc. avait annoncé qu’il allait mettre fin aux recherches sur Alzheimer.
Plus d’informations sur Alzheimer

20 mars 2019
grossesse cause fatigue– Nouveau médicament contre la dépression post-partum
La FDA, l’agence de régulation des médicaments aux Etats-Unis, a approuvé le mardi 19 mars 2019 le Zulresso (brexanolone, des laboratoires Sage Therapeutics) par voie intraveineuse (IV) pour le traitement de la dépression post-partum chez les femmes adultes. Il s’agit du premier médicament approuvé par la FDA spécifiquement contre la dépression post-partum. Cette forme de dépression est une maladie sérieuse qui, lorsqu’elle est grave, peut mettre la vie en danger. Les femmes peuvent avoir des pensées de se faire du mal ou de faire du mal à leur enfant, comme le relève dans un communiqué la FDA. La dépression post-partum est un épisode dépressif majeur qui survient après l’accouchement, bien que les symptômes puissent apparaître pendant la grossesse.
A cause de risques d’effets secondaires graves, le Zulresso n’est offert aux patients que dans le cadre d’un programme de distribution restreinte dans des établissements de soins de santé agréés où le fournisseur de soins de santé peut surveiller attentivement le patient. Le Zulresso est administré en perfusion IV continue pendant 60 heures (2,5 jours). Son avantage réside justement dans le fait qu’il agit rapidement, soit en moins de 3 jours. Les antidépresseurs classiques mettent souvent des semaines, souvent entre 4 et 8 semaines, avant de faire effet. L’efficacité du Zulresso a été démontrée dans deux études cliniques. Les effets secondaires les plus fréquemment signalés par les patients traités avec Zulresso dans les essais cliniques étaient la somnolence, la sécheresse de la bouche, la perte de conscience et les bouffées de chaleur. Selon une étude des CDC américains, 11,5% des nouvelles mères souffraient de dépression post-partum en 2012 aux Etats-Unis, comme le relève l’agende de presse suisse ATS. Le prix complet de ce traitement aux Etats-Unis coûtera entre 20’000 et 35’000 dollars américains, selon le Washington Post.
[Sources : communiqué de presse en anglais de la FDA, ATS]
Plus d’informations sur les antidépresseurs

10 conseils naturels pour renforcer son immunité contre les maladies de l'hiver– Thé chaud et risque élevé de cancer de l’œsophage
Des études antérieures ont révélé un lien entre la consommation de thé chaud (voire brûlant) ainsi que de maté ou toute boisson chaude et le risque de cancer de l’œsophage. Mais jusqu’à présent, aucune étude n’avait examiné cette association en utilisant la température de consommation de thé mesurée de façon prospective et objective. Une nouvelle étude a atteint cet objectif en suivant 50’045 personnes âgées de 40 à 75 ans pendant une période médiane de 10 ans. Au cours du suivi, 317 nouveaux cas de cancer de l’œsophage ont été identifiés. Comparativement à la consommation de moins de 700 ml de thé par jour à moins de 60 °C, la consommation de 700 ml par jour ou plus à une température plus élevée (60 °C ou plus) était associée à un risque 90 % plus élevé de cancer de l’œsophage.
Cette étude a été publiée le 20 mars 2019 dans le journal scientifique International Journal of Cancer (DOI : 10.1002/ijc.32220). Il est donc conseillé d’attendre que les boissons chaudes refroidissent avant de les boire, comme le relève l’auteur principal de cette étude le Dr Farhad Islami de l’American Cancer Society dans un communiqué de presse de l’étude.
Plus d’informations sur le cancer de l’oesophage

18 mars 2019
Trop d’œufs, finalement mauvais pour la santé
cholestérolManger 300 mg de cholestérol par jour par l’alimentation, l’équivalent plus ou moins de 2 œufs (avec le jaune d’œuf), était associé à une augmentation de 17 % du risque de maladie cardiovasculaire et d’une augmentation de 18 % de mortalité de toutes causes. Ces résultats proviennent d’une étude réalisée par l’université Northwestern aux États-Unis qui a analysé les habitudes alimentaires d’environ 30’000 personnes récoltées par un questionnaire pendant plusieurs années. Cette étude a été publiée le 15 mars 2019 dans le Journal of the American Medical Association ou JAMA (DOI : 10.1001/jama.2019.1572). On peut trouver du cholestérol en quantité importante aussi dans la viande rouge et des aliments transformés. Un grand œuf compte 186 mg de cholestérol dans le jaune d’œuf. Selon cette étude américaine, manger 3 à 4 œufs par semaine augmentait déjà le risque de maladie cardiovasculaire de 6 % et de 8 % pour les décès de toute cause. Comme l’étude était observationnelle, une association a été constatée mais pas forcément un lien de cause à effet, d’autres études seront nécessaires. Plusieurs études, parfois contradictoires comme une étude finlandaise de 2016, ont été publiées par le passé concernant la quantité d’œuf à consommer dans l’alimentation. En février 2015, des experts américains de nutrition (The 2015 Dietary Guidelines Advisory Committee) avaient estimé que le cholestérol qu’on trouve dans les aliments comme les oeufs n’était désormais plus une menace et un danger pour la santé et avaient abandonné une limite maximum de 300 mg de cholestérol par jour. Avec cette nouvelle étude de mars 2019, les nutritionnistes devront peut-être réactualiser leurs directives (Guidelines) concernant la consommation d’œufs.
[avec des informations de CBSNews, The Wall Street Journal]
Plus d’informations sur le cholestérolPlus d’informations sur l’oeuf

15 mars 2019
– Statines pour prévenir les hémorragies cérébrales (AVC)
hypertension complicationLes statines sont efficaces pour prévenir les hémorragies cérébrales, selon une grande étude danoise. L’hémorragie cérébrale est une cause de l’AVC. Cette étude réfute l’idée suggérée par d’autres études publiées dans le passé montrant un possible risque augmenté de souffrir d’hémorragie cérébrale après la prise de statines. Pour les chercheurs danois, c’est le contraire qui est vrai en tout cas chez les personnes qui n’ont jamais souffert d’hémorragie cérébrale par le passé, justement les statines préviennent le risque d’hémorragie cérébrale. Il s’agit de la plus grande étude réalisée jusqu’à présent sur ce sujet. Plus de 500’000 personnes ont été suivies depuis le moment qu’ils ont commencé à prendre des statines entre les années 2004 et 2014. Les scientifiques ont observé en analysant les données que les personnes prenant des statines (groupe statines) présentaient moins de risque de souffrir d’hémorragie cérébrale que celles ne prenant pas de statines (groupe contrôle). Le risque de souffrir d’hémorragie cérébrale dans le groupe statines était de 22% à 35% inférieur à celui du groupe contrôle après une prise de statines pendant au moins 6 mois. Aucun des participants n’avait souffert dans le passé d’hémorragie cérébrale ou de caillots sanguins. Une étude clinique de 2006 avait montré un risque accru d’hémorragie chez les personnes sous statines qui avaient souffert par le passé d’hémorragie cérébrale. Cette nouvelle étude danoise montre en tout cas que chez les personnes n’ayant jamais eu d’hémorragie cérébrale, les statines peuvent agir de façon efficace en prévention des hémorragies dans le cerveau. L’Université Aarhus au Danemark a participé à cette étude publiée le 13 mars 2019 dans le journal scientifique EclinicalMedicine (DOI : 10.1016/j.eclinm.2019.02.007).
Plus d’ informations sur les effets secondaires des statines

Vaccin grippe
Se faire vacciner en automne au lieu de l’été, c’est-à-dire attendre l’approche du début de la saison grippale peut assurer une meilleure immunité aux personnes âgées, notamment si la grippe arrive en période normale ou plus tard. C’est ce que révèle une analyse de l’École de médecine de l’University of Pittsburgh, publiée le 14 mars 2019 dans l’American Journal of Preventive Medicine (DOI : 10.1016/j.amepre.2018.11.015).
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13 mars 2019
Cas mortel de rougeole en France
Le 1er décès de l’année 2019 provoqué par la rougeole en France a été constaté le 13 mars 2019, selon Santé publique France (bulletin hebdomadaire du 13 mars 2019). La patiente est morte d’une encéphalite, une grave complication de la rougeole. L’institution précise que depuis le 1er janvier 2019, 350 cas de rougeole ont été déclarés en France (contre 966 cas sur la même période en 2018). Il existe un vaccin pour prévenir la rougeole, en général connu sous le nom de ROR. Rappelons qu’une récente grande étude danoise (lire ci-dessous) a de nouveau montré qu’il n’y avait aucun lien entre le vaccin ROR et l’autisme, cette étude a été publiée le 5 mars 2019 dans le journal scientifique Annals of Internal Medicine (DOI : 10.7326/M18-2101).
Plus d’informations sur la rougeole

9 mars 2019
Aucun lien entre autisme et vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole)
Prévention de la bronchiteUne très grande étude danoise a de nouveau montré que le vaccin ROR (contre la rougeole, les oreillons et la rubéole) ne provoquait pas l’autisme. Un nombre important de parents refusent de vacciner leur enfant, surtout aux Etats-Unis, justement à cause du risque supposé (mais faux) d’un lien avec l’autisme. Le nombre de cas de rougeole, qui mène parfois à la mort, est en augmentation dans le monde.
Cette étude a pris en compte un peu plus de 650’000 enfants Danois (ou résidents) nés entre 1999 et 2010. Les participants ont été suivis jusqu’à août 2013. À ce moment les chercheurs ont noté un éventuel diagnostic d’autisme chez les participants et ont pris en compte aussi d’autres facteurs de risque de la maladie comme l’âge des parents, un frère (ou soeur) souffrant d’autisme ou une naissance prématurée. Plus de 95% des participants (enfants) ont reçu le vaccin ROR. À la fin de l’étude 6517 participants ont été diagnostiqués comme autiste. Les scientifiques danois ont montré en analysant les données qu’il n’y avait aucun lien entre l’autisme et le vaccin ROR, y compris dans des sous-groupes comme chez des enfants avec un frère ou soeur souffrant d’autisme ou les enfants de parents âgés. Cette étude a été publiée le 5 mars 2019 dans le journal scientifique Annals of Internal Medicine (DOI : 10.7326/M18-2101).
On estime qu’une réduction de seulement 5% du nombre de personnes vaccinées dans un pays ou région, par exemple 90% de personnes vaccinées au Danemark au lieu de 95%, triple le nombre de cas de rougeole dans le pays. Une étude frauduleuse avait semé le doute, à tort, il y a plus de 20 ans. En effet, le gastro-entérologue Andrew Wakefield avait émis l’hypothèse en 1998 que le vaccin ROR était lié à l’autisme. Il est vrai que les symptômes de l’autisme commencent souvent à se manifester vers l’âge de 12 à 15 mois, au moment où le vaccin est administré. La théorie d’Andrew Wakefield a été discréditée et M. Wakefield a par la suite été radié de la pratique de la médecine. Les chercheurs danois ont montré une nouvelle fois qu’il n’y avait aucun lien entre la vaccination ROR et l’autisme. Début mars 2019, Facebook a pris la décision de diminuer l’apparition d’informations anti-vaccins dans son fil d’actualité (news feed) pour réduire ces “fake news”. [avec des informations du New York Times, de The Guardian et de l’étude, voir no DOI ci-dessus]
Plus d’informations sur l’autisme et sur la rougeole

vaccin rougeole suisse

7 mars 2019
– Nouveau traitement contre la dépression (dérivé de la kétamine)
Dépression résuméPour la première fois en plus de 30 ans, un nouveau traitement contre la dépression a été approuvé aux Etats-Unis par la FDA, l’agence de régulation des médicaments. La molécule active est l’eskétamine (en anglais : esketamin), un dérivé de la kétamine, et porte le nom commercial de Spravato® (commercialisé par Janssen Pharmaceuticals, qui appartient à Johnson & Johnson). Il s’agit d’un spray nasal pour les patients chez qui d’autres antidépresseurs ne sont pas ou plus efficaces. Toutefois, il ne peut être pris que sous surveillance médicale stricte. L’eskétamine est administré par voie intranasale et absorbé dans la circulation sanguine par la muqueuse nasale.
L’eskétamine est étroitement lié à la kétamine, un anesthésique, qui est aussi utilisée pour son effet hallucinogène lors de fêtes. Il est connu dans le milieu de la nuit comme “Special K”. Contrairement aux antidépresseurs traditionnels, l’eskétamine a un début d’action rapide de l’ordre de quelques heures et un mécanisme d’action différent. Pour prévenir l’abus du Spravato®, les patients doivent prendre le médicament dans le cabinet d’un médecin ou dans un établissement médical et ne sont pas autorisés à le prendre chez soi. Les antidépresseurs classiques actuellement sur le marché comme la fluoxétine (le fameux Prozac®) agissent sur les neurotransmetteurs comme la sérotonine, mais la plupart de ces médicaments prennent au moins quatre semaines pour produire un effet et ne sont pas suffisamment efficaces chez environ 30 à 40 % des patients souffrant de dépression grave. Dans un essai clinique cité par le New York Times, l’intérêt du Spravato® semble principalement efficace pour diminuer le taux de rechutes. Une étude portant sur la récidive a montré qu’après avoir pris le Spravato®, environ 25% ont rechuté (dépression à nouveau) contre 45% chez les participants ayant pris un placebo.
Une étude publiée online le 5 décembre 2017 dans le journal scientifique American Journal of Psychiatry (DOI : 10.1176/appi.ajp.2017.17060647) a montré que la kétamine permettait de diminuer les pensées suicidaires. Des antidépresseurs classiques peuvent aussi diminuer les pensées suicidaires mais ils mettent souvent plusieurs semaines avant d’agir, c’est pourquoi la kétamine semble être une alternative intéressante.
[avec des informations de l’ATS et Pharmapro.ch, site partenaire, ainsi que du New York Times et de Pharmawik.ch]
Lire un article complet à ce sujet sur le site Pharmapro.chPlus d’informations sur les antidépresseurs

– Statines et risque de diabète
Selon une étude publiée le 4 mars 2019 dans le journal scientifique British Journal of Clinical Pharmacology (DOI : 10.1111/bcp.13898), les personnes qui prennent des statines peuvent présenter un risque plus élevé d’hyperglycémie, d’insulinorésistance et éventuellement de diabète de type 2. L’analyse a porté sur 9’535 personnes âgées de plus de 45 ans qui n’étaient pas atteintes de diabète au début de l’étude dite de Rotterdam et qui ont été suivies jusqu’à une période de 15 ans. Comparativement aux participants qui n’ont jamais pris de statines, ceux qui en prenaient avaient tendance à avoir des concentrations sériques plus élevées d’insuline à jeun et d’insulinorésistance. Les participants qui avaient déjà pris des statines présentaient un risque 38 % plus élevé de développer un diabète de type 2 au cours de l’étude. Ce risque était plus important chez les personnes présentant une altération de l’équilibre glycémique et chez les personnes en surpoids ou obèses.
Plus d’informations sur les effets secondaires des statines

5 mars 2019
SIDA/VIH
actualité sur le sidaPour la deuxième fois dans le monde, un patient séropositif est exempt de virus après une greffe de cellules souches. Le cas a été documenté dans le journal scientifique Nature. Il reste toutefois peu probable que la transplantation de moelle osseuse, qui semble avoir permis la guérison de ce patient, puisse être une option de traitement réaliste notamment en terme de coûts pour le futur, comme le relève le New York Times en mars 2019. Les médicaments actuels contre le SIDA, moins chers et moins intrusifs, aident à bien contrôler la maladie. De plus, la transplantation de moelle osseuse peut mener à de graves effets secondaires qui peuvent durer des années. Ce patient atteint du SIDA, dit “patient de Londres”, souffrait d’un lymphome de Hodgkin et a reçu en 2016 une transplantation de moelle osseuse d’un donneur avec une mutation CCR5 (une protéine qui se trouve à la superficie des cellules immunitaires). Le “patient de Londres” a aussi reçu des médicaments immunosuppresseurs. En septembre 2017 il a arrêté de prendre ses médicaments contre le SIDA pour devenir la 2ème personne (après Timothy Ray Brown, dit “patient de Berlin”) à devenir séronégatif (absence du VIH dans l’organisme) pendant plus d’une année après l’interruption du traitement.
Lire le dossier complet sur le SIDA avec notamment l’historique de la maladie

1er mars 2019
– Diabète de type 2 et plantes
La consommation d’aliments à base de plantes améliorent la sécrétion d’insuline et augmente cette sécrétion chez les personnes atteintes de diabète de type 2. C’est ce que révèle une nouvelle recherche publiée le 27 février 2019 dans le journal Nutrients (DOI : 10.3390/nu11030486). Le régime végétarien favoriserait la sécrétion d’hormones incrémentielles, ce qui amplifie la libération d’insuline. Par ailleurs, le repas à base de plantes aide à préserver la capacité des cellules bêta à produire de l’insuline, ce qui est essentiel dans le traitement du diabète.
Plus d’informations sur cette étude

– Epidémie d’overdose d’opiacés aux Etats-Unis (crise des opioïdes) 
Chaque année aux Etats-Unis presque 50’000 personnes meurent d’overdose aux opiacés (opioïdes, en anglais opioid), comme le rappelle un article de l’hebdomadaire de référence The Economist en février 2019. En 2017, il y a eu 47’600 morts provoqué par une overdose d’opiacé aux Etats-Unis, 5 fois plus qu’en l’an 2000. Comme on le voit sous l’infographie ci-dessous, cela représente plus de morts que le nombre d’homicides. L’ensemble des décès provoqués par tous les médicaments, incluant les opiacés, est estimé aux Etats-Unis à 70’000 par an, soit plus que le nombre de soldats américains tués pendant toute la guerre du Vietnam (58’000), comme le relève The Economist. Les opiacés sont des substances utilisées en général contre la douleur. Elles provoquent un sentiment d’euphorie et d’anesthésie. Le Fentanyl, un opiacé de synthèse bon marché, est responsable de nombreux cas d’addictions et de décès par overdose. Avec plus de 15 morts par overdose de médicaments pour 100’000 habitants par année aux Etats-Unis, le seuil épidémique est dépassé (il est en général fixé par l’OMS à 10 pour 100’000 habitants). Une origine possible de cette épidémie, souvent avancée par les journalistes et spécialistes, est un certain laxisme des autorités sanitaires américaines comme la FDA dans l’autorisation de mise sur le marché des opiacés. Un autre facteur est l’influence de l’industrie pharmaceutique qui s’est montrée très agressive notamment au début des années 2000 en ciblant notamment de nombreux médecins, par exemple de famille. Les opiacés ont souvent été prescrits à des personnes qui auraient pu être traitées avec des antalgiques classiques comme le paracétamol ou les corticoïdes. Pendant l’année 2012, le nombre de prescriptions d’opiacés aux Etats-Unis s’est élevé à 255 million, selon The Economist.

Lire davantage sur les opiacés

FEVRIER

27 février 2019
Traitement de la crise de goutte
En février 2019, la FDA américaine (agence de contrôle des médicaments) a communiqué sur le fait que le febuxostat présentait un risque de décès supérieur à l’allopurinol. Suite à une étude approfondie sur la sécurité du febuxostat (aux Etats-Unis vendu sous le nom d’Uloric) lors d’un essai clinique, il a été constaté que le febuxostat était associé à une augmentation du risque de décès de maladies cardiaques et d’autres causes de décès. Par conséquent la FDA a décidé de mettre une Boxed Warning (avertissement sérieux) sur la notice d’emballage du médicament. La FDA recommande d’utiliser le febuxostat seulement si des patients ont des résultats peu efficaces avec l’allopurinol ou souffrent de graves effets secondaires avec l’allopurinol.
Plus d’informations sur la goutte

26 février 2019
Personnes malentendantes
En Suisse, quelque 485’000 personnes vivent avec une perte auditive qui limite leur qualité de vie. Selon une étude, les deux tiers d’entre eux n’ont pas d’aide auditive. Autrement dit, plus de 60% des malentendants suisses ne sont pas traités. Des troubles de l’audition augmentent le risque de dépression et de démence comme la maladie d’Alzheimer. A partir de 70 ans, un nombre très important de personnes commencent à souffrir de problèmes d’audition. [Sources : Pharmapro.ch – site partenaire de Creapharma.ch, avec ATS]

22 février 2019
Les médicaments courants contre le reflux acide sont associés à un risque accru d'insuffisance rénaleInhibiteurs de la pompe à protons et risque rénal
Les patients qui prennent des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), des médicaments prescrits en cas de brûlures d’estomac fréquentes, de reflux acide et de reflux gastro-oesophagien pathologique, sont plus susceptibles de présenter une maladie rénale que ceux qui prennent des antagonistes des récepteurs histaminiques-2, une autre forme d’antiacide qui traite les mêmes maladies. C’est le résultat d’une étude publiée le 19 février 2019 par Scientific Reports (DOI : 10.1038/s41598-019-39335-7). Malgré ce risque, les IPP sont des médicaments relativement peu coûteux et essentiels pour de nombreuses personnes, en les aidant à contrôler des symptômes qui sont souvent douloureux et perturbateurs dans la vie quotidienne. De plus, les antiacides non à base d’IPP peuvent ne pas être aussi efficaces. Il convient ainsi selon les auteurs de l’étude de fournir les mises en garde, l’éducation et la surveillance appropriées aux patients, notamment ceux qui sont à risque élevé de maladie rénale et d’anomalies électrolytiques.
Lire l’étude en entier

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20 février 2019
Risque cardiaque chez la femme
Une étude publiée en février 2019 a montré à nouveau le risque de la sédentarité chez les femmes, notamment âgées. Les femmes qui passaient moins de temps en position assise ou couchée lorsqu’elles étaient éveillées et qui passaient moins de temps à adopter un comportement sédentaire présentaient un risque considérablement réduit de maladie cardiaque. Les chercheurs ont étudié plus de 5’000 femmes de l’étude OPACH qui n’avaient pas eu de crise cardiaque ou d’AVC avant le début de l’étude. Dans le détail, chaque heure/jour supplémentaire passée sans être assise était associée à un risque de 12 % moins élevé de maladies cardiovasculaires et à un risque de 26 % moins élevé de maladies cardiaques chez les femmes âgées de 63-97 ans. Cette étude a été publiée dans l’édition de février 2019 du journal Circulation (DOI : 10.1161/CIRCULATIONAHA.118.035312).
Plus d’informations sur l’infarctus du myocarde

Facteurs risque cardiaque chez la femme

19 février 2019
candidoses vaginales définitionsFluconazole (prise orale) et risque de fausses couches
Le fluconazole, un médicament fréquemment utilisé pour traiter les mycoses de la sphère intime, est lié à des taux plus élevés de fausses couches s’il est utilisé pendant la grossesse, selon de nouvelles recherches publiées le 19 février 2019 dans le Journal de l’Association médicale canadienne JAMC (DOI : 10.1503/cmaj.180963). Bien que les traitements topiques soient de première ligne pour les femmes enceintes souffrant d’infections fongiques, le fluconazole oral est souvent utilisé pendant la grossesse. Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont examiné les données sur 441’949 grossesses de la cohorte des femmes enceintes du Québec entre 1998 et 2015. En les reliant aux ordonnances exécutées figurant dans la base de données de l’Assurance médicaments du Québec, ils ont constaté que la prise de fluconazole par voie orale était liée à des effets indésirables comme des fausses couches. De plus, une prise de doses de fluconazole supérieures à 150 mg en début de grossesse peut être liée à une plus grande probabilité qu’un nouveau-né ait une malformation cardiaque, comme le relève le communiqué de presse de l’étude en anglais.
Plus d’informations sur les mycoses

16 février 2019
Grave épidémie de rougeole à Madagascar
Au moins 922 personnes sont mortes à Madagascar des suites de la rougeole, pour la plupart des enfants. Depuis le début de l’épidémie en septembre 2018, plus de 66’000 personnes ont été infectées par ce virus hautement contagieux, a déclaré vendredi 15 février 2019 un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au niveau mondial, le nombre préliminaire de cas déclarés de rougeole a doublé en 2018 par rapport à l’année précédente, l’OMS a récemment signalé 229’000 cas. Mais le nombre réel est susceptible de dépasser les deux millions, a déclaré Katherine O’Brien, directrice du département des vaccins de l’OMS. Le nombre de cas signalés pour 2018 devrait augmenter. [avec des informations de l’agence de presse suisse Keystone-ATS en lien avec Pharmapro.ch, client de l’agence]
Plus d’informations sur la rougeole

13 février 2019
Causes schizophrénie cannabisCannabis et risque pour la santé mentale
Une nouvelle étude canadienne a étudié le risque pour la santé mentale chez des adolescents fumant du cannabis. Les scientifiques ont analysé les résultats combinés de 11 études (méta-analyse) menées auprès d’environ 23’300 personnes. Ils ont conclu que la consommation de cannabis pendant l’adolescence avant l’âge de 18 ans était associée à un risque accru de dépression et de pensées ou tentatives suicidaires chez les jeunes adultes âgés entre 18 et 32 ans. Il n’y avait pas d’association semblable avec l’anxiété. Les résultats soulignent l’importance des efforts visant à éduquer les adolescents sur les risques de la consommation de cannabis. Cette étude a été publiée le 13 février 2019 dans le journal scientifique JAMA Psychiatry (DOI :10.1001/jamapsychiatry.2018.4500).
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06 février 2019
Allergie alimentaire
rizUne nouvelle étude publiée le 4 janvier 2019 dans le journal scientifique JAMA Network Open (DOI : 10.1001/jamanetworkopen.2018.5630) a montré que 10,8% de la population américaine adulte souffre d’allergie alimentaire, cela représente plus de 26 millions d’Américains. C’est plus que d’autres études publiées par le passé. Environ la moitié de ces personnes allergiques a développé une nouvelle allergie alimentaire comme adulte. L’allergie aux fruits de mer continue d’être de loin l’allergie alimentaire la plus fréquente chez les adultes, à la différence des enfants (la plus fréquente étant les arachides), avec environ 3,5 millions d’adultes allergiques.
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04 février 2019
Tiques
Depuis février 2019, la vaccination contre la méningoencéphalite à tique est recommandée dans toute la Suisse – à l’exception des cantons de Genève et du Tessin – pour les personnes qui s’exposent aux tiques lors d’activités en plein air et tout particulièrement en forêt.
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03 février 2019
Régime méditerranéen
Un régime méditerranéen enrichi en produits laitiers assurerait de meilleurs résultats de santé pour les personnes à risque de maladies cardiovasculaires – et c’est encore plus efficace qu’un régime faible en gras. Les résultats de cette étude publiée dans le journal American Journal of Clinical Nutrition (DOI : 10.1093/ajcn/nqy207) le 24 janvier 2019 montrent que le MedDiet (MedDairy) supplémenté en produits laitiers améliorerait considérablement la tension artérielle, la fréquence cardiaque, le cholestérol, l’humeur et la fonction cognitive. Pour les Australiens, dont les besoins nutritionnels sont différents de la population méditerranéenne, ce régime permet de satisfaire de façon plus durable les apports nutritionnels quotidiens recommandés tout en conservant les avantages importants pour la santé, offerts par le MedDiet.tats.
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JANVIER

24 janvier 2019
Hypertension
La présence physique ou la visualisation du partenaire amoureux réduit efficacement la réactivité de la pression artérielle face à une situation stressante. Une nouvelle étude réalisée par des psychologues de l’Université de l’Arizona et publiée le 22 janvier 2019 dans la revue Psychophysiology (DOI : 10.1111/psyp.13324) a montré que la présence d’un partenaire ou la visualisation d’un partenaire peut aider à gérer la réponse physiologique de l’organisme au stress, ce qui suggère l’importance de l’approche relationnelle pour maintenir une tension artérielle basse, même dans un environnement stressant.
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19 janvier 2019
Rougeole dans la communauté juive à New York
L’état de New York compte des dizaines de cas de rougeole déclarés ces derniers mois. Presque tous les cas ont été enregistrés dans la communauté juive américaine. On sait que le taux de vaccination dans les communautés juives américaines, notamment les juifs orthodoxes, est inférieur à la population générale. Dans l’état de New York les parents ont le droit de s’opposer à la vaccination de leur enfant, par exemple contre la rougeole, pour des motifs religieux. On sait que la communauté juive dans la région de New York est importante. La rougeole est une maladie très contagieuse, la transmission s’effectue notamment dans l’air. La ville de New York à compté 58 cas de rougeole depuis octobre 2018, comme le relève le journal New York Times. Pendant toute l’année 2018, 349 cas de rougeole ont été confirmés dans tous les États-Unis, toujours selon le NYT. Par chance il n’y a eu aucun mort. Il s’agit d’un nouveau record du nombre de cas depuis l’année 2014. Des cas de rougeole ont aussi été observés ces derniers mois en Israël et à Madagascar. Le lobbying anti-vaccin global ne devrait pas améliorer la situation en ce qui concerne le taux de vaccination. La rougeole est une maladie potentiellement mortelle qui peut aussi mener à de graves maladies ou complications comme la cécité, la méningite ou la pneumonie. La vaccination reste la seule mesure efficace pour prévenir cette maladie globale.
Lire notre dossier complet sur la rougeoleCas de rougeole à Madagascar

18 janvier 2019
Sommeil et risque cardiovasculaire 
Les 15 médicaments les plus innovants de ces 25 dernières annéesMoins de six heures ou plus de huit heures de sommeil par nuit peut augmenter le risque de maladie cardiovasculaire selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of the American College of Cardiology (DOI : 10.1016/j.jacc.2018.10.060) le 14 janvier 2019. Une mauvaise qualité du sommeil définie par la fréquence des réveils nocturnes et la fréquence des mouvements pendant le sommeil, reflétant les phases du sommeil, constitue également un facteur de risque d’après cette étude. Il faut noter qu’une durée de sommeil plus courte et de bonne qualité peut compenser les effets néfastes d’un sommeil trop court. Les chercheurs considèrent que des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer si le changement des comportements de sommeil améliore la santé cardiaque. Si tel est le cas, le sommeil pourra rejoindre le rang de l’alimentation et de l’exercice comme pilier essentiel d’un mode de vie sain.
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11 janvier 2019
Résumé pneumonieLégionellose en Suisse
En Suisse, l’année 2018 a enregistré 567 cas de légionellose, selon des chiffres de l’OFSP datant de début 2019. C’est plus que l’année 2017 qui avait compté un peu moins de 500 cas de légionellose. La légionellose est une maladie infectieuse d’origine bactérienne potentiellement grave touchant les poumons. La maladie se manifeste principalement par une pneumonie de gravité variable (légère à sévère) et peut entraîner la mort dans 5 à 15 % des cas malgré un traitement antibiotique, comme le relève l’agence de presse suisse ATS dans un article datant de janvier 2019.
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10 janvier 2019
Lien entre dépression et maladies inflammatoires (ex. arthrite)

anxiété fatigueLes scientifiques savent depuis plusieurs années qu’il y a une association entre la dépression et les maladies inflammatoires comme l’arthrite. Désormais, des études montrent un possible lien causal entre la dépression et les maladies inflammatoires. Par exemple, une personne qui souffre d’arthrite, de psoriasis, de maladie inflammatoire chronique de l’intestin comme la maladie de Crohn ou de toutes autres maladies inflammatoires de l’organisme peut voir son risque de dépression augmenter considérablement. Autrement dit, la cause de la dépression chez certains patients peut être directement et simplement une maladie inflammatoire. C’est la thèse en tout cas défendue par le Prof. Edward Bullmore, à la tête du département de psychiatrie à l’Université de Cambridge en Angleterre. Il a publié aux Etats-Unis le 31 décembre 2018 un nouveau livre sur ce sujet : “The Inflamed Mind: A Radical New Approach to Depression” (traduction libre : “L’esprit enflammé, une nouvelle approche de la dépression”). Dans une interview accordée à la chaîne de TV CBS début janvier 2019, le Prof. Bullmore estime qu’il devrait y avoir comme un décloisonnement entre la partie de la médecine qui traite les problèmes psychiques de celle qui s’occupe des problèmes physiques. Autrement dit, un meilleur partenariat entre les psychiatres et les médecins généralistes ou rhumatologues fait sens dans le traitement de la dépression. Le Prof. Bullmore précise toutefois que tous les cas de dépression ne sont pas causés par les maladies inflammatoires, cela signifie qu’il y a aussi d’autres causes comme le facteur héréditaire. Un test sanguin permet notamment de savoir si l’organisme est enflammé ou non. Une étude publiée le 9 janvier 2019 dans le journal scientifique Gut (DOI : 10.1136/gutjnl-2018-317610) va dans ce sens. En effet, des chercheurs canadiens de l’institut ICES ont montré dans une population de l’état canadien de l’Ontario que les femmes atteintes d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) courent un plus grand risque de développer une maladie mentale après l’accouchement que l’ensemble de la population. Les chercheurs canadiens relèvent que les femmes souffrant de MICI pendant la grossesse ou avant devraient alerter leur médecin pour prévenir tout risque de maladie mentale.
Lire notre dossier sur la dépression

4 janvier 2019
Botox pour prévenir la migraine chronique
Symptômes migraine Selon une étude publiée en janvier 2019, la toxine botulique (plus connue sous son nom de marque Botox) réduit les crises migraineuses chroniques, comparativement à un placebo. Cette étude qui était en fait une méta-analyse de données d’essais cliniques ou revue d’études a montré que la toxine botulique était supérieure au placebo pour le traitement préventif de la migraine. Le Prof. Benoit Chaput du CHU Rangueil à Toulouse (France) qui a mené cette étude et ses collègues expliquent dans un communiqué de presse en anglais : “La toxine botulique est un traitement sûr et bien toléré qui devrait être proposé aux patients souffrant de migraines “. Plus de 17 essais randomisés comparant la toxine botulique au placebo pour le traitement préventif des migraines ont été pris en compte dans cette méta-analyse. Les 17 études portaient sur près de 3’650 patients, dont environ 1’550 souffraient de migraines chroniques, c’est-à-dire d’au moins 15 crises de migraine par mois pendant plus de trois mois, avec des symptômes migraineux au moins huit jours par mois. Les autres patients ont eu des migraines épisodiques moins fréquentes.
Lors de l’analyse des données, les injections de toxine botulique ont réduit de façon significative la fréquence des crises de migraine chronique. Trois mois après l’injection, les patients traités par la toxine botulinique ont eu en moyenne 1,6 crise migraineuse de moins par mois que ceux traités par placebo inactif. L’amélioration s’est manifestée dans les deux mois suivant le traitement à la toxine botulinique. Pour maintenir les effets du traitement, les injections de toxine botulique sont généralement répétées tous les trois mois. Les données regroupées ont également montré une amélioration significative de la qualité de vie chez les patients traités par la toxine botulinique. Cette amélioration était directement liée à une réduction des symptômes dépressifs. Les chercheurs français ont aussi observé une “tendance statistique” vers des attaques moins fréquentes avec la toxine botulique chez les patients souffrant de migraines épisodiques (non chroniques). Cette étude a été publiée le 1er janvier 2019 dans le journal scientifique Plastic and Reconstructive Surgery® (DOI : 10.1097/PRS.0000000000005111).
Lire notre dossier sur la migraine

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2 janvier 2019
coqueluche résuméFractures chez les (petits) enfants et maltraitance
La maltraitance physique des enfants n’est souvent pas détectée. Une nouvelle étude allemande a montré que des fractures atypiques peuvent indiquer un tel abus. Les médecins devraient être particulièrement attentifs en cas de fractures chez les enfants, car certains enfants peuvent mourir des conséquences. Les fractures dues à la violence sont particulièrement fréquentes chez les nourrissons. Chez les bébés de moins de 6 mois, environ 57 sur 100’000 sont affectés. A l’âge de 6-11 mois, l’incidence est de 40 sur 100’000 enfants, selon les chercheurs allemands. Les auteurs ont constaté qu’il n’est pas toujours facile ou simple de distinguer les fractures provoquées par de la violence des fractures accidentelles. Cette étude a été publiée dans l’édition 115, en 2018, du Deutsches Ärzteblatt International (DOI : 10.3238/arztebl.2018.0769).
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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 03.04.2019