Mises à jour sur Creapharma.ch – année en cours (2019)

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2019

JANVIER

24 janvier 2019
Hypertension
La présence physique ou la visualisation du partenaire amoureux réduit efficacement la réactivité de la pression artérielle face à une situation stressante. Une nouvelle étude réalisée par des psychologues de l’Université de l’Arizona et publiée le 22 janvier 2019 dans la revue Psychophysiology (DOI : 10.1111/psyp.13324) a montré que la présence d’un partenaire ou la visualisation d’un partenaire peut aider à gérer la réponse physiologique de l’organisme au stress, ce qui suggère l’importance de l’approche relationnelle pour maintenir une tension artérielle basse, même dans un environnement stressant.
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19 janvier 2019
Rougeole dans la communauté juive à New York
L’état de New York compte des dizaines de cas de rougeole déclarés ces derniers mois. Presque tous les cas ont été enregistrés dans la communauté juive américaine. On sait que le taux de vaccination dans les communautés juives américaines, notamment les juifs orthodoxes, est inférieur à la population générale. Dans l’état de New York les parents ont le droit de s’opposer à la vaccination de leur enfant, par exemple contre la rougeole, pour des motifs religieux. On sait que la communauté juive dans la région de New York est importante. La rougeole est une maladie très contagieuse, la transmission s’effectue notamment dans l’air. La ville de New York à compté 58 cas de rougeole depuis octobre 2018, comme le relève le journal New York Times. Pendant toute l’année 2018, 349 cas de rougeole ont été confirmés dans tous les États-Unis, toujours selon le NYT. Par chance il n’y a eu aucun mort. Il s’agit d’un nouveau record du nombre de cas depuis l’année 2014. Des cas de rougeole ont aussi été observés ces derniers mois en Israël et à Madagascar. Le lobbying anti-vaccin global ne devrait pas améliorer la situation en ce qui concerne le taux de vaccination. La rougeole est une maladie potentiellement mortelle qui peut aussi mener à de graves maladies ou complications comme la cécité, la méningite ou la pneumonie. La vaccination reste la seule mesure efficace pour prévenir cette maladie globale.
Lire notre dossier complet sur la rougeoleCas de rougeole à Madagascar

18 janvier 2019
Sommeil et risque cardiovasculaire 
Les 15 médicaments les plus innovants de ces 25 dernières annéesMoins de six heures ou plus de huit heures de sommeil par nuit peut augmenter le risque de maladie cardiovasculaire selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of the American College of Cardiology (DOI : 10.1016/j.jacc.2018.10.060) le 14 janvier 2019. Une mauvaise qualité du sommeil définie par la fréquence des réveils nocturnes et la fréquence des mouvements pendant le sommeil, reflétant les phases du sommeil, constitue également un facteur de risque d’après cette étude. Il faut noter qu’une durée de sommeil plus courte et de bonne qualité peut compenser les effets néfastes d’un sommeil trop court. Les chercheurs considèrent que des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer si le changement des comportements de sommeil améliore la santé cardiaque. Si tel est le cas, le sommeil pourra rejoindre le rang de l’alimentation et de l’exercice comme pilier essentiel d’un mode de vie sain.
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11 janvier 2019
Résumé pneumonieLégionellose en Suisse
En Suisse, l’année 2018 a enregistré 567 cas de légionellose, selon des chiffres de l’OFSP datant de début 2019. C’est plus que l’année 2017 qui avait compté un peu moins de 500 cas de légionellose. La légionellose est une maladie infectieuse d’origine bactérienne potentiellement grave touchant les poumons. La maladie se manifeste principalement par une pneumonie de gravité variable (légère à sévère) et peut entraîner la mort dans 5 à 15 % des cas malgré un traitement antibiotique, comme le relève l’agence de presse suisse ATS dans un article datant de janvier 2019.
Lire notre dossier complet sur la légionellose

10 janvier 2019
Lien entre dépression et maladies inflammatoires (ex. arthrite)

anxiété fatigueLes scientifiques savent depuis plusieurs années qu’il y a une association entre la dépression et les maladies inflammatoires comme l’arthrite. Désormais, des études montrent un possible lien causal entre la dépression et les maladies inflammatoires. Par exemple, une personne qui souffre d’arthrite, de psoriasis, de maladie inflammatoire chronique de l’intestin comme la maladie de Crohn ou de toutes autres maladies inflammatoires de l’organisme peut voir son risque de dépression augmenter considérablement. Autrement dit, la cause de la dépression chez certains patients peut être directement et simplement une maladie inflammatoire. C’est la thèse en tout cas défendue par le Prof. Edward Bullmore, à la tête du département de psychiatrie à l’Université de Cambridge en Angleterre. Il a publié aux Etats-Unis le 31 décembre 2018 un nouveau livre sur ce sujet : “The Inflamed Mind: A Radical New Approach to Depression” (traduction libre : “L’esprit enflammé, une nouvelle approche de la dépression”). Dans une interview accordée à la chaîne de TV CBS début janvier 2019, le Prof. Bullmore estime qu’il devrait y avoir comme un décloisonnement entre la partie de la médecine qui traite les problèmes psychiques de celle qui s’occupe des problèmes physiques. Autrement dit, un meilleur partenariat entre les psychiatres et les médecins généralistes ou rhumatologues fait sens dans le traitement de la dépression. Le Prof. Bullmore précise toutefois que tous les cas de dépression ne sont pas causés par les maladies inflammatoires, cela signifie qu’il y a aussi d’autres causes comme le facteur héréditaire. Un test sanguin permet notamment de savoir si l’organisme est enflammé ou non. Une étude publiée le 9 janvier 2019 dans le journal scientifique Gut (DOI : 10.1136/gutjnl-2018-317610) va dans ce sens. En effet, des chercheurs canadiens de l’institut ICES ont montré dans une population de l’état canadien de l’Ontario que les femmes atteintes d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) courent un plus grand risque de développer une maladie mentale après l’accouchement que l’ensemble de la population. Les chercheurs canadiens relèvent que les femmes souffrant de MICI pendant la grossesse ou avant devraient alerter leur médecin pour prévenir tout risque de maladie mentale.
Lire notre dossier sur la dépression

4 janvier 2019
Botox pour prévenir la migraine chronique
Symptômes migraine Selon une étude publiée en janvier 2019, la toxine botulique (plus connue sous son nom de marque Botox) réduit les crises migraineuses chroniques, comparativement à un placebo. Cette étude qui était en fait une méta-analyse de données d’essais cliniques ou revue d’études a montré que la toxine botulique était supérieure au placebo pour le traitement préventif de la migraine. Le Prof. Benoit Chaput du CHU Rangueil à Toulouse (France) qui a mené cette étude et ses collègues expliquent dans un communiqué de presse en anglais : “La toxine botulique est un traitement sûr et bien toléré qui devrait être proposé aux patients souffrant de migraines “. Plus de 17 essais randomisés comparant la toxine botulique au placebo pour le traitement préventif des migraines ont été pris en compte dans cette méta-analyse. Les 17 études portaient sur près de 3’650 patients, dont environ 1’550 souffraient de migraines chroniques, c’est-à-dire d’au moins 15 crises de migraine par mois pendant plus de trois mois, avec des symptômes migraineux au moins huit jours par mois. Les autres patients ont eu des migraines épisodiques moins fréquentes.
Lors de l’analyse des données, les injections de toxine botulique ont réduit de façon significative la fréquence des crises de migraine chronique. Trois mois après l’injection, les patients traités par la toxine botulinique ont eu en moyenne 1,6 crise migraineuse de moins par mois que ceux traités par placebo inactif. L’amélioration s’est manifestée dans les deux mois suivant le traitement à la toxine botulinique. Pour maintenir les effets du traitement, les injections de toxine botulique sont généralement répétées tous les trois mois. Les données regroupées ont également montré une amélioration significative de la qualité de vie chez les patients traités par la toxine botulinique. Cette amélioration était directement liée à une réduction des symptômes dépressifs. Les chercheurs français ont aussi observé une “tendance statistique” vers des attaques moins fréquentes avec la toxine botulique chez les patients souffrant de migraines épisodiques (non chroniques). Cette étude a été publiée le 1er janvier 2019 dans le journal scientifique Plastic and Reconstructive Surgery® (DOI : 10.1097/PRS.0000000000005111).
Lire notre dossier sur la migraine

2 janvier 2019
coqueluche résuméFractures chez les (petits) enfants et maltraitance
La maltraitance physique des enfants n’est souvent pas détectée. Une nouvelle étude allemande a montré que des fractures atypiques peuvent indiquer un tel abus. Les médecins devraient être particulièrement attentifs en cas de fractures chez les enfants, car certains enfants peuvent mourir des conséquences. Les fractures dues à la violence sont particulièrement fréquentes chez les nourrissons. Chez les bébés de moins de 6 mois, environ 57 sur 100’000 sont affectés. A l’âge de 6-11 mois, l’incidence est de 40 sur 100’000 enfants, selon les chercheurs allemands. Les auteurs ont constaté qu’il n’est pas toujours facile ou simple de distinguer les fractures provoquées par de la violence des fractures accidentelles. Cette étude a été publiée dans l’édition 115, en 2018, du Deutsches Ärzteblatt International (DOI : 10.3238/arztebl.2018.0769).
Lire notre dossier complet sur les fractures

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Crédits photos : Fotolia.com, Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch)

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 03.02.2019